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Descrip-tion de la.Nouvelle..Hullapde
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334 HIST. DES
coup' de .fusil, on
TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.ne fait comment. Ce malheureux accident répanditune^si grande",consternation parmi eux, que la plupart se jetterent dansla mer pour gagner la côte à la nage. Les Hollandois prirent alors ter-re au nombre de cent-cinquantu hommes. Ils trouvèrent la foule fi gran-de* que pour avancer il falloit fe faire jour par force, & quelques-unsdes nabitans touchèrent leurs armes ; craignant fans-doute quelque sur-prise , ils firent feu fur eux, ce qui les dispersa tout d’un coup, mais quel-ques momens après ils fe rallièrent ; cependant ils n’approcherent plus de siprès, & fe tinrent à la distance de dix pas. Cette décharge avoit blessé&tué plusieurs des Insulaires, du nombre des derniers fut celui qui avoitété deux fois à bord avec tant dissection, ce qui chigrina beaucoup lesHollandois. Pour avoir les corps morts, ils leur apportèrent encore toutessortes de vivres. Leur consternation étoit fort grande ; ils firent des cris& des lamentations lugubres. Hommes, femmes & enfans allèrent au-de-vant des Hollandois portant des branches de palme & une espace cféten-dard rouge óc blanc; leurs préfens consistoient en figues d’Inde, noix, can-nes de sucre, racines & poules. Ils leur montrèrent même leurs femmes ,en leur faisant connoître qu’ils pouvoient en disposer : enfin ils n’oublierentrien de ce qui pouvoit marquer leur amitié, leur crainte & leur soumission.Les Hollandois de leur côté lèur firent présent de plusieurs bagatelles pourles rassurer (a).
Comme les Insulaires virent par-là qu’ils n’avóient plus rien à craindre.,ils apportèrent encore cinq-cens poules toutes en vie, des racines rouges &blanches, & une grande quantité de patates, dont ils íe fervent au-heu depain, quelques centaines de cannes de sucre, outre beaucoup de pisangs ; cefont des figues d’Inde, grosses comme une courge óc longues à proportion,couvertes dune écorce verte, óc dont la chair est douce comme du miel.On en trouve quelquefois jufqu’à cent à une feule tige. Les feuilles fontlarges de trois pieds, & longues de six à huit pieds. Les Hollandois ne vi-rent d’autres animaux que des oiseaux de toute efpece. Us jugèrent néanmoinsqu’il pouvoit y avoir dans le cœur du Pays d’autres animaux, parceque les.habitans firent connoître qu’ils avoient vu des cochons, quand ils virent ceuxqui étoient fur les Vaisseaux.
Habitarn, ' ' Us fe servent de pots de terre pour apprêter leurs mets, & tirent leurmœurs & principale subsistance du produit de la terre. II parut aux Hollandois queCommis. c haque famille avoit son hameau séparé des autres. Leurs cabanes ont qua-rante ou cinquante pieds de profondeur, fur six ou huit de largeur; ellesfont construites d’un grand nombre de perches, cimentées par une terregrasse ou limon, & couvertes de feuilles de palmier. Tout étoit planté,semé & labouré dans l’Iíle, les arpens étoient séparés les uns des autres ri-vée beaucoup d’exactìtude, & les limites tirées au cordeau. Dans le temsque les Hollandois y étoient, tous les fruits & toutes les plantes étoient dansleur maturité, deforte qu’on ne pouvoit voir rien de plus beau óc de plusagréable à l’œil que toute cette Isle : la verdure du Printems y étoit
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O) Expédition de, trois Vaisseaux, T. I. Ch. XI.
produc-tions deVlsie.