352 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.Section Auteur, que ce Pays doit renfermer bien des choses précieuses, commeJII. des minéraux & des épiceries, parcequ’il est parallèle avec ceux où l’onDescrip- trouve ces richesses. Des personnes dignes de foi lui ont assuré qu’il yNouvelle a dans les Molucques des Bourgeois libres,qui vont régulièrement àlaNou-Hollande velle Guinée, où ils portent des morceaux de fer, qu’ils tro ment pour descjc. noix muscades (ct).
■— La Côte Sud-Est est celle qui paroît avoir été le plus examinée par les
uondei Hollandois, qui ont envoyé diverses fois à la découverte, tantôt d’un côté,Côtes Sud - tantôt de f autre : ce qu’il y a de fâcheux, c’est que les Relations qu’on aEst. de ces courses font feches, & ne marquent ni Latitude ni Longitude, maisd’ailleurs on ne laisse pas d’y trouver quelques particularités curieuses fur lePays & les habitans. Vink fut envoyé en 1663 pour reçonnoître la côte.II la parcourut de l’Est vers le Nord - Ouest, depuis la Baye de Ryklof vanGoens jufqu’au Royaume d’Onin. Dans cette étendue, il trouva d’abordune Négrerie nommée Roumakai, où l’on apporta des vivres en abondance,mais les habitans ne vendirent que tçois Esclaves aux Hollandois, & bienchèrement. On leur parla d’une grande & profonde Baye fermée par desterres marécageuses. Vink ayant témoigné quelque envie d’y aller,ce desseinparut déplaire aux habitans. Ce ne peut être la même dont parle Keyts,qui en déllgne une qui a cinq lieues de profondeur fur deux de large ; ileut envie d’y envoyer une Chaloupe, mais il fallut renoncer à ce dessein,« parcequ’on s’apperçut que les habitans en concevoient de la défiance (b).Vink ayant relâché à Ame autre Négrerie -nommée Ifora , les habitans atta-quèrent les Hollandois, & leur tuerent trois hommes. On s’en vengea enbrûlant leur habitation, qui étoit fort peuplée. Ces gens-là étoient entiere-mentmuds, & la plupart fort bien armés d’arcs, de fléchés & d’assagayes.La Baye dont les Hollandois firent ensuite le tour, peut avoir à son en-trée dix ou douze lieues de large, & fa longueur en comptant depuis Rou -makai est bien de quarante-cinq milles. Le rivage des deux côtés est fortélevé, mais dans renfoncement on ne voit que des terres basses & inon-dées , avec une chaîne d’Iílots rompus, qui régné dans son étendue. Laviolence des courans, & les marées qui montoient & defcendoient jufqu’àune brasse & demie, parurent être causées par un grand nombre de Riviè-res. Ayant voulu visiter le côté méridional de la Baye, les gens de Vink Lfurent mal reçus & il continua fa route à l’Ouëst : il rencontra plusieursBarques Indiennes près d’une Négrerie nommée Schaar. Le Roi d’Oninvint l'y visiter, &l’invita à venir à son habitation, mais on s’en excusa furquelques soupçons, damant plus que ce Prince refusa de venir à borddes Hollandois. En continuant fa route Vink entra dans la Baye d'EniS'loord ; ce fut-là que le fils du Roi d’Onin, accompagné d’un Orancaye &d’environ quarante hommes vint à bord, & les Hollandois fe laissèrent en-gager à venir mouiller devant leur Négrerie. Le Roi offrit des otages ,en invitant les Hollandois de venir à terre, où ils furent fort bien reçusí
mais
(d) Expédition de trois Vaisseaux, T. II. (S) Hist. Gén. des Voyag. T. XVI- P*p. z5, 16. 75 , 77 . in 4to.