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I.
Le régné■de KublayKhan FEmùereurdes Mo-gols,/»/’
quen
1274.
Il tentede Rempa-rer duChen-íi.
Srn arméevjì défaite& ses Gé-nérauxsent tués.
444 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Fong-tfyang-fá dans le Chen-si, & ménagèrent des intelligences dans Si-gan-fû, Capitale de cette Province. Après avoir pris ces précautions A-lipuko se fit reconnoître Empereur des Mongols à Karakorotn, aussi-tôtqu’il fut ce qui s’étoit passé à Kay-ping-fu. Lyeu-tay-ping & Alû-■wbay'outh-lu-bay commandoient dans Si-gan-fû du tems de Mengko , & y étoienthaïs & à charge au Peuple : ces deux Officiers se trouvant à Fong-tfyang-fû pour les intérêts d ’Alipuko, apprirent que Hi-hyen éloit en marche pourle Chenfi, ce qui les obligea de partir en poste pour Si-gan-fû, où ils ar-rivèrent le premier de Mai, & commençoient à prendre des mesures pourfaire déclarer la ville en faveur de leur parti, lorsque deux jours après Hi-hyen arriva , & rassura les Peuples , qui craignoient tout du retour de cesdeux Officiers (a).
Hi-hyen fit publier dans toute la ville Tordre de reconnoître Hu-pi-ìay ,& la Patente par laquelle il étoit déclaré Commandant & Gouverneur-Gé-néral des Provinces de Se-chuen & de Chen-si. II ordonna aux Officiersde faire bonne garde aux portes & fur les murailles, & d’examiner exacte-ment tous ceux qui entroient ou sortoient. 11 commanda encore secrette-ment de ne pas laisser sortir Lycu - tay - ping ni Ho - hí - hay. Peu de temsaprès les gardes avertirent qu’ils avoient arrêté à la porte un Etranger, quise disoit venir de Lûpan. Cet Etranger étoit un Officier de confiance, quiveilloit sur toutes les démarches de When-tû-hay , & Hi- hyen fat de lui lenom & le nombre de ceux qui étoient du parti de When-tû-hay. Le Gé-néral fit assembler les Officiers & les Mandarins, & après avoir consultéavec eux il fit mettre aux arrêts Lïeu-tay-ping & Holû-h:iy. II envoya Lycu-hc-ma dans le Se-chuen pour faire mourir Mi-lyo-che Gouverneur de CÍnng-tû-fu, & Kitay-pu-wha , qui commandent fur la frontière. 11 donna unearmée au Général Vang-lyang-cbing pour aller joindre le Prince Hatan , &nomma Pachim Officier Mongol pour soutenir Lyang-ching avec cinq-millehommes d’élite, tirés du Se-chuen.' Ces arrangemens faits, il fit mourirLyeu-tay-ping & Hc-lû-hay comme rebelles , & reçut peu de tems aprèsTordre de leur sauver la vie.
When-tû-hay , qui apprit toutes ces nouvelles avec surprise, vit bien queHi-hyen étoit instruit de tout; & perdant T espérance de prendre Si-gan-fû ,il réíolut de passer le Wang-ho, & après s’être emparé de Kan-cheu , vil-le du Chen-si pas loin de la grande muraille, du côté de Sc-cheu, il allajoindre Jlantar. _ Le Prince Hatan ne put empêcher ni la prise de cetteville, ni la jonction des deux armées; il marcha au Nord avqc fa Cavale-rie , campa entre farinée des rebelles & Karakorom , & donna avis detout à Hi-hyen. 11 fut bientôt joint par Wang-lyang-ping & Pachim, & Tonrésolut de marcher en trois corps aux ennemis , qu’il attaqua à TEst deKan-cheu. When-tû-hay & /Jlantar eurent «sabord de Tavantage, il s’élevaun grand vent, & le fable & la poussière incommodoient la Cavalerie deWang-lyang-ping . Ce Général ordonna de mettre pied à terre, fondit Ta-pée à la main fur Taile gauche des ennemis, la mit en désordre, & se pos-ta à son Nord. L’aile droite commença aussi à s’ébranler, «Sc Pachun tour-na
(a) Gauhil, p. 32 & íuiv.