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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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roit.

DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 359

se saisit des Navires des Sujets du Mogol, par-tout il les trou- SectioHLes Marchands de Surate, qui faisoient un Commerce immense par m.

Démêlésentre les

XV. Autrefois les Officiers se contentoient dexaminer un ou deux balots, permettant ^ n M , ois& 3dembarquer & dexpédier le reste, fans autre embarras, sils trouvoientles premiers con- ^Hollan-formes à la déclaration. Depuis quelque tems les Officiers de la Douane souillent toutes dois:Bfl/i-nos marchandises, & mettent tout en désordre, ce qui nous engage dans la dépense de

les faire embaler de nouveau, & souvent ils les endommagent. Nous demandons quils ^ oin e -soient visités & embarqués suivant la déclaration, sans autre difficulté. T

XVI. Dans ces derniers tems le Méritas ne veut pas de trois ou quatre jours expédierEos chaloupes qui viennent de Soually à la Douane. Nous detóandons quelles soientexpédiées avec la diligence accoutumée.

XVII. Quelquefois des Marchands achettent nos effets, & ensuite ils font banquerou-te, & allèguent leur pauvreté. Nous demandons dêtre dédommagés furies Douanes ditRoi, afinde ne plus perdre avec ses Sujets.

XVIII. Quand nous envoyons nos Courtiers au Gouverneur, aux Officiers &c. onne les admet quaprès que les domestiques ont achevé de manger. Nous demandons queque ce Grief soit redressé.

XIX. Autrefois nous étions accoutumés denvoyer, fans que lon nous inquiétât, leschevaux qui nous venoient de Perse, de Basson &c. dans nos écuries. Çepuis ces der-niers tems on les mene au Gouverneur, on leur applique son sceau autour du col, &nous sommes privés de leur service. Nous demandons que cela soit redressé.

XX. Le Gouverneur, les Officiers '&c. nous font demander du drap large, des lamesdépée &c. que nous ne pouvons civilement leur refuser. Quand nous en faisons demanderle payement, nos gens sont battus, insultés & maltraités. Nous demandons que lonhenvoye rien prendre fans le payer.

XXI. Quand les marchandises destinées pour Agra, Amanadabant &c. arrivent à Bo-f/tach , le Gouverneur nous oblige den payer un droit de dix-huit par mille, ce qui estcontraire aux ordres du lloi. Nous demandons que cela soit redressé, étant fur le mêmePied que tes Maures & les Banians.

XXII. Nous demandons que toutes les marchandises qui payent des droits, puis.sont être portées à Surate , y être gardées & embarquées dans la saison convenable,sons chicane

XXIII. Nous demandons que les Gouverneurs des Provinces ou des Villes naccordentPoint de protection à nos Serviteurs, qui nous ont quitté fans congé, & fans avoir li-*juidé leurs comptes , & que nous puissions procéder contre eux comme nous le jugetonsa 'propos & convenable.

XXIV. A notre arrivée dans ce Pays le Roi nous accorda un terrein pour servir deMander, afin dy réparer nos navires. Le Gouverneur, â notre grand préjudice, en asoit un jardin. Nous en demandons la restitution, ou quon nous donne un terrein équi-pent proche de la mer.

XX V. Ci-devant nous payions deux roupies & demie par baie dindigo, lans la dépa-stUettex: depuis les Officiers le chargent comme il leur plaît, outre quils gâtent & pil-sont la marchandise Nous demandons le rétablissement de notre ancien privilège.

XXVI. Les Gouverneurs &c. prennent du fer, des canons, du plomb &c. pour le ser-vice du Roi. Quelquefois ils font révoqués, & quand on demande le payement á leursuccesseur, on répond que le Roi na pas besoin de nos marchandises. Nous demandons-^ Prompt payement. , ,, , ,

XXVII. Quant à Ville de Bombay, elle ne produit point de bled. La Flotte du MogolI Passe souvent lhiver, ce qui fait hausser le prix des vivres. Nous ne pouvons en tirer decjttate & des autres Ports du Mogol, à moins que nous ne payions un quart pour cent.

'sous demandons dêtre exempts de cette taxe.

*XVlu, Un vaisseau de la valeur de vingt-cinq-mille roupies, étant venu dAngleterre° n tre les privilèges de notre Compagnie, nous saisîmes par ordre de notre Roi le navire

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