Section
I.
Premier esExpédi-tions &c.des An-glois auxIndes.
Fond de72020 Livres ster-ling , &Flotte í-quippóe.
Traitéavec le RoirTAchcn.
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HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE
d’y ajouter telles autres clauses & grâces, qui paroîtroïent les plus avanta-geuses au commerce aux Entrepreneurs, & au Royaume en général, doncle bien étoit le véritable but de toutes les entreprises publiques (a) (*).
En vertu de cette Patente les Marchands de Londres commenceront àformer un fonds commun pour l'exécution de leur entreprise: elle fut Ugoûtée qu’en peu detems on remit au Trésorier foixante-douze mille Livressterling. On équippa une Flotte de quatre gros Bàtimens, le Dragon desix - cens tonneaux, le Hector de trois-cens, ['Ascension de deux-cens, LSusanne de deux-cens; on y joignit un Bâtiment de cent-trente tonneauxpour le transport des vivres. L’éçjuipement de cette Flotte coûta quarante-cinq - mille Livres sterling , & le reste du fond fut employé à faire un-cargaison en eípeces & en marchandises pour le commerce. Cette Flotte,montée de quatre - cens - quatre-vingt bons Mariniers , fous le commande-ment du Capitaine saques Lancafter (f), mit à la voile le 13 de Février defan 1601, & après un voyage pendant lequel les équipages souffrirentbeaucoup des maladies, ils vinrent mouiller à la rade d'Ache n, le 5 de Juisl1602. Le Capitaine Lancaster (f) fit porter la Lettre & le présent de LReine au Roi par sept Officiers ou Marchands de la Flotte : le Roi les reçutavec beaucoup de satisfaction & de grandes marques de distinction. Toutréussit si heureusement, que Lancaster conclut un Traité avec le Roi d’Achen,
. qui
GO Aatris, Vol. I. p. 57. Lediard , p. 377.
(*) Chaque Souscription ou Action de la Compagnie n’étoit originairement que àecinquante Livres sterling. Les Directeurs ayant à faire une considérable répartition <j nTannée 167 6 , on jugea qu’il valoit mieux augmenter les profits du Capital, au - lieu deles retirer. Par-là les Actions doublèrent, & furent de cent Livres sterling ; deforte q 11 ^le fond primitif de trois-cens soixante -neuf-mille - huit- cens-quatrevingt-onze Livre*sterling & cinq Schelings, alla à sept-cens-trente-neuf-mille-sept-éens.quatrevingt-de' 1 *Livres sterling & dix Scheling;& st Ton y ajoute les profits de la Compagnie jusqu’à T»"'née 1S8 5, c'est-à-dire neuf-cens-foixante- trois - mille-six-cens-trc-nte - neuf Livres sterlingtout le fonds est d’un miìlion, sept-cens-trois-mille-quatre-cens-vingt-deuxLivres sterlinj’ft) Nous trouvons dans le Journal de ce Voyage, que le Capitaine Lancaster abordsà TIste de Comve pour y faire de Teau, que le Roi vint à son bord , & que les Natureltraitèrent d’abord les Anglois fort civilement. Mais un jour que la chaloupe étoit à terr epour prendre de Teau, ils attaquèrent ceux qui y étoient, & en taillèrent trente-deuX fpieces à la vue du vaisseau, le Capitaine n’ayant pu leur envoyer du secours faute dchaloupe. Delà il fit voile pour Zanzibar, Factorerie Portugaise, où il construisitnouvelle chaloupe , & resta quelques jours, mais fans avoir la moindre liaison avec I ePortugais, qui refusèrent d’avoir commerce avec les Anglois, & qui dirent même c 11 'Naturels que c'étoient des Cannibales, ce qui les détourna effectivement d’avoir aucUcommerce avec eux (1). f
(J) C’est ce même Capitaine Lança île. r , qui en 1594 fit le voyage du Brésil avec I etier, le premier Anglois qui ait entrepris d’aller trafiquer dans ce Pays-là. Ce fut Pfon intrépidité & fa conduite qu’il se rendit maître de la ville & du château de .nanbouc, fit un butin considérable , & qu’avec des forces peu considérables il résiu® ‘toutes les attaques de Tennemi f2).
(r) Hift. Gén. des Voyages , T 1 . p 371 Edit.in 410. [Noue Auteur confond le voyage queLAncíiJltr avoir fait en 1591 , & donc il parle dansla remarque suivante , avec celui dont !! s’agitigi ; on peut voir dans Tendron ciré que ce fut
don'
dans le premier voyage qu’arriva Tavanture ^il est question , 5 c non dans celui qu’il nt •nota de la Compagnie, Rem. vu Taah.J -(2; LcdUrd Naval Hist. B. 11 . C. 47 > T - 3 '