350 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.Section gevccn les appelle les mille IJles à cause de leur multitude (a). Celles de ces1ll> ifles qui font situées vers la pointe occidentale de la Nouvelle Guinée por-Descrip. tent j e nom gifles clés Papous , & s’étendent près de trois degrés de Lati-Nouvelíe tude en longueur. La plus septentrionale de toutes s’appelle Waigeeuw ,Hollande dont la côte du Nord s'étend fur environ un degré de Latitude Septentrio-Uv. nale à vingt-six lieues de l’Ouëít à l’Est , & dix dans fa plus grande largeur
r "" du Sud au Nord. Sur la côte méridionale un Golphe profond pénétré si
avant dans les terres, qu’il les sépare presque en deux parties; l’Iíle Man-gin est dans cette Baye. Sur la côte occidentale on trouve trois habitationsde Negres, voisines fune de l'autre, Caìamo , Ompay A Sailloloa ; à troislieues de celle-ci vers le Nord est un autre village nommé Kabìlo, du cô-té méridional dans une fresquiste un autre village nommé Omko. II y avingt-deux lieues de la pointe occidentale de Waigeeuw à la pointe orien-tale de l’Ifle de Gilolo, nommée Pattany, allant du Sud à l’Ouëst. Au mi-di de Waigeeuw on trouve plusieurs petites Isles, & celle de Gammen , quia neuf lieues d’Orient en Occident, & quatre du Nord au Sud. Un détroit fortcourbe & fort ferré la sépare de l’autre ; ap Midi elle est bornée par un autredétroit plus large, qui a au moins quatre lieues. L’iíle Patenta , qu’on trou-ve au Sud du détroit, à dix-neuf lieues de long du Nord-Est au Sud-Ouëst,& quatre de largeur. Elle fe termine en pointe vers FOrient; cette poin-te s’appelle Gagelola, & celle de FOccident Monkaite (b). Les bornes quenous devons nous prescrire nous empêchent de parler en détail des au-tres, d’autant plus que nous n’avons rien de particulier à en dire. CesIíles font situées "ety général à FOrient des Molucques, elles font peufréquentées, parcequ’elles font en fort grand nombre, & entourées desables & de bas-fonds.
Habitant. Les habitans, dit d 'drgenfola (c) font noirs comme les Castes; ils ont lescheveux crépus, le visage maigre & fort désagréable. Ce font des genssauvages & grossiers, grands travailleurs, mais auífi grands traîtres. Tou-tes ces Isles obéissent à des Rois, & l’on y trouve de for en quantité. Ilsn’en font pas grand usage & n’en transportent point ailleurs. Us s’en fer-vent seulement pour faire quelques ornemens, & n’en amassent point au-de-- là de ce qu’il leur en faut pour cet usage. Ce portrait s’accorde assez aveccelui que fait de ces Insulaires F Auteur du Journal de Roggevcen. II dit qu’ilsfont tout-à-fait noirs & fort velus, courts, ramassés, niais imprudens, sau-vages, & qu’ils ont l’air méchant & traître. Us marchent tout nuds, hom-mes, femmes & enfans. Us ont pour tout ornement une efpece de cein-ture large de deux doigts, où l’on voyoit entrelacées des dents de cochon;ils en portent autour du corps, des bras & des jambes. Us fe percent aussi lesnarines, & y passent une baguette longue d’un doigt & de la groíìèur d’untuyau de pipe, ce qui leur donne un air féroce. Cette Nation est la plusmauvaise que F Auteur ait vue dans les Mers du Sud. Us fe couvrent la tê-te
(a) Expédition de trois Vaisseaux, T.H.. (b) Hiít des Navigations LUX Terres Au-
strales, T. I. p. 447-449.
CO Conq. des Molucques, T. I. p. 148 *'