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IV.
Nígligen ■cc des Es-pagnols Cllisujet desTerresAustrales&c.
Projet decharger laCompa-gnie d’A-frique defaire desdécouver-tes íìf desEtablisse-mens dansles, TerresAustrales.
3<4 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Lit. XVII. Chap. XII.rience. La Théorie & la Pratique se donneraient la main, & le Publicseroit à Fabri du danger de s’embarquer dans des projets chimériques, quifont souvent l’ouvrage de fripons, ou de gens artificieux & qui ont des
vues particulières.
Si l’on jugeoit que I’extension du Commerce & rétablissement de nou-velles Colonies, fût une entreprise trop onéreuse pour la Compagnie des In-des, dont le Commerce est déja assez grand pour un feu! Corps:, si l’oncroyoit que ce seroit une charge à une Compagnie qui a acheté ses privilè-ges en faisant un prêt considérable à bas intérêt, que d’entreprendre unepareille expédition, purement pour rendre service au Public, pour favori-ser f exportation des Manufactures, & pour augmenter le nombre de ceuxqui subsistent par le Commerce du dehors, en ce cas-là il n’y auroit pas dedifficulté de charger de ce Projet la Compagnie d’Afrique. Comme elle estdans une situation moins florissante, il y a de l'apparence qu’elle pousseraitcette entreprise avec plus de foin; elle a des occasions à peu près aussi fa-vorables que l’autre, le voyage pouvant fe sitire en dix mois, en partantdes Etablisse mens qu’elle a. Si'l’on trouvoit que ce Commerce fut avanta-geux , cela pourrait l’encourager à faire un Etablissement à Madagascar,d’où l’on pourrait faire commodément le Commerce à la Nouvelle Guinée.Si l’on objecte que les Etabìissemens des François à Madagascar n’ont pasréussi, & font bientôt tombés, nous répondons que le cas est entierementdifférent. Les François commenceront avec un fonds levé à un intérêtexorbitant, ici nous supposons qu on n’aura.point de charge. Le Commer-ce étoit fort borné, les Hollandois, les Anglois les Portugais & les Danoisen étant déja en possession. Ici on le seroit avec un Pays nouvellement dé-couvert, selon toutes les apparences fort riche en bien des choses jusquesici inconnues, & en plusieurs productions du plus grand prix, dont lesHollandois font les maîtres : & avec un Pays qui appartiendrait à la Com-
pagnie , & dont non seulement les Etrangers, mais les Particuliers mêmesde"la Grande - Bretagne feraient exclus. II est vrai que nous ne pou-vons dire jusqu’où un tel Commerce seroit compatible avec l’Octroi pré-sent de la Compagnie, mai s nous osons assurer qu’il pourrait fe fairefans blesser le moins du monde les droits de la Compagnie des Indes Orien-tales. Si donc on trouvoit qu’il fût avantageux au Public & a la Compa-gnie , nous ne voyons pas de raison qui dût empêcher de le lui assurer dela façon la. plus efficace.
Quelques progrès dans ce nouveau Commerce rétabliraient bientôt la ré-putation de la Compagnie, déchargeraient peut-être la Nation de la dépen-se qu’elle fait tous les ans pour l’entretien des Forts & des Garnisons furles Côtes d’Afrique, & augmenteraient les revenus de la Couronne. II fautabsolument quelque chose de cette nature pour justifier la dépense que 1 £Public fait. Car li un Commerce, pour la conduite duquel on a formé ti-ne Compagnie, ne peut, par le changement des circonstances, fournir aumaintien de la Compagnie, enso-rte qu’elle soit à charge à l’Etat, c’est unpuissant motif pour engager cette Compagnie à s’efforcer d’étendre son Com-merce , d’en découvrir quelque nouvelle branche qui puisse lui rendre &
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