20 janvier i 8 i 4 .Traité
de Valaucay,
1789 — i8i5. 421
et leur constitution. Cette reconnoissance étoit fortsimple : Alexandre ne pouvoit traiter qu’avec le gou-vernement qu’il trouvoit établi. Ce gouvernementagissoit au nom de Ferdinand VII , et l’on devoit re-garder ses actions comme légitimes, tant que ce princene les avoit pas désavouées. L’empereur de Russie n’a-voit ni la volonté ni le droit de sanctionner par sa re-connoissance un ordre de choses qui n’auroit pas l’ap-probation du roi jouissant de sa liberté. C’est dans cemême sens que le roi de Prusse s’allia au gouverne-ment espagnol par un traité qui fut signé à Belle.
Après son retour de la campagne de i3 1 3 Buona-parte, regardant l’Espagne comme perdue et voulantfaire une diversion à ses ennemis, résolut de remettreFerdinand VII en liberté; mais de profiter de cetacte d’une justice tardive pour se faire un ami de ceprince. Il lui représenta l'Espagne comme livrée aujacobinisme qui travailloit à renverser le trône pour ycréer une république, et il accusa l’Angleterre d’avoirfavorisé ce projet. Ferdinand VII demanda qu’on lais-sât approcher de sa personne une députation de laRégence qui pût l’instruire de l’état des choses. Buo-naparte qui cxécutoit vivement ce qu’il avoit une foisrésolu, trouva ce moyen trop lent ; il chargea M. deLaforet, qu’il avoit envoyé à Valancay , de conclureavec son captif un traité, par lequel celui-ci fut re-connu roi d’Espagne , et promit, de son côté, de faireévacuer toute la monarchie par les Anglois.
Ferdinand VII envoya son ministre, le duc de San- Retour deCarlos, à Madrid , avec la mission apparente de coin- ^Madrül™muniquer ce traité à la Régence , mais en réalité pourprendre connoissanee de 1 état des affaires. La Régencerefusa de reconnoître le traité de Valancay, parce quele roi 11 ’étoit pas libre. Instruit de cette difficulté, Buo-Haparte remit Ferdinand VII en liberté. Ce prince se 7 mars i3i4.mit en route pour ses Etats ; mais il fit lentement levoyage, pour s’instruire par lui-même de l’esprit quirégnoit parmi les Espagnols . Il ne lui fut pas difficilede se convaincre que le peuple attaché à sa religion
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