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628 HIST. DE L’EMPIRE OfHOMAN. Liv. XVIIT. CfíAP. XI.
Section tre ^ eues à l’Est de Corfou, défiant les Chrétiens au combat. A la fin îaII. crainte du mauvais tems obligea les Chrétiens de retourner à Ambracie; ilsExploits assiégèrent & prirent Cajìello Nuovo, où l’on mit, contre les conventionse ‘ e " faites, une Garnison de quatre-mille Espagnols, afin de garder cette placeí/° Doria pour I’Empereur. Les Vénitiens furent si mécontens de cette démarche,bc. qu’ils demanderent la paix à Soliman, & que le Traité se conclut peu a-
--- près. En attendant Barberoujse avoit mis en mer, pour secourir Cafte Ho Nuq~
Caslello yo . plusieurs de fes Galères firent naufrage fur les rochers Acrocérauniens,uovo. â son dit qu’il y périt vingt-mille hommes. Doria refuíà néanmoins deprofiter de cette occasion pour le poursuivre, & étant retourné en Ita-lie il donna lieu à Urjin, Noble Vénitien qui servoit sur la Flotte, dédi-re en riant que Doria n’avoit rien fait de plus habilement, & de plus avan-tageux pour les intérêts de l’Empereur, que de mettre les Vénitiens & lesTurcs aux prises ensemble, sans perdre une feule Galere.
Cette P la. Soliman envoya au Printems Barberoujse pour assiéger Cajleïïo Nuovo pal'c - s re ' mer & par terre. D’abord les T ures perdirent mille hommes ; mais ayant faitune breche ils donnèrent faisant, & après un combat sanglant ils tuèrentla plus grande partie de la Garnison, avec Sarmiento, qui commandos jmais ceux qui étoient dans le Château obtinrent quartier. Barberoujse allaensuite se présenter devant Cattaro ; mais voyant que ces menaces n’inti-midoient pas Bembe, qui en étoit Gouverneur, il accepta quelques pré-sens & se retira.
Faix avec Charlequint & François I. Roi de France, ayant fait la paix en ce tems-là,/«Véni- £ re nt inviter les Vénitiens à se liguer avec eux contre les Turcs. Aprèstiens. (j es débats le Sénat envoya des Ambassadeurs à ces Princes pour tâ-
cher de pénétrer leurs desseins ; il en dépêcha un troisième à Soliman pouréviter s’il étoit possible la cession de Napoli de Romanie, & de Malvasie,que Soliman demandoit pour accorder la paix. L’Ambassadeur offrit unesomme considérable à la place de ces villes, mais le Sultan lui reprocha a-vec aigreur qu’il dissimuloit honteusement, & lui dit en même tems ce queport oient fes instructions secrettes en des termes, qui l’intimiderent au pointde céder non seulement ces deux villes, mais encore deux Châteaux en Dal-matie (*) , cession qui pensa le faire bannir par le Sénat ; ceux qui avoienttrahi le secret del’Etat ayant été découverts, furent punis de mort (V) ..
Sieste de La guerre s’alluma de nouveau en Hongrie l’an 947- Jfoan de Zapol ff),Bade. quì avoit gouverné son Royaume assez heureusement sous la protection deSoliman, vint à mourir, laissant héritier de fa Couronne un Prince en bas-154 °’ âge, nommée Etienne. Le Roi d’Allemagne (f;, croyant pouvoir aisé-ment
Paul. Jovius, Ricaut.
(*) Depuis ce tems-îà les Turcs remettent les Ambassadeurs Chrétiens. pour savoirjus-qu’où vont-leurs instructions, croyant qu’ils ont toujours plein-pouvoir d’agir.
(t) OixSapuve, ainfî que les Historiens Chrétiens rappellent. II mourut en 1540.
(j 1 11 s’agit de Ferdinand Roi des Romains & de lioherae, frere de Charlequint , quipré-tendoit auífi au titre de Roi de Hongrie du chef de fa femme. Voyant qu’il ne pouvoit réussirpar force, il fit un accord avec Jean de Zapol, en vertu duquel il devoit lui succéder' a-près fa mort. C 'antimir.
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