378 PÉRIODE IX.
s’écroula. A peine Victor-Amédée 111 qui régnoit de—a5 juillet 1792. puis 1773 , eut-il accédé à la ligue contre la France Tque les armées de la république firent la facile conquêtede la Savoie et du comté de Nice. La Grande-Bretagne25 avril 1793. lui accorda par le traité de Londres , des subsides pour
t jousser la guerre avec vigueur. Nous avons rapportees désastres qu’il essuya dans la guerre contre lesi5 mai 1796. François ;.la paix de Paris lui coûta le sacrifice de deuxprovinces. En vain son fils, Gharles-Emanuel IV es-péra- t-il sauver le reste de sps états en devenant par5 avril 1797- le traité de Turin l’allié intime du Directoire françois 2la considération étoit perdue; on savoit qu’on pouvoittout demander à cet allié ; on exigea d’abord la remise28 juin 1798. de la citadelle de Turin par la convention de Milan »ensuite le Directoire déclara, sans motif, la guerre à ceprince, et il n’obtint la permission de se retirer en9 décembre. Sardaigne qu’en signant une espèce d’abdication contre5 mars 179g. laquelle il protesta ensuite. Le Piémont fut ainsi admi-nistré pour compte de la France , et immédiatement11 sept. 1802, après la paix d’Amiens , définitivement réuni à sonterritoire.
République La Lombardie autrichienne (excepté Mantoue )avecCisalpine. l e Modénois , les trois légations cédées par Pie VI , etune partie de la terre-ferme vénitienne formèrent larépublique cisalpine dont Buonaparte proclama l’in-29 juiu 1797. dépendance après les préliminaires de Léoben . Bientôt22 octobre, après, cegénéral y réunit la Valteliue, Chiavenna etBormio dont il dépouilla les Grisons , et plus tard une7sept. 1800. partie du Piémont, savoir, le Novarese et le pays au-delà de la Sesia. Après la paix de Lunéville , cette ré-publique obtint encore Man loue. Ses rapports enversla France avoient été déterminés par l’alliance de 17 98?ils étoient plus assujettissans que ceux dans lesquels larépublique batave et plus tard la Suisse furent placées.Dans ce fantôme de république, la France exerçoit unpouvoir absolu; elle en changeoit arbitrairement l aconstitution, nommoit et destituoit à son gré les pre-miers fonctionnaires. Les victoires de Souwarolf mi-rent fin pouV quelque temps à l'existence de cet état >