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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. m

fatigues que souffrirent les Vaisseaux de Iloggevcen. Les Côtes de fa Nou- Section']velle Bretagne, dísent-iis, font à-présent si bien connues par les Relations III.

des Voyageurs, & elles font fi exactement marquées fur nos Cartes, qu’il '

n’y a pas de risque qu un Navigateur habile puisse les manquer. Si donc No”uveíteon envoyoit une petite Escadre en droiture fur cette côte, il y a toutes les Hollandeapparences du monde que les Anglois fer oient dans peu maîtres d un Pays & c -équivalent aux Isles des épiceries. '

Pour revenir à la description des Côtes, on trouve au Sud-Ouëst le Cap Cap r!ehde la Reine Anne, & plus au Nord-Ouëst celui de Glocejìcr. Vis-à-vis du Reine An-premier est une Isle haute, de dix ou douze lieues de long, que Dampiernomma f Isle du Chevalier Roof Dans ce même parage encre la Nouvelle Gl °'

Bretagne & la Nouvelle Guinée, il y a une Isle fur laquelle on découvre un Tgesa/iyer-Volcan, qui vomit du feu & de la fumée d’une maniéré surprenante peu- f s,dant tpute une nuit ; à chaque secousse les Anglois entendoient un bruit ter-rible comme celui du tonnerre, & voyoient ensuite paraître la flamme,quiétoit terrible. Les intervalles entre les secousses étoient d’environ une de-mi - minute, les uns plus les autres moins. D’ailleurs les secousses n’étoientpas toutes de la même force, il y en avoit de foibles en comparaison desplus violentes, quoique les premieres jettassent quantité de feu, mais lesautres caufoient un mugissement horrible, & poussoient une grosse flammede la hauteur de vingt qu trente verges. On voyoit alors une grande traî-née de feu, qui courait jufqu’au pied de l’Isle, & même jufqu’au rivage.

La bouche de ce Volcan est au Sud; il gît à cinq degrés trente-cinq minu-tes de Latitude Méridionale, & à trois - cens-trente-deux milles Ouest duMéridien du Gap Saint - George (ô). Dampier reconnut deux autres Isles,dont il nomma la plus méridionale VIsle longue, à cause de fa longueur; el-le est bornée à chaque bout par une haute montagne. La plus septentrio-nale, qui est ronde & haute, s’éleve au sommet en plusieurs pointes, quiressemblent un peu à une Couronne, ce qui fit qu’on lui donna le nom'à'Is-le de la Couronne. Ces deux Isles paraissent fort agréables, & entre-méléesde savanes & de bois, dont les arbres étoient beaux, & quelques-uns char-gés de fleurs blanches. On vit dans la derniere quantité de cocotiers furles Bayes & fur les Collines, & un Canot qui venoit du rivage, mais quis’en retourna à la vue des Anglois. Ils n’apperçurent ni fumée ni planta-tions fur ces deux Isles, & il y a grande apparence qu’elles ne font pas fortpeuplées. A l’Ouëst de f Isle de la Couronne est une Isle qu’on nomma V Is-le du Chevalier Robert Iiich, aslèz haute & entremêlée de savanes. Nos Vo-yageurs en découvrirent plusieurs autres, qu’ils ne nomment point. Toutesfont hautes, pleines de beaux arbres, & de savanes bien pourvues d’herbe,fans en excepter l’Iíle du Volcan, dont le terroir est beau près du rivage,

& même jufqu’aux deux tiers de fa hauteur, mais elle est plus ronde queles autres & pointue au sommet (b).

Outre les Isles dont nous avons parlé, il y en a encore une multitude IfleS j esd’autres fur les Côtes de la Nouvelle Guinée ; l’Auteur du Journal de Rog- Papoœ.

(«) Dampier, T. V. p. m, 723. (b) Le même, p. 123-128.

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