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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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45 6 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Section comptant sur sa bravoure voulut retourner à Ganlo. II trouva deux hom-y mes résolus de mourir, & si habiles plongeurs qu’ils pouvoient demeurerde Kubfa á P^ ul ^ ieurs j° urs dans l’eau. Ces deux hommes allerent à Ganlo, & en re-Khan K vinrent fous l’eau; ils rapportèrent que Lì-ting-chi avoit assemblé à Long-Empereur uey-chcu cinq-mille hommes d’élite pour venir au secours dç Lu-ven-whang-des Mo- Sur cette agréable nouvelle Chang-qucy monta fur fa barque, & résolut degols, jus- joindre à quelque prix que ce fût le secours de Ganlo. Ce Capitaine avoiti27A fait battre un de ses soldats, & s’étant apperçu à la revue qu’ií fit de ses

... ' troupes que cet homme manquoít, il ne douta point qu il ne se fût retiré

parmi les Tven. Cet accident lui fit hâter íòn départ, & à la faveur ducourant il coupa avec ses haches les chaînes qui barraient le passage : ilattaqua les retranchemens des Tven , les ruina par le moyen des lances &des fléchés embrasées, & arriva de nuit à Sinching , après avoir mis lesbarques des ennemis en désordre.

Achu & Lycu-ching monterent alors fur leurs barques, & ranimant toutpar leur présence, il y eut un combat des plus sanglans. Les deux rivesétoient bordées de logemens de soldats, & la riviere couverte de barques.Chaque logement & chaque barque avoit ses fanaux allumés, & dans touteautre occaíìon ç’aurok été un beau spectacle. Malgré la valeur & Je nom-bre des troupes des Tven, Chang-quey avoit déja gagné à peu près Keu-lin-tan & Long-uey-cheu ; voyant des étendards déployés, il fit de grandesréjouissances, parcequ’il crut que c’étoient ceux des cinq-mille hommesenvoyés par Li-ting-chi. Sa joie ne fut pas longue, car il se trouva en-veloppé de tous côtés par les Tven. Les troupes de Ganlo étoient effec-tivement parties, mais le vent & le courant les avoient obligées de re-brousser chemin, & les Tven s’étoient postés à Long-uey-cheu. Chang-quey ,après s’être battu comme un lion & avoir reçu plusieurs blessures, tutpris & mené à Achu, devant lequel il ne voulut jamais fléchir le genou,& fit serment de n’avoir jamais d’autre Maître que l’Empereur des Song.Achu le fit tuer, & quatre prisonniers des Song furent chargés de porterson corps à Syang-yang. Cet objet jetta la consternation dans la ville;Lu-ven-whang le fit enterrer auprès de Chcmg-shun , & outre un beau tom-beau on fit construire une maison pour honorer leur mémoire.

Fanching Parmi les Officiers-Généraux qui commandoient au siégé de Syang-atcaquie yang, il y avoit un Seigneur Igûr nommé Ali Taya ; il avoit une grandeb prise, connoissance des Pays Occidentaux, & de la maniéré dont on y faifoit laguerre. En 1271 il proposa à 1 Empereur de faire venir d’Occident plu-sieurs de ces Ingénieurs qui savoient lancer des pierres de cent-cinquantelivres, lesquelles faisoient des trous de sept ou huit pieds dans les plusépaisses murailles. 11 assura l’Empereur que ce ferait le moyen de se ren-dre bientôt maître de Syang-yang & de Fanching. L’Empereur goûta laproposition à'Ali Taya , & ordonna de faire venir deux de ces Ingénieurs ;& après qu’ils eurent fait l’épreuve de leur art à Tatu en présence de Hu-pi-lay , on les envoya à l’armée fur la fin de Fan 1272.

_ La Riviere de Han coule entre Syang-yang &Fanching; dans cette der-niere place commandoient san-shun A Nyeu-fu } qui s'y défendoient cou-

rageu.