1789 — J.81J. a 53
ftiille dans le sein <le l’Assemblée nationale, à laquelle iladressa tes paroles : « Je suis venu ici pour éviter ungrand crime; je me croirai toujours eu sûreté, ma fk-mille et moi, lorsque je serai au milieu des représentaisde Ja nation ». La populace ayant assailli le château,les fidèles Suisses le défendirent courageusement etpérirent en faisant leur devoir. Le peuple massacratoutes,les personnes qu’il trouva dans les Tuileries .
Les représentai de la nation, tremblant pour leur vie,décrétèrent, en présence du monarque, sur la propo-sition de Vergniaud, la suspension du roi et la réuniond’une Convention nationale . Quelques jours après ,
Louis XVI , la Reine , le Dauphin, Madame Royale et i 5 aoùt 1792.Madame Elisabeth , sœur du roi, furent enfermés auTemple, sous la garde de la municipalité de Paris , com-posée de révolutionnaires ou plutôt de monstres féroces.
Cette municipalité et les ministres nommés par l’as- Journées <te*semblée exercèrent un pouvoir tyrannique. Les pri- a <;t5 “«li-sons se remplirent de prêtres et de nobles. Danton ,ministre de la justice , organisa le massacre de ceshommes iimocens. Il dura trois jours, sans que l’assem-blée législative osât l’empêcher. Quelques jours après,les prisonniers, renvoyés devant le tribunal d’Orléans ,lurent conduits à Versailles et massacrés. Enfin l’As-semblée législative , dont toute la conduite a été uuesuite de lâchetés ou de crimes, se sépara pour faire 21 septembre,place à l’horrible Convention nationale .
La guerre avoit commencé en avril. Luckner, Ro- Kvénemeuschambeau et La Fayette commandoient les armées <lebtg»em:
r . • t/ i .en août et
irançoises sans avoir de succès; les Autrichiens se te-noient sur la défensive. En vertu d'une alliance conclueà Berlin entre l’empereur et la Prusse , une armée de 7 février.ôo,ooo Prussiens, auxquels s’étoient réunis 6000Hessois et les corps des émigrés, le tout commandé parle duc de Brunswick, et une armée autrichienne sousles ordres de Clairfait, entrèrent en France par les Ar-dennes. Longwy et Verdun ouvrirent leurs portes aux i 3 aoûtPrussiens : mais les manœuvres de Dumouriez , qui avoit ct 2 M -T l -pris le commandement de l’armée de La Fayette , le