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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. Z§7» force de Loi pour exclurre tous les particuliers du droit quils avoient Sectiom-, auparavant de trafiquer dans ces limites, une pareille Loi est contrai- ív.

re à lIntérêt National, & préjudiciable au Commerce en général Te Ndg/i s cn -" %P°/ e à, que si la Compagnie du Sud jugeoit à-propos de réta-f£noI 3 bhr son Commerce de la maniéré que je le propose , Je Parlement au sujet» pourroit expliquer cette clause dans ce sens-ci, qu'elle défend feule- ^Terress., ment à la Compagnie du Sud de trafiquer ou de sétablir dans des lieux ààìes33 la Compagnie des Indes Orientales trafique & a des Etablissemens33 Comme cette interprétation assure à chaque Compagnie ses droits &

33 concilie en même teins les Loix par lesquelles elles font établies avec íin-33 térêt général du Commerce & de la Nation, il y a tout lieu de pen-33 fer que cest- lintention du Parlement. Nous avons insisté dautantplus fur cet article, que nous croyons quil est particulier à lAuteur quenous avons cité, & quil est dune telle importance, que si on ne len-tend au sens quil donne, il faut renoncer à tonte espérance détêndre leCommerce de ce côté-, tandis que cest peut-être le seul il y aitencore quelque apparence de le faire. Car pour ce qui est du passagedans la Mer du Sud par le Nord-Ouëst, il paroît fermé par les privi-lèges dune autre Compagnie ; par conséquent, suivant la lettre de nosLoix, chaque Compagnie jouira de ses droits & privilèges dans toute leurétendue fans aucune atteinte, tandis que la Nation naura absolument aucun

droit ni privilège.

Si donc le droit de faire des Etablissemens dans les Terres Australes R**fi«*le trouve dévolu â la Compagme du Sud, comme un équivalent de la ner J ,ourte deY/JJsiente , il n y a pas de doute quelle ne puisse le faire aussi - bien p ì? er - fque d autres. Le Commerce, autant que nous sommes capables dVn n 7ger. peut s y faire : prejud.cteren aucune %o ain£ d J ts des£

gmes des Indes & d Afrique. II est vrai que sil y avoit n ne fois ìm Etablissement considérable dans la partie méridionale de la Terre AustraleCompagnie pourroit acquérir un plus grand trafic des marchandises Jes plusprécieuses des Indes, comme peut-être de Por,des épiceries &c qui ne fe-rment pourtant point dans le cas de Ja clause de son Octroi Le but de cette clause a été sans-doute dempêcher la Compagnie du Sud de trafiquer dansces sortes de marchandises que la Compagnie des Indes apporte en EuropeMais y a-t-il par rapport à cette derniere quelque différence, que nous recevions des doux de gérofle, de la canelle, du maris, des noix muscadespar la Compagme du Sud, ou que nous les recevions de Hollande? Ces épiceries arriveroient certainement en Europe quelques mois plutôt par laroute du Cap Horn, que par celle du.Cap de Bonne-Efpérance, & seroientPar conséquent à meilleur marché. Que si lon insistoit, que la Compagnie duS «d ne doit point sc mêler absolument de marchandises des Indes nous vou-erions bien savoir, pourquoi il est permis aux Marchands des Indes Occi-dentales dapporter du Cassé de la Jamaïque, puisquon sait trés-bien queà Compagnie des Indes Orientales pourroit en fournir à tout le 1?!

de Mocha ? Dira-t-on que le Cassé de la Jamaïque coûte moins &

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