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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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SectionIII.Dimilisentre les

s3 4 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISELe lendemain de Inexécution on fit par ordre du Gouverneur des ré-jouissances publiques, & on rendit des actions de grâces dune délivrance

aussi

g OI3C5? m. WiiJcH' () Nous, dont les noms font ici marqués, Jean fieaumnt, GuillaumeGrigptV ! i, rlhel l'rice ctc. prisonniers fur le Vaisseau Rotterdam, arrêtés au sujet dune conspira-

ft tion pour semparer du Fort d'Atr.boine , & condamnés à mort à cette occasion »f*. m après avoir été forcés par de cruels tourmens de dire & de confesser ce que nous

borne. ignorions, & ce dont nous sommes innocens, comme nous rassurons en mourant &

,, fur notre salut, nous déclarons que nous mourons fans être coupables, aussi certai-,, nement que nous espérons en la miséricorde divine. Cest ce que nous souhaitions

,, qui soit connu de nos Maîtres , afin quils tirent vengeance des injures que nous

,, avons reçues; & que vous aussi (savoir M. Welden) soyez fur vos gardes , car ils

,, ont dessein de vous envelopper dans la même affaire. Fait à bord le 5 de Mars 1622."La différence du vieux & du nouveau style fait celle quii y a dans les dates. SamuelColfen écrivit à la marge dun Livre des Communes Prières la déclaration folemnellçqui fuit. ,, Le 5 de Mars. Lâchez que moi Samuel Colfon, ci-devant Facteur â Hito, ai,, été arrêté fur le soupçon dune conspiration, & de telle autre chose, pour laquelle je sai,, que je dois mourir. Cest pourquoi nayant point dautre moyen de faire connoître mon,, innocence, j'ai écrit fur ce Livre, dans lefpérance que quelque bon Anglois le verra. Je déclare fur mon salut, selon que jefpere dobtenir le pardon de mes péchés par la mort & la passion de mon Sauveur, que je fuis innocent dune telle conspiration;,, & que jignore quaucun Ànglois, ni personne au monde y ait part. Je prends Die» à témoin que cela est vrai

Sam, Ct/Ifon."

. De Iautre côté il avoit écrit: vous trouverez fur un autre feuillet que j'ai écrit plus dans^ ce Livre. Suit une Relation des horribles tourmens quon lui avoit fait fous'frir & à ses compagnons, une rétractation de tout ce quils ont confessé au milieu de luplus inhumaine torture; une protestation solennelle de son innocence, & un désir ar-dent que ses derniers fentimens puissent passer en Angleterre pour fa justification &pour son honneur (1). [Nous avons suivi nos Historiens à peu près jufquau bout, Snous avons donné fidèlement tout ce quils ont compilé des Auteurs de leur Nation fur cet-te tragique affaire ; il seroit à soubaitter que des Historiens qui fe vantent dimpartialítéeussent pesé Its Relations de lun & de lautre parti, & quils neussent point adopté fl. aisément les odîtufes déclamations de leurs compatriotes : lintérêt de la vérité ctlinltruc-tion du Lecteur demandent que nous tâchions de lui faire connoître ce que Jes Hollandoisallèguent pour leur justification.

Nous remarquerons dabord, quimmédiateinent après laíFaire on donna en Hollandeau Public une Relation du complot des Anglois & des procédures du Conseil dAtnboinî-'

. la Cour dAngleterre en témoigna beaucoup de ressentiment, & les Etats-Généraux pourcontenter le Roi de la Grande-Ilretagne défendirent ce Livre; après en avoir obtenu la fuppression les Angiois y firent une réponse ^2). Ce procédé indique-t-il des gens íi assu-rés de leur innocence, & munis de preuves si évidentes? On peut voir dans lAuteurque je cite (3) le détail que les Hollandois font de ce qui fe passa à Amboine, je me con-tenterai de rapporter leurs réponses aux allégués des Anglois, que nos Auteurs ont adop- tout du long. De leur côté les Hollandois répliquèrent, que cétoit- des raison 5,, recherchées que les Anglois oppofoient k la Relation qui avoit été mise au jour,

sujet de cette grande affaire. Dans cette Relation, difòíent-íls, tout le Procès est-,, duit. On y voit les preuves ct les confessions , les formalités de justice, qui y 0,lt»» été exactement observées. Ce ne font pas des raifbns.de préjugés, mais de solide 5»> estons. Sil nest pas possible que sept bu huit Anglois pleins de ressentiment, &

ss"

(r) n,i,r Voy. Vol. II. p, 187.

[zj Ujik], des Molucq. t. m. p. riS, ris.

(3) ïíid, p. îio-218.