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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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Z6° HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE

Ssctioh mer à Mocha, en Perse, & àBaffòra vers lOccì dent, & à Bengale, Achen jDémêlés aux ^oluecjues & à Siam en Orient, prirent des Passeports da Général An-entre les §^ s ' siui nempécherent pas quon ne se saisît deitx, sans sembarasser deAnglois £? ^ protection quil leur avoit promise & accordée. II ne daigna pas mêmeles Hollan- envoyer personne au Roi, ni faire une déclaration de guerre, ainsi que^red'iF CC ^ a à P^sisiUL parmi les Nations civilisées. II vouloit avoir le teins de re-boine cueillir les fruits de son brigandage , avant que lon pût faire mar-

' cher des troupes contre lui. Cest ainsi que la Compagnie se trouva enga-

gée dans une querelle qui lui coûta quatre - cens - mille Livres sterling, ou-tre la perte de son crédit auprès du Grand-Mogol & de ses Sujets : traitdune fausse politique, dont elle ressent encore les effets aujourdhui. Selonquelles réglés du sens-commun le Général aux Indes, & le Chevalier Chilison frere en Angleterre, pouvoient- ils simaginer quils voleraient, pille-raient

& fa charge à Surate, mais le Gouverneur de la ville nous larracha par force, & le re-mit à M. Bourchier. Nous demandons que ledit vaisseau & fa cargaison nous soientdélivrés ; qu s^Bourchier en rende un fidele compte, & que le Gouverneur prenne foinqu il nen détourne rien.

XXiX. Contre les privilèges accordés parle Roi, qui nobligent quà payer un seuldroit des marchandises, les Officiers nous ont forcés ces dernieres années de payer dou-ble droit outre des cafuels, au grand préjudice du Commerce. Nous demandons que leschoses soient rétablies fur le premier pied.

1 XXX. Nous avions ci-devant loué un terrein pour des écuries,que MeerNoffam a ache-, & dont il nous a privé après que nous y avons eu fait beaucoup de dépense en bâti-mens. Nous demandons dêtre indemnisés.

XXXI. 11 y a quelques années que nous avons laissé une ancre à lembouchure de laRiviere, que Mirzi Mojjìrn a fait tirer. Nous lavons redemandée en offrant de lui payerses fraix, inais nous navons jamais pu lobtenir. Nous demandons que son fils, la resti-tue fous cette condition.

XXXII. Quand nos vaisseaux arrivent, ils envoyent leurs chaloupes chargées, que l'onarrête tout un jour à la Douane, ce qui empêche le cours des affaires. Nous demandonsquelles puissent passer fans obstacle.

XXXIII. Nous apprenons quon a enlevé & brûlé plusieurs vaisseaux à Bengale. Commenous navons aucune part à cela, nous demandons que Sa Majesté donne ordre que per-sonne ne nous tire en cause à ce sujet.

XXXIV. II y a quelques années que le SeJee passa lhiver à Bombay, avec la Flotte duRoi; pendant son séjour quelques-uns de ses gens tuerent deux Anglois, ce qui engagea nosgens à vouloir venger leur mort , mais on les appaifa en leur donnant les plus fortes assu-rances quils auroient toute la satisfaction possible. Le Gouverneur emprisonna à-la--rité les meurtriers fur nos plaintes , mais il les relâcha au bout de trois jours. Nous de*mandons quils soient livrés pour être punis.

XXXV. Sil nous arrive de demeurer en partie de plaisir jufquà ce que les p 01tes de la ville soient fermées, ' le portier refuse de nous laisser entrer fans payer-Nous demandons que le Gouverneur donne ordre que ces canailles ne nous fassentplus affront (i),

Tel étoit le Mémoire de griefs que le Général Chihl présenta, & qui servit de pru'texte à une guerre, fans avoir jamais envoyé ses plaintes à la Cour. Un Lecteur judicieuxremarquera fans peine , combien plusieurs de ces griefs font vains, frivoles & absurdes»combien ssautres font injustes; & quils font couchés dun air dautorité insolent,ridicule quimprudent.

Ci) Hnmìlviiii Hist. of che East luths. Vol. I.