DEPUIS JENGHIZ KHAN. Liv. III. Chà?. II. 26 $SECTION IIL
Gouvernement des Mongols.
P our' se faire une juste idée d u Gouvernement des Mongols, il faut Sectiossavoir que chacune des trois grandes branches est divisée en Aymaks m -ou Tribus ; & quoique par la fuite du tems une de ces Tribus vienne à separtager en diverses branches, on ne laisse pas de les compter toujours Mongols.
pour être de cette Tribu. Chaque Aymak est composé d un certain nom- --
bre de familles, qui campent d’ordinaire ensemble & ne s’eloignent jamais àymàdu gros, fans en avertir leur Chef, afìn qu’il puisse savoir où les prendre. 0 1 as *
Quand une Tribu est assemblée, soit pour aller contre les ennemis soitpour d’autres raisons particulières, on l’appelle Oria , ou Horde commedisent les Européens.
Chaque Tribu, ou branche de Tribu a son Chef particulier nommé Taykl £?Tayki ou Tayghi, Dignité qui passe toujours aux aines: c’est en quoi con. Khan.stste toute leur noblesse: les biens étant partagés également, il n’y a pasd’autre différence entre les Chefs des Tribus, que celle du mérite person-nel ou du nombre de familles dont la Tribu est composée (a). Ces Chefssont soumis à un Kliàn, dont ils sont les vassaux, comme leur naissanceen fait ses Généraux & ses Conseillers. Khan ou Han est un titre qu’ondonne à tous les Souverains, grands ou petits (*) ; ainsi plusieurs petitsPrinces Mongols portent Je nom de Khans , quoique tributaires du Khandes Kalkas, qui est lui-même fous la protection de l’Empereur de la Chine.
Ce Monarque, comme Tarcare d’extraction, ou comme/or ti de la Tarta-rie, est aussi nommé Khan, parce qu’il est regardé comme le Grand-Iíhandes Manchéous, des Mongols proprement dits & des Kalkas, qui sont sessujets. II n’est permis à aucun Prince de ia famille de prendre le titre deKhan qu’au Prince régnant (b) , les Princes du sang portent celui de Tayki (c).
A la mort d’un Khan tous les Princes de la famille régnante, & les ù DignitéChefs des Tribus qui en relevent, s’assemblent dans le lieu où le Khan ^ Khan cjtsoisoit fa résidence, où l’on procede à sélection d’un autre. On examine tkQms 'simplement quel est le plus âgé des Princes de la famille régnante, fans •aucun égard à l’ancienneté des diverses branches qui la composent, ni auxfnfans du défunt; & ils ne manquent pas d’élire le plus âgé d’entre eux,à moins que quelque défaut extraordinaire en fa personne n’y mette obsta-cle. A-la-vérité la force & l’usurpation peuvent quelquefois troubler cet°rdre, mais ce cas est plus rare chez les Tarcares Païens, que chez les1 artares Mahométans (d).
Les
CO Abu'lghcizi Khan, p. 33. O Souciet , Obscrv. Math. p. igo. îiQt. 3 .
(O Ibid. p. 4. (O Abiìlghazi Kban, p. 596.
(*) Du tems d s JengbizKhan chaque Tribu avoit, semble-.t- il, son Khan; ou l’on don-ce titre aux Chefs, nommés aujourd’hui Taykis, comme indépendans les uns des au-jufqu’à ce que ce Conquérant les subjugua, ou qu’ils L soumirent i lui.