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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 359
se saisit des Navires des Sujets du Mogol, par-tout où il les trou- SectioHLes Marchands de Surate, qui faisoient un Commerce immense par m.
Démêlésentre les
XV. Autrefois les Officiers se contentoient d’examiner un ou deux balots, permettant ^ n M , ois& 3d’embarquer & d’expédier le reste, fans autre embarras, s’ils trouvoientles premiers con- ^Hollan-formes à la déclaration. Depuis quelque tems les Officiers de la Douane souillent toutes dois:Bfl/i-nos marchandises, & mettent tout en désordre, ce qui nous engage dans la dépense de
les faire embaler de nouveau, & souvent ils les endommagent. Nous demandons qu’ils ^ oin e -soient visités & embarqués suivant la déclaration, sans autre difficulté. T
XVI. Dans ces derniers tems le Méritas ne veut pas de trois ou quatre jours expédierEos chaloupes qui viennent de Soually à la Douane. Nous detóandons qu’elles soientexpédiées avec la diligence accoutumée.
XVII. Quelquefois des Marchands achettent nos effets, & ensuite ils font banquerou-te, & allèguent leur pauvreté. Nous demandons d’être dédommagés furies Douanes ditRoi, afinde ne plus perdre avec ses Sujets.
XVIII. Quand nous envoyons nos Courtiers au Gouverneur, aux Officiers &c. onne les admet qu’après que les domestiques ont achevé de manger. Nous demandons queque ce Grief soit redressé.
XIX. Autrefois nous étions accoutumés d’envoyer, fans que l’on nous inquiétât, leschevaux qui nous venoient de Perse, de Basson &c. dans nos écuries. Çepuis ces der-niers tems on les mene au Gouverneur, on leur applique son sceau autour du col, &nous sommes privés de leur service. Nous demandons que cela soit redressé.
XX. Le Gouverneur, les Officiers '&c. nous font demander du drap large, des lamesd’épée &c. que nous ne pouvons civilement leur refuser. Quand nous en faisons demanderle payement, nos gens sont battus, insultés & maltraités. Nous demandons que l’onh’envoye rien prendre fans le payer.
XXI. Quand les marchandises destinées pour Agra, Amanadabant &c. arrivent à Bo-f/tach , le Gouverneur nous oblige d’en payer un droit de dix-huit par mille, ce qui estcontraire aux ordres du lloi. Nous demandons que cela soit redressé, étant fur le mêmePied que tes Maures & les Banians.
XXII. Nous demandons que toutes les marchandises qui payent des droits, puis.sont être portées à Surate , y être gardées & embarquées dans la saison convenable,sons chicane
XXIII. Nous demandons que les Gouverneurs des Provinces ou des Villes n’accordentPoint de protection à nos Serviteurs, qui nous ont quitté fans congé, & fans avoir li-*juidé leurs comptes , & que nous puissions procéder contre eux comme nous le jugetonsa 'propos & convenable.
XXIV. A notre arrivée dans ce Pays le Roi nous accorda un terrein pour servir de■Mander, afin d’y réparer nos navires. Le Gouverneur, â notre grand préjudice, en asoit un jardin. Nous en demandons la restitution, ou qu’on nous donne un terrein équi-pent proche de la mer.
XX V. Ci-devant nous payions deux roupies & demie par baie d’indigo, lans la dépa-stUettex: depuis les Officiers le chargent comme il leur plaît, outre qu’ils gâtent & pil-sont la marchandise Nous demandons le rétablissement de notre ancien privilège.
XXVI. Les Gouverneurs &c. prennent du fer, des canons, du plomb &c. pour le ser-vice du Roi. Quelquefois ils font révoqués, & quand on demande le payement á leursuccesseur, on répond que le Roi n’a pas besoin de nos marchandises. Nous demandons-^ Prompt payement. , ,, , , „
XXVII. Quant à Ville de Bombay, elle ne produit point de bled. La Flotte du MogolI Passe souvent l’hiver, ce qui fait hausser le prix des vivres. Nous ne pouvons en tirer decjttate & des autres Ports du Mogol, à moins que nous ne payions un quart pour cent.
■‘■'sous demandons d’être exempts de cette taxe.
*XVlu, Un vaisseau de la valeur de vingt-cinq-mille roupies, étant venu d’Angleterre° n tre les privilèges de notre Compagnie, nous saisîmes par ordre de notre Roi le navire
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