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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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3<5d IIIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.

Síction les termes de lhabile Auteur de Y Etat présent de î Europe, qui dans la révi-IV. f lon quii a faite du Recueil des voyages de Harris, a mis cette matière dansNégUgen - tout f on jour, dune maniéré toute nouvelle & peu commune. Voici lEx-Espaenols trait de la Chartre. La Compagnie & ses successeurs auront seuls à toa-ausujet jours le droit de trafiquer dans tous les Royaumes & Pays qui font à lO-des Terres rient de FAmérique, depuis YOronoque jusquà la partie la plus méridiona-Australes ] e ] a Terre ( j e i Pue go, & à s Occident de lAmérique depuis ladite par-- tie méridionale de la Terre del Fuego par la Mer du Sud jusquà la partis ]a plus septentrionale de lAmérique, & dans toutes les Terres, Iíles & Lieux qui font dans ces limites, qui font réputées appartenir à FEspagne, ou que lon découvrira dans la fuite dans létendue de ces limites, pourvuque ce ne soit pas au-delà de trois-cens lieues du Continent de lAméri-

q ue du côté de lOccident, à la réserve du Brésil & dautres lieux du

côté de lOrient, qui font à-présent au Roi de Portugal, & du Pays de" Suriname, qui appartient aux Etats-Généraux. Ladite Compagnie, &' nul autre, trafiquera dans létendue de ces limites, & fi dautres per-

5 sonnes entreprennent de faire Commerce à la Mer du Sud, les Vaisseaux

& les marchandises seront confisqués avec le double de la valeur, un

quart pour le Roi, un quart pour celui qui fera la poursuite, & les deux autres parts au profit de la Compagnie. Elle aura feule la propriété des Isles, Ports &c. quelle découvrira dans les susdites limites, fous la re- devance dune once d'or annuellement à la Couronne; tous les Vaisseaux, queile prendra comme prises lui appartiendront, & il lui est permis de saisit à main forte tous les autres Vaisseaux Ang'lois qui viendront dans ces Mers. Notre Auteur observe judicieusement, quil est impossiblede simaginer quon ait accordé à la Compagnie un Octroi aussi étendupour être absolument inutile, ni que les défenses & les peines puissent a-voir lieu, quoique la Compagnie ne se soit jamais mise en devoir de se pré-valoir des pouvoirs quelle a reçus. II conclut de-, que ce nouveau Corpsdoit faire de nouvelles découvertes, établir de nouvelles Colonies, & faireun nouveau Commerce, conformément aux régies qui lui ont été prescrites,

6 pour le bien général de la Nation. 11 conçoit que cest- ce quon sestprincipalement proposé en mettant la direction du Commerce entre les mainsdune Compagnie particulière.

A légard de ce quon peut dire, que cette Terre Australe est entiere-ment hors des limites assignées par la Chartre, & quil y a même uneclause gui semble lexclurre absolument, il fait les réflexions suivantes.Ence cas-, dit-U, je présume que la Législature ne permettra pas que lin- térét dune Compagnie particulière soit en. concurrence avec le bien de tout un Peuple. Cest sur ce principe, que je dis que la Terre Australe est dans lesprit de la Chartre de la Compagnie du Sud : parceque je pré-' fume que lintention de cet Acte a été de lui accorder dans ces Mers tout

le Commerce que les Sujets de la Grande-Bretagne ne faisoient point - car si cela nétoit pas,, que serions-nous en qualité de Puissance M a ' ri rime? Si un Octroi noblige point une Compagnie de trafiquer danslétendue des limites qui lui font marquées, & quil ait en même rems