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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DEPUIS JENGHIZ KHAN. Liv. III. Chà?. II. 26 $SECTION IIL

Gouvernement des Mongols.

P our' se faire une juste idée d u Gouvernement des Mongols, il faut Sectiossavoir que chacune des trois grandes branches est divisée en Aymaks m -ou Tribus ; & quoique par la fuite du tems une de ces Tribus vienne à separtager en diverses branches, on ne laisse pas de les compter toujours Mongols.

pour être de cette Tribu. Chaque Aymak est composé d un certain nom- --

bre de familles, qui campent d’ordinaire ensemble & ne s’eloignent jamais àymàdu gros, fans en avertir leur Chef, afìn qu’il puisse savoir où les prendre. 0 1 as *

Quand une Tribu est assemblée, soit pour aller contre les ennemis soitpour d’autres raisons particulières, on l’appelle Oria , ou Horde commedisent les Européens.

Chaque Tribu, ou branche de Tribu a son Chef particulier nommé Taykl £?Tayki ou Tayghi, Dignité qui passe toujours aux aines: c’est en quoi con. Khan.stste toute leur noblesse: les biens étant partagés également, il n’y a pasd’autre différence entre les Chefs des Tribus, que celle du mérite person-nel ou du nombre de familles dont la Tribu est composée (a). Ces Chefssont soumis à un Kliàn, dont ils sont les vassaux, comme leur naissanceen fait ses Généraux & ses Conseillers. Khan ou Han est un titre qu’ondonne à tous les Souverains, grands ou petits (*) ; ainsi plusieurs petitsPrinces Mongols portent Je nom de Khans , quoique tributaires du Khandes Kalkas, qui est lui-même fous la protection de l’Empereur de la Chine.

Ce Monarque, comme Tarcare d’extraction, ou comme/or ti de la Tarta-rie, est aussi nommé Khan, parce qu’il est regardé comme le Grand-Iíhandes Manchéous, des Mongols proprement dits & des Kalkas, qui sont sessujets. II n’est permis à aucun Prince de ia famille de prendre le titre deKhan qu’au Prince régnant (b) , les Princes du sang portent celui de Tayki (c).

A la mort d’un Khan tous les Princes de la famille régnante, & les ù DignitéChefs des Tribus qui en relevent, s’assemblent dans le lieu où le Khan ^ Khan cjtsoisoit fa résidence, où l’on procede à sélection d’un autre. On examine tkQms 'simplement quel est le plus âgé des Princes de la famille régnante, fans •aucun égard à l’ancienneté des diverses branches qui la composent, ni auxfnfans du défunt; & ils ne manquent pas d’élire le plus âgé d’entre eux,à moins que quelque défaut extraordinaire en fa personne n’y mette obsta-cle. A-la-vérité la force & l’usurpation peuvent quelquefois troubler cet°rdre, mais ce cas est plus rare chez les Tarcares Païens, que chez les1 artares Mahométans (d).

Les

CO Abu'lghcizi Khan, p. 33. O Souciet , Obscrv. Math. p. igo. îiQt. 3 .

(O Ibid. p. 4. (O Abiìlghazi Kban, p. 596.

(*) Du tems d s JengbizKhan chaque Tribu avoit, semble-.t- il, son Khan; ou l’on don-ce titre aux Chefs, nommés aujourd’hui Taykis, comme indépendans les uns des au-jufqu’à ce que ce Conquérant les subjugua, ou qu’ils L soumirent i lui.