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tttution , l'empereur annonça solennellement que leconcert des puissances étoit suspendu.
Dans un mouvement irréfléchi de désintéressement,l’Assemblée Constituante avoit déclaré qu’aucun deses membres ne pourroit être élu pour la premièrelégislature. Celle-ci fut composée d’hommes manquantde toute expérience et livrés au fanatisme révolu-tionnaire. Elle se divisa en deux partis : la droite quiespéroit sauver la monarchie , en maintenant la cons-titution , et la gauche qui se proposoit de continuer larévolution. Ce dernier parti, dans lequel les députés dela Gironde eurent le plus d’influence, imagina deuxmoyens pour renverser la constitution : c’étoit derendre le roi suspect en le forçant de faire usage de sonveto suspensif contre des décrets qui paroissoientpopulaires, et d’amener la guerre pour occuper l’ar-mée, qui paroissoit satisfaite du nouvel ordre de choses.Le côté droit, qui formoit la majorité, n’eut pas lecourage de s’opposer avec force à l’exécution de ceplan. L’Assemblée rendit des décrets injustes , inhu-mains et révoltans , contre les frères du roi, contre lesémigrés et contre les prêtres qui n’avoieut pas prispart au nouvel ordre de choses. Elle priva le roi de.sa garde , l’abreuva de chagrins et le couvrit d’humi-liations.
Cette Assemblée elle-même 11e jouissoit pas d’uneentière liberté. Elle étoit influencée et dominée par les•sociétés populaires, connues sous le nom de Jaco-bins , parce que celle de Paris siégeoit dans le local deces religieux, rue Saint-Honoré. Ces sociétés qui cou-vroient toute la France , étoient affiliées entre elles etrecevoient une direction commune de la société mèrede Paris . C’est là que se préparoient les lois qu’onforçoit l’Assemblée Nationale à rendre, ainsi que lescoups qu’on vouloit porter à l’autorité royale.
Pour provoquer la guerre, les députés du côté gau-che ne cessoicnL de vomir à la tribune des injurescontre les puissances étrangères, et de peindre le roicomme secrètement ligué avec elles. Scs plus fidèles
12 nov. 1791-.
Assembléenationalelegislative.16 mai.
4 octobre.
Ministère
jacobin.