HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. Z§7» force de Loi pour exclurre tous les particuliers du droit qu’ils avoient Sectiom-, auparavant de trafiquer dans ces limites, une pareille Loi est contrai- ív.
„ re à l’Intérêt National, & préjudiciable au Commerce en général Te Ndg/i s cn -" %P°/ e à, que si la Compagnie du Sud jugeoit à-propos de réta-f£noI 3„ bhr son Commerce de la maniéré que je le propose , Je Parlement au sujet» pourroit expliquer cette clause dans ce sens-ci, qu'elle défend feule- ^Terress., ment à la Compagnie du Sud de trafiquer ou de s’établir dans des lieux ààìes33 où la Compagnie des Indes Orientales trafique & a des Etablissemens33 Comme cette interprétation assure à chaque Compagnie ses droits &
33 concilie en même teins les Loix par lesquelles elles font établies avec í’in-33 térêt général du Commerce & de la Nation, il y a tout lieu de pen-33 fer que c’est-là l’intention du Parlement.” Nous avons insisté d’autantplus fur cet article, que nous croyons qu’il est particulier à l’Auteur quenous avons cité, & qu’il est d’une telle importance, que si on ne l’en-tend au sens qu’il donne, il faut renoncer à tonte espérance d’étêndre leCommerce de ce côté-là, tandis que c’est peut-être le seul où il y aitencore quelque apparence de le faire. Car pour ce qui est du passagedans la Mer du Sud par le Nord-Ouëst, il paroît fermé par les privi-lèges d’une autre Compagnie ; par conséquent, suivant la lettre de nosLoix, chaque Compagnie jouira de ses droits & privilèges dans toute leurétendue fans aucune atteinte, tandis que la Nation n’aura absolument aucun
droit ni privilège.
Si donc le droit de faire des Etablissemens dans les Terres Australes R**fi«*le trouve dévolu â la Compagme du Sud, comme un équivalent de la ner J ,ourte deY/JJsiente , il n y a pas de doute qu’elle ne puisse le faire aussi - bien p ì? er - fque d autres. Le Commerce, autant que nous sommes capables dVn n 7ger. peut s y faire : prejud.cteren aucune %o„ ain£ d J ts des ““£
gmes des Indes & d Afrique. II est vrai que s’il y avoit n ne fois ìm Etablissement considérable dans la partie méridionale de la Terre Australe làCompagnie pourroit acquérir un plus grand trafic des marchandises Jes plusprécieuses des Indes, comme peut-être de Por,des épiceries &c qui ne fe-rment pourtant point dans le cas de Ja clause de son Octroi Le but de cette clause a été sans-doute d’empêcher la Compagnie du Sud de trafiquer dansces sortes de marchandises que la Compagnie des Indes apporte en EuropeMais y a-t-il par rapport à cette derniere quelque différence, que nous re’cevions des doux de gérofle, de la canelle, du maris, des noix muscadespar la Compagme du Sud, ou que nous les recevions de Hollande? Ces épiceries arriveroient certainement en Europe quelques mois plutôt par laroute du Cap Horn, que par celle du.Cap de Bonne-Efpérance, & seroientPar conséquent à meilleur marché. Que si l’on insistoit, que la Compagnie duS «d ne doit point sc mêler absolument de marchandises des Indes nous vou-erions bien savoir, pourquoi il est permis aux Marchands des Indes Occi-dentales d’apporter du Cassé de la Jamaïque, puisqu’on sait trés-bien queà Compagnie des Indes Orientales pourroit en fournir à tout le 1?™!
de Mocha ? Dira-t-on que le Cassé de la Jamaïque coûte moins &
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