45 6 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Section comptant sur sa bravoure voulut retourner à Ganlo. II trouva deux hom-y mes résolus de mourir, & si habiles plongeurs qu’ils pouvoient demeurerde Kubfa á P^ ul ^ ieurs j° urs dans l’eau. Ces deux hommes allerent à Ganlo, & en re-Khan K vinrent fous l’eau; ils rapportèrent que Lì-ting-chi avoit assemblé à Long-Empereur uey-chcu cinq-mille hommes d’élite pour venir au secours dç Lu-ven-whang-des Mo- Sur cette agréable nouvelle Chang-qucy monta fur fa barque, & résolut degols, jus- joindre à quelque prix que ce fût le secours de Ganlo. Ce Capitaine avoiti27A fait battre un de ses soldats, & s’étant apperçu à la revue qu’ií fit de ses
... ' troupes que cet homme manquoít, il ne douta point qu il ne se fût retiré
parmi les Tven. Cet accident lui fit hâter íòn départ, & à la faveur ducourant il coupa avec ses haches les chaînes qui barraient le passage : ilattaqua les retranchemens des Tven , les ruina par le moyen des lances &des fléchés embrasées, & arriva de nuit à Sinching , après avoir mis lesbarques des ennemis en désordre.
Achu & Lycu-ching monterent alors fur leurs barques, & ranimant toutpar leur présence, il y eut un combat des plus sanglans. Les deux rivesétoient bordées de logemens de soldats, & la riviere couverte de barques.Chaque logement & chaque barque avoit ses fanaux allumés, & dans touteautre occaíìon ç’aurok été un beau spectacle. Malgré la valeur & Je nom-bre des troupes des Tven, Chang-quey avoit déja gagné à peu près Keu-lin-tan & Long-uey-cheu ; voyant des étendards déployés, il fit de grandesréjouissances, parcequ’il crut que c’étoient ceux des cinq-mille hommesenvoyés par Li-ting-chi. Sa joie ne fut pas longue, car il se trouva en-veloppé de tous côtés par les Tven. Les troupes de Ganlo étoient effec-tivement parties, mais le vent & le courant les avoient obligées de re-brousser chemin, & les Tven s’étoient postés à Long-uey-cheu. Chang-quey ,après s’être battu comme un lion & avoir reçu plusieurs blessures, tutpris & mené à Achu, devant lequel il ne voulut jamais fléchir le genou,& fit serment de n’avoir jamais d’autre Maître que l’Empereur des Song.Achu le fit tuer, & quatre prisonniers des Song furent chargés de porterson corps à Syang-yang. Cet objet jetta la consternation dans la ville;Lu-ven-whang le fit enterrer auprès de Chcmg-shun , & outre un beau tom-beau on fit construire une maison pour honorer leur mémoire.
Fanching Parmi les Officiers-Généraux qui commandoient au siégé de Syang-atcaquie yang, il y avoit un Seigneur Igûr nommé Ali Taya ; il avoit une grandeb prise, connoissance des Pays Occidentaux, & de la maniéré dont on y faifoit laguerre. En 1271 il proposa à 1 Empereur de faire venir d’Occident plu-sieurs de ces Ingénieurs qui savoient lancer des pierres de cent-cinquantelivres, lesquelles faisoient des trous de sept ou huit pieds dans les plusépaisses murailles. 11 assura l’Empereur que ce ferait le moyen de se ren-dre bientôt maître de Syang-yang & de Fanching. L’Empereur goûta laproposition à'Ali Taya , & ordonna de faire venir deux de ces Ingénieurs ;& après qu’ils eurent fait l’épreuve de leur art à Tatu en présence de Hu-pi-lay , on les envoya à l’armée fur la fin de Fan 1272.
_ La Riviere de Han coule entre Syang-yang &Fanching; dans cette der-niere place commandoient san-shun A Nyeu-fu } qui s'y défendoient cou-
rageu.