DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 457
rageusement au commencement de Tannée 1273 . Alawating 6c Isemayn, Siîctiokîes-deux Ingénieurs qu’on a voie fait venir, dressèrent ieurs machines, qui I.firent d’abord breche aux murailles. Les Yven commandés par Ali Yaya J* r ff Hemonterent à l’assaut, il y eut un grand carnage de part & d’autre, & les Khanfauxbourgs furent emportés. Animé par ce succès Che-tyen-che chargea EmpereurAchu d’attaquer le pont qui joignoitFanching à Syang-yang, & par lequel de$ Mo-ces deux villes se secouraient mutuellement. Achu mena ses troupes avec g°Is, ;»/-des haches & des scies pour couper les poutres & les appuis, tandis que î u ' enAli Yaya faisoit lancer des pierres contre ceux qui défendoient le pont. I274 ‘D’autres Officiers furent commandés pour couper les attaches &les pieux, ~ 273 ."6c pour ôter les croix qui tenoient les chaînes suspendues, après quoi onbrûla le pont de bateaux. Ensuite on posta un grand détachement le longdu Han, pour empêcher qu’il ne paílat aucun secours de Syang-yang pareau : ces mesures prises, la plus grande partie de farinée attaqua Fanchingde tous côtés, on se rendit maître des murailles & des portes. Fans-hunvoyant la ville prise se tua, en disant qu’il avoit vécu sujet des Song 6cqu’il mourait tel. Nyeu-fa à la tête de cent soldats résolut de se battrede rue en rue, 6c tua beaucoup de monde aux Yven. La soif de part 6cd’autre fut si grande, qu’on buvoit du sang humain. Nyeu-fu plein derage & de désespoir mettoit le feu aux maisons, pour faire tomber les grossespoutres fur ceux qui le poursuivoient, & pour embarrasser les rues. Enfin,percé de plusieurs coups il donna de la tête contre une colonne, & se jettaau milieu des flammes où il expira. Les Officiers & les soldats qui étoientavec lui suivirent son exemple. C’est ainsi que les Mongols se rendirentmaîtres de Fanching au mois de Janvier : la plupart des Officiers-Générauxse distinguèrent dans cette occasion, mais ils perdirent beaucoup d’Officiers& de soldats (a).
Kyatfetao , Ministre des Song, vouloit aller commander T armée qu’on Syang-destinoit au secours de Syang-yang, mais cela lui fut refusé. On proposa Y}' a ëP r tfyle Général KoatOy on n’en voulut pas ausii. On prit le parti d’envoyer fa&P 1 '*’une armée, qui se posta entre leHu-quang 6c le Kiangnan. Cependant^ 4le bruit se répandit que Koato devoit venir au secours de Syang-yang ;Lu-ven-whang, crûgnmt Tarrivéed’un homme qui étoit son ennemi mortel,dépêcha plusieurs Couriers pour avertir qu’il n’avoit pas besoin de secours;quoiqu’il fût réduit à Textrémité, la haine & Tanimosité lui dictèrent cemensonge. - -
Après la prise de Fanching tout ce qui avoit servi au siégé de cetteplace fut transporté devant Syang-yang. Les deux Ingénieurs se postèrentau Sud-Est de la ville contre un retranchement de bois qui étoit élevé furles remparts; ils Teurent bientôt ruiné par les grosses pierres qu’ils lan-çoient; le bruit & le fracas jetteront la terreur parmi tous les habitans,qui n’avoient jamais vu ni entendu rien de pareil (*). Du haut des murailles
on
(a) Gatthil, p. 154 & foi V.
(*) Après ce qu’on a dit des Pas au íîegeTome XVII.
dc Kay-fong-fti à ailleurs , il est surprenant
que
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