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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 5S?

íà rançon par les soins da charitable Gouverneur fut portée íî haut quils 4mourut dans lesclavage. Ensuite il fit demander au Gouverneur Mogol de ^in ° XSurate, en des termes fiers & impérieux , de lui remettre entre les mains àWBout cìiìer , fa femme, fes enfans & fes biens. Cette réquisition, jointe à ÍW ' Wl1<Jes remontrances à ce Gouverneur au sujet de griefs prétendus, donna lieu f n á ,ois &à la guerre avec le Grand - Mogol, qui suivit bientôt. On peut aisément ÏÏKSlconcevoir jusqu a quel point ce Brigand Anglois doit avoir outré les choses, «^Am- *pour rendre fes accusations ou prétentions plausibles; prétentions fondées boine *uniquement fur la fraude, 1 ambition & la tyrannie, dont tout le but étoit ' -de liquider, fans rien débourser, fes comptes avec les Marchands Indiens,fes Créanciers, daugmenter son pouvoir & de satisfaire son ressentimentparticulier contre Bourchier («) (*).

Ces

(<0 Hamìkon, Vol. I.

(*) Le Lecteur ne fer?, peut-être pas fâché de voir ces prétentions ou accusations com-prises en trente-cinq articles. Nous croyons que cette Piece ne se trouve que danslflis-toire des Indes Orientales de M. Siamìltm.

I. 1687. Lannée passée un Navire de Mqlah Ahdal GaJJòar , qui revenoit ácjuddah,rencontra deux Pirates Danois, qui le prirent. La nouvelle en étant venue à Surate, ledit Gasoar , à la persuasion de Mechir llazím & dautres Marchands, porta fes plaintesà Saìabaat Caun alors Gouverneur de la ville & aux autres Officiers, disant que des An-glois de Surate avoient pris fou vaisseau : il envoya en même te ms son Procureur à la Cour,pour se plaindre au Roi, qui ordonna au Gouverneur &c. de faire les informations né-cessaires, & de rendre justice en conformité. A force de présens je fus dépeint au Roi,àfes Sujets, aux François, aux Hollandois, & aux autres Nations, avec des couleursfi noires, que je fuis en, quelque façon honteusement mis hors détat de trafiquer dansc « Pays.

II. En vertu des plaintes de Gasoar, je ne pus retirer mon argent de la Douane, nicharger mes marchandises pour lEurope, ayant été failles L arrêtées. Je fus par-lp obli- dabandonner le Port & le Commerce, & de me retirer à Bombay. Jai chez moi entretrente & quarante Lacks de roupies en argent & en effets ; ce dont vous pouvez vous assu-rer en envoyant une personne de confiance pour le voir. Considérez la perte que je fais enne faisant pas circuler mon argent dans le Commerce, & en ne débitant point mes mar-chandises. Je demande votre réponse.

III Moìah Abdal Gaíspar, en me décriant par fes faux rapporrs, a fait tort ànnon cré-dit, & est cause que lon craint de se fier à moi. Jai à Surate douze vaisseaux chargés deMarchandises , qui doivent recharger pour lEurope, & qui par un effet de fes calomniesfont obligés dy passer Ihiver. Ce retardement, est préjudiciable aux Douanes de Sa Ma-Nlìé, à la Compagnie, mes Maîtres, & j'en fuis responsable.

IV. Meilleurs PU (1) ct Bourchier, étant redevables de diverses sommes d'argent à laGniipagnie,, je ltur auroiç fait rendre compte; mais ils fe font cachés, & fe font misf°Us la protection du Gouverneur Cor t ah b Caun. Quant à PU, il est mort, ot à tous lesdiables (étrange langage), Bourchier est toujours à Surate. Je le demande avec fa fem-Me, ses enfans., .fa familletous les Anglois qui lui appartiennent, de même que

V. Autrefois on permettoit de débarquer fur le rivage à Soually toutes les marchait,

dises qui venoient de la Côte de Malabar, de. Mocba & dautres endroits pour lEu.*°Pe, & de les recharger fans rien payer; mais le .Gouverneur Cortaleb Caun a exigéd. es droits pendant le cems de son administration. Je demande réparation, ct labolL-1Q n de cet usage. .

. . . ' VI.

toì' , e Capitaine Hamlltcn lappelle tantôt Trtit, tantôt Pit. Dans lis Voyage* de lUrrí's lHis*s ôcs Indes Orientales de DadJUpic c, ii est touiours nonujíé Pir, 1

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