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HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE
Sêction verna,fut également onéreuse aux Marchands, tant Indiens qu’Angloís, &ll1 ; aux Troupes. II diminua la paye des Soldats de trente pour cent, ce quiDémêlés j es a j^ na en tierement du Gouverneur, & les disposa à saisir la premiereoc-AngíoisW caíion de procurer une révolution dans les affaires de l’I île. Elle se présen-ts Ho! lan- ta bientôt. M. JVarcl, beau-frere du Gouverneur qui l’avoit sait son Lieu-''àoh-.Aff'ai- tenant, entretenoit une correspondance secrette avec le Suajée, l’invitant àrefAm- p a j re descente dans l’Isle: l’affaire se découvrit, ce qui n’empêcha pas leborne. s ua jè e de faire une tentative. II envoya une Flotte de quatrevingt petits*lïévíïte Bâtimens pour faire une descente, mais ils furent si chaudement reçus qu’ilsc lans fssie.fe retirerent avec perte. On montra à Ward ses Lettres qu’on avoit inter-ceptées , on lui ôta le Gouvernement, & on l’envoya avec ceux de fa fac-tion au Chevalier Jean Child à Surate, qui étoit en ce teins-là le lieu de larésidence du Gouverneur. Les habitans de ITÍle s’étant emparés de l'auto-rité choisirent le Major Kegwin, Officier expérimenté, pour diriger le Mi-litaire, & mirent le Capitaine Thorburne à la tête du Gouvernement Civil (a)Elk est Les choses demeurèrent dans cet état jusqu a J'arrivée de la Frégate leappaisée. phénix, en 1685. On l’avoit dépêchée d’Angleterre, sur les représenta-Crautê 6? t - ons q ue ] e Chevalier Jean Child y avoit envoyées pour demander la restitu-,llucTni- tion de fille, & quelle fut remise sous fobéissance de la Compagnie. Onral child. n’eut pas plutôt publié les ordres du Roi, & le pardon qu’il accordoit ktoùsceux qui rentreroient dans le devoir, que tous les habitans se soumirent;mai&pour leur sûreté ils dressèrent quelques Articles, pour les faire signerpar le Général Child, c’étoit le titre qu’il avoit alors, & par Tyrrcl Capitai-ne de la Frégate. Us stipulèrent entre autres choses, que tous ceux qui sou-haitteroient de retourner en Angleterre, auroient la liberté de partir, &de passer sur quelqu’un des Vaisseaux de la Compagnie. Kegwin profita dela liberté de partir, mais Thorburne, qui avoit famille & n’étoit pas riche,resta pour éprouver de nouveaux effets de l’Inhumaine cruauté du Gouver-neur {b). Ici se présente une indigne & noire scene d’iniquité, que Thon-neur de la Nature Humaine nous oblige de supprimer. En effet le Généralne fut pas plutôt rétabli, qu’il exerça la tyrannie la plus effrénée, Ta pinsinsolente, & la plus orgeuilleuse. Non content d’opprimer Thorburne parle 5actions les plus artificieuses & les plus baffes, deux autres sur-tout, dont Lprobité étoit en obstacle à sesdefleins, surent les victimes de son injuste res-sentiment. C’étoit MM. Pit & Bourchier, tous deux membres du Conseil >& dont les sentimens étoient très - différons de ceux du petit Bacha.avoient toujours préféré f honneur & la vertu à íh faveur, s’opposant comstamment à ses pernicieux desseins, mais ils succombèrent enfin sous le poidsde son autorité. Ce qui fit éclatter particulièrement le ressentiment du Che-valier dans toute fa violence, ce fut la fermeté avec laquelle ces Meffi elirSs’opposèrent à la diabolique Inquisition qu’il avoit établie sous la présiden-ce d’un Grec réfugié. L’amour de la liberté & fa cruelle persécution h’ Sobligeront à chercher un asile dans les Etats du Mogol, où pendant quelqu^teins ils trafiquèrent avec bonheur. Pit fut à la fin pris par des Pirates
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O) Dodsiej Vol. lí, lla;nilí::i 1, c. (b) De/lsti-y, ubi su p.