HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. 3 g s
premiers splendeur, & la mettre de niveau avec les autres Compagnies. SectionC omme il y a ici un droit apparent, & de belles espérances, on ne peut -iv.douter le moins du monde qu’un projet de cette nature ne trouve touteforte d’appui auprès d'un Roi & d’un Parlement, dévoués comme ils le font Espagnolsau Bien public, & zélés pour tout ce qui semble promettre d’avancer Vin-nu sujet dedustrie & le Commerce, & d’augmenter les forces maritimes de la Gran- Terres'de - Bretagne. Australes
Si ce Projet avoit jamais lieu, peut-être Y Isle de la Nouvelle Bretagne „seroit-elle un lieu commode pour y établir une Colonie. Nous en avons Projet d’é*marqué, d’aprèsZ)tfW2p^r,la situation & les qualités. Nous avons vu que X^tabUruntclimat est beau, que les vallées font fertiles, & les montagnes couvertesde bois utiles. Elle est bien peuplée de Negres forts .& robustes, & en Nouvelleplusieurs endroits hardis & courageux , ainsi que * Dampier en fit l’expérien- Bretagne,ce, mais que l’on peut cependant par de bons traitemens engager à faireCommerce, & même à fe soumettre. Les désastres qui arrivèrent à ce Ca-pitaine ne doivent être d’aucun poids dans le cas présent, pareeque s’il é-toit excellent Pilote, il paroît qu’il étoit assez mauvais Commandant. D’ail-leurs le Navire qu’il montoit étoit une vieille Frégate, à peine en état detenir la mer: il ne faut donc pas être surpris de fimpatience qu’avoient lesgens de son équipage de finir une expédition, dont la continuation pou-voit les exposer aux plus grands dangers. Dampier ne laissa pas d’exécuterla commission dont il étoit chargé. II nous assura, par la découverte dela Nouvelle Bretagne, un droit incontestable fur un Pays qui est, ou quel’on peut rendre tvès-considérable. Pays situé admirablement pour faire leCommerce de la Terre Australe dans toute son étendue, & des Isies les plusimportantes des Indes Orientales, avec un très-grand profit. En un moton procureroit par ce moyen à la Grande-Bretagne les avantages qu’on fepropofoit par la réunion des Compagnies I lollandoifes des Indes Orientales& Occidentales. En passant feulement un Acte en faveur de la Compagnied’Afrique, on lui donneroit assez de crédit pour équiper une Escadre capa-ble de lui assurer la possession de cette Iíle, & de convaincre le Public déson importance, de maniéré àobtenir du Gouvernement de nouveaux pri-vilèges & des secours, s’il étoit nécessaire. II fe'roit aisé d’indiquer quel-ques-uns des avantages que la Compagnie d’Afrique retireroit d’un Projet decette nature , mais il fera assez teins de les faire connoître lorfqu’elle témoi-gnera quelque disposition à le suivre.
Mais si ni la Compagnie des Indes Orientales, ni celle d’Afrique, ne ju- Pourquoi
geoient à-propos,
ou
convenable à leurs intérêts de faire des découvertes, lu Compaq
<$i d’établir des Colonies dans les Terres Australes, il -y a encore une t roi- ^> ie ilisiewe Compagnie, à laquelle ce dessein appartient naturellement par l’espritde son Octroi. Nous parlons de la Compagnie du Sud, que nous ne cro- i c Ommer~yons pas qui ait jamais envoyé un seul Vailîeau à la découverts des Ter- ce desïes Australes, bien-que l’on penferoit naturellement, par l’étendue de son TerresOctroi, que c’est le grand point qu’on s’est proposé dans son 'Etablissement. Austra LS ‘Nous n’avons besoin pour le prouver, que de mettre fous les yeux du Lec-teur les limites assignées par fa Chartre, ce que nous ferons en empruntant
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