DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. ziz-
&ïïs pour le Roi d’Angleterre , avec des assurances , d’une constante Section& íincere amitié. Cette Flotte revint en Angleterre au mois de Sei> B.^mbre 1614, ayant fait un très-heureux voyage; mais Hippon ne fut de re- st^ a s e AtQ Ur qu’en 1616, ayant mis quatre ans à son voyage, dont la longueur rut^.jf|*,c ausée principalement par les intrigues des. Hollandois, qui ne négligèrent pèdìthm, 'sienne occasion de le traverser (a).
Niais outre les obstacles que ceux-ci saisissent naître pour arrêter les pro- Voyage Je§rès de la Compagnie Angioise, ses derniers succès l’exposerent à de nou-Ve lles difficultés. Les Portugais firent tous leurs efforts pour empêcher les portugais,^nglois de trafiquer fur les Côtes du Grand-Mogol, ce qui obligea la Com-pagnie de faire une grosse dépense pour équiper une nouvelle Flotte, quiPartit en 1612. Cet armement consistoit en quatre bons vaisseaux, bienpontés, & commandés par le Capitaine Thomas Best , Officier de courage.
“ e st étant arrivé au mois de Septembre à Surate, s'appliqua d’abord à y éta-P'>r un Comptoir, en quoi il fut favorise par le Gouverneur & par les au-Jes Officiers du Mogol dans la ville. Mais les Portugais ayant eu avis à Goal’activité de Best & du succès qu’il avoit, le Viceroi équipa une Escadrequc'regrands Galions & de vingt-six Frégates, qui avoient abordcinq-^ille hommes, & cent-trente pieces de gros canon (b). La petite Escadre^rngloise étoit à 1 ancre à la Barre de Surate, quand elle découvrit une Flot-te de deux-cens-quarante vaisseaux marchands Portugais , qui faisisst voilePour Cambaye. Le Commandant Anglois en fut d’abord allarmé, mais ils apperçut bientôt qu ils n’avoient nul dessein de l’attaquer. Dans le tems^’il se stattoit par d’agréables espérances, il eut avis de la Flotte équipéea Goa, qui étoit en chemin pour le chasser des Ports du Mogol, nonob-stant la permission que ì’Empereur avoit accordée d’établir des Comptoirsa Surate, à Cambaye, à Amadabat, & dans tel autre endroit que les An-S'ois jugeraient à-propos. Best ne perdit pas courage, & résolut de seMaintenir, ou de périr en défendant ses droits, & les intérêts qui lui a-p°ient été confiés. Aussitôt qu’il eut découvert l’Amiral Portugais, il leveancre, & s’avance juíqu’au milieu de la Flotte Portugaise sans tirer au seulC .° U P ; mais alors il fait un feu si terrible de son canon & de sa mousquette-, r , le sur les ennemis, qu’ils prirent le parti de ne pas le combattre ce jour-y ni avant que l'Amiral eût délibéré fur la maniéré d’attaquer la Furie Jn-&' û jse , c’est le nom qu’ils lui donnerent. Les deux Flottes demeureront cette*j ll ìt-là à l’ancre, pas loin l’une de l’autre. L’Amiral Portugais tint ConseilI e guerre , & Best encouragea ses gens, en leur rappellant qu’ils étoientréglois, & qu’ils avoient souvent triomphé des Espagnols ; il leur représen-4 qu’il n’y avoit de salut pour eux que dans une vigoureuse défense ,& danslrie ferme résolution de vaincre ou de mourir, qui les mettroit en état,
Nc peu d e forces & un grand courage, de résister à toutes les attaques des’-G formidable Armée navale. Le lendemain matin, ayant levé l’ancre les1> eil3c Flottes s’engagerent avec beaucoup de furie, les Portugais comptant^ le ur nombre, & les Anglois fur leur courage. Us canonerent les enne-
(ss) Harrís Collection. Vol. I. p. 22/. (p) Lc(liard, p. 430.
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