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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 333e t°ìt absolument faux, & sans le moindre fondement. Le Fiscal iui repro- Sjïo 1 ..^c hant qu’il étoit un menteur, il éclatta en invectives ameres contre lui, sac- m.CL Tant de répandre le fana- innocent, dont vous répondrez, lui dit-il, à vo- TUméléstl- e Dieu au jour du Jugement (a). ^ .. A , t • Angíotg
, Les autres prisonniers furent traites de la meme maniéré, on leur arracha u$ Hollan-? force de tourmens inouis une confession; car quand l’excès de la douleur dois \ÀffaUleur ôt-oit toute liberté d’esprit, ils leur faisoient'avouer ce qu’ils vouloient. refAm-•"lais ce qu’il y a de plus frappant, & ce qui met leur innocence au dessus b oine ‘à tout soupçon, c’est la conduite des Juges dans cette occasion, la natureàs procédures, & sur-tout le désaveu de tout ce qu’ils ont confessé à lassieítion, avant que d’y être appliqués, pendant qu’on la leur donnoitaprès en avoir été ôtés ,'confirmé par la révocation de leurs confef-I0 Us signées, un moment avant qu’on les exécutât. Leurs protestations so-Lrnnelles, & leur appel au redoutable tribunal du Toutpuissant dans cejnoiuent terrible, ne pouvoient laisser sombre de doute dans l’efprit du Hol-Lndois le plus prévenu ; ils ne laissèrent pas de persister dans leur damnabledétestable barbarie contre l’évidence des preuves, les lumières de la const-ance , le dictamen de la Raison, & I’humanité.
Le 25 Février 1623 , tous les Prisonniers tant Anglois que Japonois &
' e Portugais furent solemnellement condamnés à mort, à l’exception dessielques-uns , qui prouvèrent clairement qu’ils avoient été à Hito dans, tems que la prétendue conspiration avoit été faite. Le lendemain on| es conduisit dans la grande Salle, où les Pasteurs I Iollandois vinrent pour. Ls préparer à la mort. MM. Towerson & Thomson étoient dans des charn-ues à part Ce fut-là que les infortunés Anglois reprochèrent aux Japo-ns d’avoir causé le malheur & la mort de gens qu’ils n’avoient presquepas vus, & qu’ils n’avoient jamais fréquentés, fur quoi ceux-ci montrèrentLnrs corps quj portoient encore les marques de la torture, & ajoutèrentsstc la chair & le sang ne pouvoient pas résister à des tourmens qui chan-S e roi e nt la nature des pierres & les rendroient sensibles, Collins & Beau-eurent leur grâce, le premier ayant tiré au fort avec quatre ail-les , à l’autre ayant été sauvé par l’intercession de deux MarchandsLllandois. Les autres Anglois au nombre de dix, le Portugais & onzeLìponois furent exécutés le lendemain , en protestant tous de leur inno-vée jufqu’au dernier soupir (b). C’est ainsi que les Facteurs Angloisj'tent les victimes de l’avarice, de la jalousie, de la vengeance & deinhumanité de là Compagnie ; Hollandoiíè ; & toutes les circonstances laistJfnt une tache ineffaçable à la réputation des Ilollan dois, & seront a jamaisopprobre de l’humanité, comme le juste sujet d un éternel restenriment Scd animosité chez la Nation Angloise (*). ■
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r M) Vid. Vol. II. of theHarleianCpllect. QO Lbid. & DoJJJey , T. II.
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Y- p- 222.
v J f Guillaume Griggs, & quelques autres, écrivirent fur ses tablettes la déclaration fui*lîe > qu’il remit à Fowl &. aux autres á qui l’.on fit grâce, & que ceux-ci envoyerent à
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