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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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IIÎST. DES TERRES AUSTRALES. Liy. XVII. Chap. XII. ZZ9

poissons, des noix de cocos, des pifangs, & d’autres fruits excellens. OnS ectiosleur donna en échange quelques merceries, 11 parut bientôt que ces Isles lll.étoient fort peuplées, puifqu’à l’arrivée des Hollandois le rivage étoit cou-Vert de plusieurs milliers d’hommes & de femmes. La plupart des hom- Nouveiîemes avoient des arcs & des fléchés: il y avoic parmi eux un homme res- Hollandepectable & distingué par son extérieur ; les Hollandois jugèrent par les hon- &c.

neurs qu’on lui rendoit, que c’étoit leur Chef. II fe mit dans un Canot a--**“

Vec une femme jeune & blanche, qui s'aflit à son côté. Plusieurs autresCanots les entouroient avec beaucoup d’empressement, & leur servoient degardes. Tous ces Insulaires font blancs, & ne diffèrent à cet égard desEuropéens, qu’en ce que quelques-uns font fort hâlés par l’ardeur du So-leil. Ils paroissoient bonnes gens , assez vifs & gais, doux & humains lesuns envers les autres, & l’on n’appercevoit rien de sauvage dans leursmaniérés. Ils n’avoient point le corps peint comme ceux des autres líles,mais étoient vêtus depuis la ceinture jufqu’aux talons de franges, & d’uneefpece d’étoffe artistement tissue. Ils avoient la tête couverte d’un cha-peau pareil très-fin & fort large, pour se garantir de l’ardeur du Soleil.

Ils portoient autour du cou des coliers de toutes sortes de fleurs odoriféran-tes. Ces líles présentoient de toutes parts des objets fort rians; elles étoiententrecoupées de montagnes & de vallées fort agréables. Quelques-unes avoientdix, quinze & jusqu a vingt milles de circuit. On les appella les IJIes de Bau-inan. II parut que chaque famille s’y gouvernoit à part. Les possessions é-toient séparées les unes des autres, de la même maniéré que dans rifle dePâques. Cetoit à tous égards la Nation la plus civilisée' que les Hollandoisenflent encore vue dans ces Mers. Au-lieu de témoigner la moindre appré-hension à l’arrivée de ces Etrangers, ils en parurent charmés, les traitèrentavec toute l’humanité possible, & témoignèrent beaucoup de regret quandils virent quils fe préparoient à partir O).

A un peu moins d’onze degres de Latitude Méridionale , nos Voya- r/les *geurs découvrirent deux Isles extrêmement étendues , quils appelleront Tienho-Tit nhovcn & Gronlngue . La premiere paroissoit de loin très-riante, cou- v J n & dsverte de belle verdure & d arbres. Ils la côtoyèrent pendant une journée ^ WHventiere fans en trouver la fin. Ils remarquerent cependant quelle s’étendoit ben demi-cercle vers Fille de Groningue; desorte qu’il est probable que cesdeux prétendues líles ne font qu’un Pays contigu & une langue de la TerreAustrale même (b).

On trouve aussi un grand nombre d’Iíîes fur la côte de la Nouvelle Gui- V; s de ^née. L ’Isle Blanche, que Dampier nomma ainsi à cause de la quantité de ro- ( S? ;e de llchers blancs, est à trois degrés quatre minutes de Latitude du Sud. Elle ~ ouv < cUcest assez haute, pleine de bois, dune lieue environ de longueur, & à cinqmilles du Continent; son extrémité occidentale n en est qu a trois milles, che.Lorsqu’on la voit de quelque distance en mer, la pointe occidentale ressem-ble à un Cap de terre ferme (r). .

A deux degrés quarante-trois minutes de Latitude Méridionale gît u-

(a) Expéd. de trois Vaisseaux, T. I. Ch. 16. (S) Ibid.(c) Dampier, T. V. p- ?S. duiiirn, "

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