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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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CES INDES ORIENTALES.' LivI XVH Chap. VI. 335*

aiiTi signalée de 3 a prétendue conspiration , & de finique destruction de Semo»leurs rivaux en fait de Commerce. Le jour suivant Bcaumont , Sharreck, I l I.

( L De n. i lisentre les

» qui veulent sauver leur honneur, osent mentir dans les récits quils font à des Parti- Angloïs Gf-> culiers, & á leur Amirauté quils veulent engager dans leur défense, il neíï pas plus **Hollan-» possible quun grand nombre de Juges, qui ont prêté ferment à Dieu & à leurs Supé-oi s'.Affai*" rieurs, veuillent mentir, & inventer la plus noire imposture qui fut jamais. Si Ton jfAm->> av.oit.eu dessein dexclure les Anglois, on auroit trouvéassez' dautres prétextes, qui nome.

" U'auroieut pas fait perdre la vie à tant dinnoçens. Dailleurs ce prétexte eût été" la us fondement, car quoique quelques Anglois fussent coupables dune trahison, il" ne s'en fuivoit pas que la Compagnie Angloife y eût part, & quil fallût sen33 prendre à elle.

-> Mais ajoutoient-ils , fi c'étoit un prétexte que les HoIJandois eussent inventé," com mcn t y ont-ils donc renoncé à iheure même? Ils ont déclaré quils reconnoif- soient que les Officiers de Jacatra navoient point de part à la conspiration, non plus" stue ceux du Comptoir de Banda. Voilà la Compagnie Angloife & tous ses mitres Of-» ficiers disculpés. Donc plus de prétexte pour lexclure du Commerce des Isles. Cette33 rais on qui est évidente, difoient les Hollandoís, & de !a force de laquelle toutlernon-i" âe est capable de juger, ferme la bouche aux Anglois fur ce point, & doit faire con-.» clure quils ne font pas moins injustes, ni moins passionnés dans les autres choses» quils rapportent, dont ils veulent être crus fur leur parole, & fur quoi lon ne peut* P a * 1 es réfuter si'évidemment. Que sii étoit permis de calomnier par de telle s voies" le s Juges & les légitimes procédures de la Justice, il ny auroit jamais de criminels3 > quon ne fit trouver injustement condamnés. Si les Anglois, pourfuivoient - ils, pré.»» tendoient avoir des preuves fi claires, & des raisons fi convaincantes de la noire im-31 posture des Hollandoís, ils dévoient fe contenter de les mettre au jour. Puifquelles» étoient capables de persuader toutes les personnes équitables, i! ny avoît quà Its3 > joindre à la Relation publiée en Hollande, & â les faire paroître conjointement,

> a fin quon pût juger de la fausseté & de la vérité de lune ou de lautre de ces Rie ces." B nétoit pas besoin que le Roi employât son,autorité envers les Etats pour faire fup*33 Primer'un récit que les Anglois étoient assurés qui tourneroic á la confusion éternelle" des' Hollandoís, par la réponse quils avoient à faire. 11 ne falloit pas faire taire ceux-" C, pour parler pendant quon leur avoit fermé la bouche. Je ne ferai quune reuiar-sor ces réponses, cest que lon voít dans ie procédé des Hollandois autant de rete-& de modération, quil y en a peu dans celui des Anglois. Ils reconnoissent que lar ° In pagnie Angloife na aucune part au crime de quelques-uns de ses Officiers, & que® tc e affaire ne porte aucune atteinte à fes droits fur le Commerce des Isles ; mais > com*

j,.® °n le voit dans le texte, les Anglois accusent non seulement ie Gouverneur & leJ'cal dAmboine de !a plus noire & de la plus exécrable imposture, ils attaquent la Com*.jctïnie même; cest un Projet prémédité de sang froid, qu'elle a formé, & fait exécu-., ei ,f & pareeque les Etats-Généraux ne voyeut pas que ies Anglois ont raison, & quils.J'sotent seuls dêtre crus, il faut quils soient calomniés avec une irrévérence* des plus.. ] °quantes. Ces excès mêmes, nonobstant tous les efforts dc nos Historiens, ne pré '.j^sinent pas favorablement, & donnent lieu de penser quon veut étourdir ie lecteur* r .des expressions tragiques, par des accusations intentées à toute la terre, par des, C| ts hyperboliques, psr des descriptions outrées pour exciter l'indignatión. Difons-f, sst y a dans tout ce qualléguent ies Anglois certaines choses, qui font tournées de

à faire croire que leurs compatriotes nétoient pas U us également coupables', &.fL e so s procédures furent faites avec trop de rigueur, on ne persuadera jamais à clcsper*

k. 111 *» raisonnables que toute la Nation Hollandoìfc, pour ainsi dire, ait concouru ê

le p] us lâche & le plus indigne des projets contre les Anglois, dautant plusquel-ss^uvoit alléguer assez de choses à leur charge à dautres égards, pour demander OU leur"f 0 du Commerce de ceslíles, ou quils changeassent de conduite. Cest ce que1 H-ut voir dans lAuteur que jai cité. Rem. nu Tkad.J.

f;

fi) Cont]. des Melucq. T. 111 . f. 235 -237,