25O PERIODE IX.
il arriva à Bruxelles . Le comte d’Artois avoit quitté la
France dès l’année précédente.
Constitution Le parti d’Orléans entreprit de forcer l’Assemblée<le 1791. Nationale à prononcer la déchéance du roi ; un attrou-17 juilîet 1791. panent qu’il forma au Champ-de-Mars, fut dissipépar la force armée dirigée par Bailly, et commandéepar La Fayette . Le parti modéré de l’AssembléeNationale prit le dessus ; les articles constitutionnelsfurent révisés en quelques points et réunis en un corpsi5 septembre, de constitution. Le roi accepta ce nouveau code, et ona tout lieu de croire qu’il étoit résolu de le mettre àexécution , si les vices inhérens à cette œuvre de l’en-thousiasme le lui permettaient. L’Assemblée Consti-tuante, après avoir déclaré Avignon et le comtat Ve-i4 septembre, naissiti réunis à la France , se sépara pour faire place3o septembre, à une Assemblée Législative .
Premier concert Les princes et la plupart des émigrés s’étoient fixés^ étrangères'* ® Coblentz , d’où ils s’adressoient à toutes les courscontre la France , pour les engager à délivrer le roi et à mettre des bornesau torrent delà révolution qui menaçoitde se répandresur l’Allemagne . Les princes d’Empire, ayant des pos-sessions en Alsace , se trouvoient lésés par les décretsde l’Assemblée Constituante , dans des droits qui sefondoient sur des traités. Ils avoient réclamé l’inter-vention de l’empereur et de l’Empire. Les électeurs deMayence et de Trêves avoient permis que la noblessefrançoise formât des corps armés dans leurs états.Après l’arrestation du roi à Varennes , l’empereurLéopold avoit adressé à tous les monarques une6 juillet. circulaire datée de Padoue , par laquelle'il les invitoità se réunir pour rétablir en France l’autorité légitimea5 juillet, du roi. Peu de jours après, il fut conclu à Vienne .
entre l’Autriche et la Prusse , une alliance ayant pourbut de se concerter pour obliger la France à maintenir27 août. les traités. Les deux monarques , réunis à Piluitz ,déclarèrent qu’ils emploieroient les moyens les plusefficaces pour mettre le roi de France en état de poser,en parfaite liberté, les bases d’un gouvernement monar-chique; mais après que Louis XVI eut accepté la cons—