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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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S O L IM A N. I. DIXIEME SULTAN. 6n

casion favorable pour assiéger Gran, mais il ne put s’en rendre maître, bien- SEc-nònque Louis Gritti eût détruit la plus grande partie de la Flotte que Ferdinand i.avoit envoyée parle Danube au secours de la place. de

Soliman arriva en cinquante-six jours de marche à Belgrade, & fitpaíler f^ d J Slîa Save à un gros Corps de Cavalerie pour entrer en Hongrie, tandis que yféntíelui-même s’avança tout droit vers la Seine. Etant arrivé à la petite ville &c. '

de Gunz , dont Nicolas JuriJclûlz étoit Gouverneur, le Visir Ibrahim , qui m r er. - r*desiroit ‘de sauver un si brave homme, qu’il avoit connu particulièrement GunzT *dans le tems qu’il avoit été en Ambassade à Constantinople, fit tout ce qu’il Aput pour l’engager à rendre la place. Sur son refus les Turcs travaillèrent'à miner les murailles, & les renverseront en trois endroits; mais en dépitde leurs furieux assauts, de leur artillerie & de leurs efforts, les assiégés ré-parèrent les breches, & les rendirent aussi fortes qu’elles étoient auparavant.

Ibrahim , voyant que toutes les attaques étoient inutiles, au bout de vingt-huit jours, tâcha de sauver shonneur du Sultan, & lui conseilla demanderle Gouverneur, & de lui donner la ville comme par un effet de sa bonté. J u*rischìtz, qui étoit fort blessé, & à qui il ne restoit qu’un tiers de huit-censsoldats qu’il avoit eus, fut charmé de se délivrer de l’ennemi, en arborantun des Etendards de Soliman fur la principale tour de la ville, & en y rece-vant un Capitaine avec dix Janissaires, qui après une courte visite s’en re- ■

tournèrent à leur camp.

Soliman en quittant Gunz marcha vers la Carinthie. On a su par le rap> Ravagesport des prisonniers & des Ambassadeurs de Ferdinand, que son armée étoit dans %de cinq-cens-mille hommes, & qu’il avoit trois-cens petites pieces de cam- Ca ûntcte,pagne, fans autre artillerie. _ II avoit feulement dessein de ravager le Pays,fans en venir à une action ; il avoit détaché auparavant Ca[]an avec quinze-mille chevaux dans la même vue, & ce General fit un dégât incroyable. Ason retour il se trouva enveloppé de tous côtés, ce qui l’obligea après avoirfait égorger quatre-mîìle prisonniers de partager les Troupes en deux Corps,

& de tâcher de se sauver à la faveur de la nuit. Le Corps conduit par És-rises se fraya avec un travail prodigieux un chemin au travers des bois, & serendit heureusement à la gran.de armée en Stirie. Mais CaJJcm rencontraproche de la vallée de Staremberg le Général des Princes Allemands avecdou-ze-mille hommes, parmi lesquels il y avoit deux-mille chevaux & quelquespieces de campagne; il fut défait & périt avec un grand nombre des siens.

Ceux qui échappèrent donnèrent dans un autre Corps de troupes, A fu-Tent taillés en pieces au nombre de huit-mille.

L’Empereur, qui étoit à Lintz, n’ayant pu être informé des mouve- Uetralumens des Turcs, marcha à Vienne; il y fit la revue de son armée, qui se de SoU*trouva forte de deux-eens-soixante-mille hommes, dont la moitié étoient de nm -vieilles Troupes. Là il attendit dans une belle campagne, avec le Roi(ìinand son frere, la puissante armée des Turcs. Mais Soliman, qui fut j n „struit de leurs forces, & de la maniéré dont ils étoient campés, ne ju°- eapas à-propos de risquer une bataille : il reprit le même jour le cheminéeBelgrade, avec trente-mille captifs, outre ceux qui avoient été massacrés.L’Empereur, au-lieu de profiter de l’occalion pour pressa I© Roi

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