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Tome second.
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254 PÉRIODE IX.

défaut de vivres et les maladies arrêtèrent leurs pro-rzosejn. 1791. grès. Après la canonnade de Valmy que commandaKellermanu, l'armée combinée se retira dans le duchéde Luxembourg et vers le Rhin .

Roi)ui)iique Les Girondistes T renforcés de ce que la Francelançoisc. p 0sst ;doit de plus enragé et de plus méprisable, formè-21 septembre, rent la Convention nationale . Le jour même desa réu-nion , elle abolit la royauté, sur la proposition ducomé-dien Collot d’Herbois , et proclama la république.Comme les assemblées qui l’avoient précédée, elle sedivisa en deux partis, l’un, composé des Girondins et de leurs amis qui, voulant recueillir le fruit de leurscrimes, pensoient à rétablir l’ordre ; l’autre, nommé laMontagne , avoit besoin de continuer la révolution.La domination fut le but du combat qui, dès le pre-mier moment, s’engagea entre les deux partis ; maispour le dérober à la vue du vulgaire, on prétexta lesprincipes. Le reproche de royalisme ne pouvant frap-per leurs adversaires, les députés de la Montagne imaginèrent le fédéralisme ; et pour avoir un mota5septembre, de ralliement, Taliien fit décréter que la républiqueétoit une et indivisible.

Bécieis révo- Rapporter les lois et les actes que publia la Conven-luuonnaires. ^ on pendant les trois années que son empire pesa surla France , ce seroit dérouler un tableau dégoûtant decrimes et d’extravagances ; nous nous bornerons à in-diquer celles de ses opérations qui se distinguent parleur énormité ou cjui ont eu quelque influence durable.13 octobre. Dans une de ses premières séances, elle bannit à per-pétuité tous les émigrés, et ordonna de mettre à mort1 9 novembre, ceux qui rentreroient dans leur patrie. Bientôt après ,elle offrit ses secours à tous les peuples qui voudroientse soulever contre leurs souverains ; elle décréta dei5 décembre, proclamer dans les pays qu’occuperoient ses armées ,la souveraineté du peuple et la suppression de toutesles autorités établies.

Procès du Roi. Le parti modéré , disons mieux , la partie la moinsfuribonde de la Convention, vouloit sauver la vie dul’oi ; c’étoit un motif pour la Montagne de le faire