Journéedu 20 juin*
Révolutiondu 10 août.
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serviteurs ayant été l’objet des calomnies, il prit ï<fparti de composer un ministère de Jacobins; Dumou-*riez, Roland, Clavières en étoient les plus exagérés. Laperfidie de ces ambitieux perdit le roi.
L’empereur , avec lequel on iiégocioit, demandoitle redressement des griefs des princes qui avoient despossessions en Alsace . Au lieu de lui donner satisfac-tion , les ministres entraînèrent le roi à proposer à l’as-semblée de lui répondre par une déclaration de guerre.Cette proposition fut décrétée avec enthousiasme ; septmembres seulement eurent le courage de s’y opposer *.Cette assemblée continua à rendre des décrets quiblessoient la conscience du roi ou menaçoient la sûretéde son trône : il prit la résolution de les rejeter etrenvoya ses ministres. Les Jacobins, leurs complices ,et le maire Péthion organisèrent alors un mouvementdes faubourgs. La populace pénétra aux Tuileries pourforcer le roi à sanctionner les décrets et à rappeler lesministres patriotes. Le roi sauva sa vie et celle de lareine, en imposant aux factieux par un grand courageet une fermeté inébranlable. Il refusa constamment toutce qu’on lui demandoit avec violence. L’assemblée na-tionale se couvrit d’opprôbre par sa pusillanimité.Elle poussa la lâcheté jusqu’à rétablir dans leurs fonc-tions le maire Péthion et Manuel, procureurs de lacommune, que le roi avoit suspendus pour avoir man-qué à leur devoir.
Péthion eteette tourbede misérables qui dirigeoientàleur gré les sections de Paris , où aucun bon citoyen11’osoit paroître, demandèrent alors la destitution duroi. Pour forcer l’assemblée de la prononcer, les cons-pirateurs organisèrent publiquement une nouvelleémeute. La populace en armes attaqua le château desTuileries . Le roi refusa le secours des citoyens fidèlesqui se rendirent auprès de sa personne. Abusé par desconseils imprudens ou perfides, il se rendit avec sa fa-
1 L’auteur de la première partie de cet ouvtage, M. Kocii,fut U*ee nombre*