Sectioh
III.
Démêlésentre lesAnglois L?les Hollan
35 3 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISECes prétentions servirent de prétexte à la guerre avec le Mogol: Chili-,ou entraîné par sa violence naturelle, ou par la collusion de ses Commet-
tans,
boine.
Guerreavec leMogol,
VI. Dans ces dernieres années nous avons apporté plus d’argent qu’autrefois, ce quia, . _ f fort enrichi le Port > ce dont le Gouverneur informa le Roi, & il lui plut de n’exiger que
deux pour cent. Depuis le Gouverneur a persuadé à Sa Majesté d’augmenter le droit jus*red Ain- trois & demi pour cent tant de l’argent que des marchandises au grand préjudice dixCommerce. Je demande que les droits soient remis fur >'ancien pied, & que l’on resti-tue le surplus. Ces exactions font cause que le Gouverneur taxe nos marchandises trophaut, à notre grand dommage.
VIL Ci-devant nous ne payions point de droits pour les habillemens & les provisions.Cortalcb Caun a exigé des droits fur les uns & les autres. Je demande qu’on nous rembour-se ces deux articles, & qu’on ne nous inquiette plus là-dessus.
VIII. Si nos marchandises qui viennent du Pays , font volées, ou endommagées dedessein prémédité, Sa Majesté a ordonné que ses Officiers doivent payer le dommage. Un’y a que peu d’années que les marchandises qui nous venoient d’ /Imadabaul & de Dur»rimgum à Surate, furent pillées fur la route. Nous avons demandé satisfaction au Gouver-neur , mais noirs n’en avons jamais obtenu aucune. Je demande que le Roi ordonne qu’onnous fasse réparation de la grande perte que nous avons faite.
IX. Plusieurs des gens du Pays nous doivent, fans que nous puissions en rien tirer,,ayant fait fans fruit des remontrances réitérées aux Gouverneurs des lieux où ils demeure! t.Nous demandons que tous les Gouverneurs & leurs Officiers nous assistent pour le re-couvrement de nos dettes.
X. Nous apportons dans le Pays plus d’argent qu’aucune autre Nation, que l’on porteà la Douane. Après y avoir passé on l’envoye á !a Monnoye pour y être marqué. Mais pardes vues d’intérêt particulier les Officiers retardent de le convertir en efpeces, au granddétriment du Commerce, pareeque faute d'especes nous ne pouvons faire nos assorti mens& charger nos vaisseaux dans les faisons convenables. Nous demandons que désormais o»ne permette plus de délai ì la Monnoye, & que notre argent soit marqué séparément,jpour expédier plus promptement.
XI. Quand nos vaisseaux arrivent, & que nous les déchargeons, nous portons nos mas'ebandiscs â la Douane, où elles font souvent endommagées, brisées & volées. Nous de-mandons de pouvoir avoir un Magazin á part, & distinct de celui des Hollandois ; & qu’auffi'tôt que nous aurons vendu nos marchandises, ou que nous les aurons envoyées au Com?'toir, l’Officier de la Douane fasse le compte des droits du Roi, & les reçoive fans nou*inquiéter davantage.
XII- Autrefois nous avions coutume d’acquitter les droits une fois par an: depuis qu®'que tems les Officiers de la Douane envoyent tous les jours, toutes les semaines &toi> sles mois chez notre Courtier, qui pour ne pas essuyer d’assront est obligé de leur domi erquelque chose, au grand préjudice de notre Commerce. Nous demandons que ceqiû re 'garde les droits soit remis fur l’ancien pied.
XIII. Lorsque Grjsaeleat Caun écoit Gouverneur de Surate, la ville fut environnée dfimurailles par ordre du Roi; nous avions en ce tems-là ì la porte de Brampour un jardin»entouré de trente-quatre boutiques: le jardin, les boutiques, les écuries, les cabinct 5
. valoient vingt-cinq-mille roupies. Quand les murs en approchèrent tout a été ruine;
>us demandâmes satisfaction au Gouverneur, & il promit de nous la procurer des co
&c.
Nous
-fres du Roi, mais il n’a jamais acquitté fa promesse,de cet article.
iiiib «w iiuue m piwvuiw* »
•Nous demandons le paye ®® 1
les
XIV. Autrefois, quând nos marchandises venoient à Surate, nous ne payions qi> edroits ordinaires, & nous les embarquions pour l’EUrope & pour ailleurs, fans auc«utre embarras. Depuis les Officiers des lieux où nos effets arrivent, demandent lesreÇ j[du Gouverneur ct des Officiers de Surate, & souvent arrêtent nos marchandises. F ar ’^j.arrive que souvent nos navires reviennent à vuide, & font obligés fréquemment do P ai ‘î’hiver dans le Pays, a u préjudice des Douanes du Roi & de n os assa res. Nous de®dons d’être rétablis dans l’ancienne liberté pour ce trafic.