CES INDES ORIENTALES.' LivI XVH Chap. VI. 335*
aiiTi signalée de 3 a prétendue conspiration , & de finique destruction de Semo»leurs rivaux en fait de Commerce. Le jour suivant Bcaumont , Sharreck, I l I.
( fì L De n. i lisentre les
» qui veulent sauver leur honneur, osent mentir dans les récits qu’ils font à des Parti- Angloïs Gf-> culiers, & á leur Amirauté qu’ils veulent engager dans leur défense, il n’eíï pas plus **Hollan-» possible qu’un grand nombre de Juges, qui ont prêté ferment à Dieu & à leurs Supé- “oi s'.Affai*" rieurs, veuillent mentir, & inventer la plus noire imposture qui fut jamais. Si Ton jfAm->> av.oit.eu dessein d’exclure les Anglois, on auroit trouvé’assez' d’autres prétextes, qui nome.
" U'auroieut pas fait perdre la vie à tant d’innoçens. D’ailleurs ce prétexte eût été" la us fondement, car quoique quelques Anglois fussent coupables d’une trahison, il" ne s'en fuivoit pas que la Compagnie Angloife y eût part, & qu’il fallût s’en33 prendre à elle.
-> Mais ajoutoient-ils , fi c'étoit un prétexte que les HoIJandois eussent inventé," com mcn t y ont-ils donc renoncé à i’heure même? Ils ont déclaré qu’ils reconnoif-” soient que les Officiers de Jacatra n’avoient point de part à la conspiration, non plus" stue ceux du Comptoir de Banda. Voilà la Compagnie Angloife & tous ses mitres Of-» ficiers disculpés. Donc plus de prétexte pour l’exclure du Commerce des Isles. Cette33 rais on qui est évidente, difoient les Hollandoís, & de !a force de laquelle toutlernon-i" âe est capable de juger, ferme la bouche aux Anglois fur ce point, & doit faire con-.» clure qu’ils ne font pas moins injustes, ni moins passionnés dans les autres choses» qu’ils rapportent, dont ils veulent être crus fur leur parole, & fur quoi l’on ne peut’*• P a * 1 es réfuter si'évidemment. Que s’ii étoit permis de calomnier par de telle s voies" le s Juges & les légitimes procédures de la Justice, il n’y auroit jamais de criminels3 > qu’on ne fit trouver injustement condamnés. Si les Anglois, pourfuivoient - ils, pré.»» tendoient avoir des preuves fi claires, & des raisons fi convaincantes de la noire im-31 posture des Hollandoís, ils dévoient fe contenter de les mettre au jour. Puifqu’elles» étoient capables de persuader toutes les personnes équitables, i! n’y avoît qu’à Its3 > joindre à la Relation publiée en Hollande, & â les faire paroître conjointement,
‘> a fin qu’on pût juger de la fausseté & de la vérité de l’une ou de l’autre de ces Rie ces." B n’étoit pas besoin que le Roi employât son,autorité envers les Etats pour faire fup*33 Primer'un récit que les Anglois étoient assurés qui tourneroic á la confusion éternelle" des' Hollandoís, par la réponse qu’ils avoient à faire. 11 ne falloit pas faire taire ceux-" C, pour parler pendant qu’on leur avoit fermé la bouche.” Je ne ferai qu’une reuiar-sor ces réponses, c’est que l’on voít dans ie procédé des Hollandois autant de rete-& de modération, qu’il y en a peu dans celui des Anglois. Ils reconnoissent que lar ° In pagnie Angloife n’a aucune part au crime de quelques-uns de ses Officiers, & que® tc e affaire ne porte aucune atteinte à fes droits fur le Commerce des Isles ; mais > com*
j, ’.® °n le voit dans le texte, les Anglois accusent non seulement ie Gouverneur & leJ'cal d’Amboine de !a plus noire & de la plus exécrable imposture, ils attaquent la Com*.jctïnie même; c’est un Projet prémédité de sang froid, qu'elle a formé, & fait exécu-., ei ,f & pareeque les Etats-Généraux ne voyeut pas que ies Anglois ont raison, & qu’ils.J'sotent seuls d’être crus, il faut qu’ils soient calomniés avec une irrévérence* des plus.. ] °quantes. Ces excès mêmes, nonobstant tous les efforts dc nos Historiens, ne pré '.j^sinent pas favorablement, & donnent lieu de penser qu’on veut étourdir ie lecteur* r .des expressions tragiques, par des accusations intentées à toute la terre, par des, C| ts hyperboliques, psr des descriptions outrées pour exciter l'indignatión. Difons-f,’ s ’st y a dans tout ce qu’alléguent ies Anglois certaines choses, qui font tournées de
à faire croire que leurs compatriotes n’étoient pas U us également coupables', &.fL e so s procédures furent faites avec trop de rigueur, on ne persuadera jamais à clcsper*
k. 111 *» raisonnables que toute la Nation Hollandoìfc, pour ainsi dire, ait concouru ê
le p] us lâche & le plus indigne des projets contre les Anglois, d’autant plusqu’el-ss^uvoit alléguer assez de choses à leur charge à d’autres égards, pour demander OU leur"f 0 du Commerce de ceslíles, ou qu’ils changeassent de conduite. C’est ce que1 H-’ut voir dans l’Auteur que j’ai cité. Rem. nu Tkad.J.
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fi) Cont]. des Melucq. T. 111 . f. 235 -237,