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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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340 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Ciiap. XII.sucra» ne Iile qui n’a point de nom fur les Cartes, mais que les Naturels appel-III. j ent d u i 0 Sabuda. Elle peut avoir trois iìeues de long, & deux milles deDeserip- , * , ou moins , & elle est assez haute pour être vue de onze ou

'Nouvelle douze lieues en mer. Elle est pleine de rochers, au-dessus desquels.il y aHollande de bonne terre jaune & rougeâtre, qui n est pas profonde, mais qui por-b-. te quantité de beaux arbres fort hauts, avec toutes fortes dc fruits L de——— raC ines que les habitans y plantent. Dompter y vit des plantains, des noixde cocos, des pommes de pin, des oranges, des papahs, des patates &. au-tres grosses racines. 11 parle d un fruit qu il appelle jcicus jctuv igcs, qui fontde la grosseur des deux poings, remplis de pépins ou de noyaux, qu on faitrôtir & qui ont alors fort bon goût. Le Libby croît ia dans les vallees ma-récageuses & l’on fait de la moelle de ces arbres des gateaux, qui ferventde vain Dampm acheta dans cette Isle trois ou quatre noix muscades, quiétoient’dans leurs coquilles, & qui paraissaient fraîchement cueillies ; maisles Insulaires ne voulurent pas lui dire d’où ils les avoient, oc fembloientles estimer beaucoup. . ........ ,

0 , 7 iaax ; II ne put savoir quels animaux fille nourrit, mais il y vit des oiseaux ds

mer & de terre. Les buses, les guerriers les goldens & de petits pre-neurs d’écrevisses dont le plumage est d un blanc de lait, font du nombredes premiers. Ceux de terre font les pigeons, de la mème grosseur a peuprès que les pigeons montagnards de la Jamaïque; les corneilles qui res-semblent aux nôtres, avec cette différence que le dessous de leurs plumesest blanc & le dessus noir, enforte quelles paraissent tout-à-fait noires, a™ins qu’on .'à» leurs pl.mes les unes des autres. On y volt aufli deerosses poplss, dont le plumage est d un bleu celeste, & quantité de pe-tits oiseaux qui nous font inconnus. 11 y a Tailleurs une infinité de chauve-fouris, aussi grosses que de jeunes lapins ; par le cou, la tête, les oreilles& le museau, elles ressemblent-aux renards: leur poil est rude; celui quel-les ont autour du cou est d’un jaune pâle, mais celui de la tête & des cla-vicules est noir ; leurs ailes ont quatre pieds de long d un bout a 1 autre ; enfinelles ont l’odeur forte du renard. . , , .

Poisons. on pêche ici des basses, des rougets, une efpece de muge , des vieil-les-femmes des rayes qui sautent, & quelques autres .postions, mais onn’en peut gueres prendre, parceque seau est profonde jusqu a moins d’unmille ^lu rivage, & qu’ily a ensuite un banc de rochers de corail, au-dela‘ duqucl seau est baise. ,

Habitons, Les Habitans de cette Isle font une forte d’Indiens fort basanés, qui ontMoeun 6?i es cheveux noirs & longs, & qui pour les maniérés ne diffèrent gueres deCùtauma. de Mi n danao, & des autres Naturels de ces Isles Orientales. II y aune efpece de subordination entre eux, car il s’y trouve des Negres dela Nouvelle Guinée, qui ont les cheveux crépus & cotonnes, dont laplupart sent esclaves. Ces Insulaires font fort pauvres & n ont pour torthabit qu’un torchon, fait de f écorce du sommet des palmetos , qu’i.sattachent autour de leurs reins ; mais les femmes ont une efpece d ha-billement de toile de coton. Leurs plus beaux ornemens consistent en bra-