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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 303&é aux Indes Orientales, plusieurs riches Marchands sadresserent à la Rei- Sectio»he pour obtenir une Patente , par laquelle ils fussent autorisés à entrepren- I-dre ce commerce. Au mois de Décembre 1600 leur Requête fut appoin- Preil!cre;tée, à on établit une Compagnie des Indes fous ce titre. Le Gouverneur &

Y Compagnie des Marchands de Londres commerçant aux Indes Orientales ; on Jc An-*"fetir accorda une Patente, & ils furent érigés en Corps avec un sceau com- gioisWun, quils étoient les maîtres de changer à leur volonté (a). On nomma Indesdans la Patente le premier Gouverneur, qui étoit Thomas Smythe , Aldermande Londres, & vingt - quatre Directeurs ; on donna à la Compagnie le droit.de choisir un Sous-Gouverneur, & délire dans la fuite le Gouverneur &to Us les autres Membres. L'Octroi fut pour quinze ans, tant pour eux quapour leurs successeurs, leurs fils, quand ils auroíent atteint vingt-un an, leurCommis , Facteurs & autres Employés ; voici les termes ; permission de» trafiquer par mer, tant par les routes déja découvertes, que par celles" qui pourront letre dans la fuite , comme ils le jugeront à-propos , dans" les Indes Orientales & en retour, dans les Pays & Ports dAsie & dAfri-" que, dans toutes les. Iíles, Ports, Havres, Villes, Bayes, Rivières &

»' Places dAsie, dAfrique & dAmérique, & dans tous les lieux au-delà" du Cap de Bonne-Efpérance jufquau Détroit de Magellan lon peut" faire quelque trafic & commerce, & den rapporter les marchandises qui" sy trouvent, dans l'ordre, la maniéré, & la forme dont ils conviendront" de tems en tems ensemble. Ils furent aussi autorisés à dresser des Sta-tuts, à infliger des peines corporelles & pécuniaires, moyennant que cesPeines fussent conformes aux Loix dAngleterre ; dexporter des marchan-dises fans payer de droits, pendant quatre ans ; & dans la fuite de déduirelcs droits des marchandises qui nauroient pas été débitées, fur celles quonchargeroit après. A fégard des droits fur celles que la Compagnie impor-tei 'oit, on lui accordoit six mois de crédit pour la moitié, & douze moisP°ur le payement du reste, avec la liberté dexportation pendant treizel^ois. On lui permit aussi dexporter jufquà valeur de trente-mille Livresistg en monnoye étrangère , pourvu quil y en eût six-mille de refon-tes dans la Monnoye de Sa Majesté. Tous les autres Sujets de la Rei-étoient exclus par cette Patente, fous des peines sévères, de ce commer-Ce , fans le consentement & la permission de la Compagnie. La Patentesétendoit à aucun des lieux possédés actuellement par les Alliés de laptne. La Compagnie étoit obligée aussi de rapporter, six mois après lat dun voyage, la même quantité dor,*dargent, ou de monnoye étran-t'ì'e, quelle avoit exportée à la réserve du premier voyage. II y avoitj^core cette restriction , que si dans lintervalle limite' par la Patente, ce^ouopole fe trouvoit préjudiciable au Public, elle feroit nulle & fans for-, moyennant que la Compagnie fût avertie deux ans davance fous lec pau privé. Mais que si fexpérience prouvoit que ce nouveau Corps con-tât à enrichir la Nation & à lui procurer de lavantage, Sa Majesté en-Sa §eoit f a parole Royale de renouveller non seulement cette Patente, mais

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(«) Voy. Camden Brit. p. 102. in 4to. Marris Collect:. p. 56.