DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chai*. IV. 463
Le principal Officier àzKyenkang aujourd’hui Nanking, dans leKiangnan, Sectionrrìt tout l’or & toutes les foiries qu’il put trouver avec beaucoup cfargent, II.
abandonna la ville. Un grand nombre de Mandarins étoient las du Le rc s negouvernement de Kya-tse-tao , & aimoienc mieux voir périr l’Etat queb’obeir à ce Ministre, & dans Hangcheu même on vit un des Ministres Empereurte retirer. Un Seigneur, nommé apprenant la 5 uite honteu- des Mo.
se de Kya-tse-tao , donna un grand festin aux Seigneurs de. ses amis & de§ ols de -tes parens,& ne pouvant survivre à son chagrin il se tua trois jours après.Cependant l’Impératrice, qui portoit le titre de Grand-mere de l’Empereur ~LeMinis.& Régente de 1 Empire, ôta le manîment des affaires à Kya-tse-tao , & pu- ire éloigné.hlia un Edit pour exhorter les Mandarins à faire leur devoir. Elle fit aussiafficher dans tout l’Empire des Ecrits, où elie invitoit les Grands, les Of-ficiers & les gens riches à secourir l’Etat dans des conjonctures si tristes.Changchibyay , toujours fidele à son Prince /reprit Jaocheu dans le Kiamsy:yentyensyang vendit ses biens pour lever des troupes, & rassembla dix-millehommes ; d autres firent de grands efforts ; mais Peyen (*) déconcertait lesMesures les plus sages des fidèles sujets des Long par son activité & fa politique.
Au mois de Mars ce Général prit Nanking (f), fit des largesses aux Pau -HumanitéVres , envoya des Médecins dans les bourgs Òí les villages où il regnoit & Peyen.des maladies contagieuses , défendit fous peine de la vie le moindre pilla-ge , faiso i t amitié à tout le monde , fur-tout aux Officiers, qu il distin*guoit toujours, & fe faisoit admirer par fa franchise, son désintéressement,son éloignement pour les plaisirs.
lîu-pi-ïay renouvella ses plaintes contre les Ministres des Long fur la Plaintesdétention de Haoking , & la Cour fit élargir ce Seigneur. S’étant mis en des Yves,chemin pbur Tatu il tomba malade ; l’Empereur lui envoya des Méde-cins, qui 11e l’empêcherent pas de mourir avant son arrivée dans cette vil-le. Hu-pi-lay fit un grand éloge des qualités de ce Ministre , qui avoitfait de grands ouvrages fur ïlking & le Chuntfyen. On ne tarda pas àavoir un nouveau sujet de plainte. Lyenbikyen, frere de Lyenbibyen, Prési-dent du Tribunal des Cérémonies à Tatu,ayant été transféré à Nanking,
Peyen lui envoya une garde de cinq-cens soldats. II alla à un Fort (j)proche de Hangcheufu , Capitale du Chekyang & de i’Empire des Long;fes soldats le prirent,le blessèrent,& l’envoyerent à Hanchcu , où il mou*rut de ses blessures. Un Officier du Tribunal des Ouvrages publics , qui
étoit
(*) Peyen est le Général que M. Polo & d’autres appellent Bayan : le mot de CbinsanSji’il y joint est une corruption de Teiytsyang , qui veut dire 3 'IhAftre-d'L'.rat Gaubil. M.
dit que Cbinsan signifie cent yeux, & pour le fou ce mot n’a aucun rapport à celuiae '/ayt/yarig. 1
(f) Dans le même mois Chang-cheu-fu & Su-cbao-fu. dans le Kiangnan furent aussi pri-ses , A poloban s’empara de Tfingbo,de Haycbeu ,& d’autres places importantes de la mâ-Vie Province. Gaubil , p. 166. Le fut aussi dans ce mois que Màngkola fils de Hupi-laysui 'ssi le Prince Gaolucbe dans le Tibet, pour punir ceux qui s’y étoient révoltés. Gaubil,
P.
17t. note il.-
(f) H paroît par la fuite que ce Fort s’appelloit Tu-jong-quan , & que Lyeuhikyen^oitpour traiter d’affaires avec les Long.
y ve-