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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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466 SUCCESSEURS DE JENGHÏZ KHAN

Section la mer, & Fanwenhu étoit dans ce détachement. Peyen & Atahay , pré-II. cédés de Luvenwangh , allerent faire le siégé de Changcheufu , où Ventycn-Le mr#* tsyang tenta vainement de jetter du secours, ayant toujours été battu. Jl-Kharf^ S an parut à la vue de Lingan après la prise de Qiiangte ; la Cour allarméeEmpereur prendre les armes à tous ceux qui étoient aa-dellus de 1’âge de quinze ans.

des Mo- Cependant Songtuhay fils du Général Tachar , Liheng de la famille des

gols, de- Rois de Hya , & Lusbiquey qui avoit rendu Kyeukyang , détachés par Peyen ,y>uís 1274. faifoient de grandes conquêtes dans le Kiangsi. Quand ils furent près deValeur de Vuchangfu un Officier nommé Miyeu , natif de Micbeu , vint au devantMiyeu. d’eux, & cria qssil venoit pour combattre ; en même tems il fondit fur lecorps commandé par Songtuhay , qui le fit envelopper de tous côtés. Mì-yeu reçut quatre coups de fléchés & trois coups de lance, ce qui n’empê-cha point que prenant un sabre de chaque main il ne renversât tout cequi se rencontroit eu son chemin ; mais arrivé à un petit pont une plan-che rompit fous ses pieds, & il fut pris. Songtuhay admira son courage, luioffrit de grands présens, & lui fit proposer par son fils de prendre partiparmi les Mongols ; mais ce fut en vain, il se fit déshabiller & clemandaqu’on le tuât. Son fils se mit à genoux, & les larmes aux yeux lui dit : Monpere , que ferai-je après votre morts Miyeu l’embrassa & d’un ton ferme luirépondit : Mon fils , paroisse z seulement dans les rues ; il n’ejl personne qui nevous secoure , quand on saura que vous êtes le fils de Miyeu. Songtuhay le fitalors tuer (a).

Prise rie Peyen, qui trouvoit beaucoup de résistance à Changcheufu , fit voir dansChang- cette occasion jusqu’où alloient sa bravoure & son activité. 11 fit abattre lescheufu. maisons qui étoient autour de la ville, & éleva une enceinte de terre pourmonter fur les murailles ; nuit & jour il paroissoit armé pour soutenir lestravailleurs & repousser les assiégés. II fit mettre fur son rempart de terrede grands monceaux de corps morts, ensuite il ordonna à toute l’arraée dese tenir prête. Les soldats & les Officiers se mettant les uns fur les autres,monterent du rempart fur le haut des murailles, & Peyen lui-même fut undes premiers qui entra dans la ville. Tao'm , un de ceux qui y comman-doient, fut tué d’abord: Chengchao & Wanggantsye (*) fe défendoient en-core dans la grande place. On proposa à Chengchao de sc sauver par la por-te du Nord-Est qui étoit encore libre ; mais il répondit, tout autre lieu è-loigné d’ici d’un pouce ne me^ convient pas pour mourir. II fut tué vers midi »& Peyen fit passer les habitans au fil de l’épée (f) ; il fit lier Wanggantsye ,

&

(a) Qaubil, p. 167 & suiv.

(*) II étoit fils de l’illustre Wangkicn qui commaudoit à Hocbeu dans le Secbuen, quandMcngko y fut tué. Gaubìl.

(t) 11 faut que les habitans de Chaugcbeu eussent fait quelque chose d’odieux,pour por-ter Peyen á cette action, car il n’étoit pas cruel. Gaubil. M. Polo rapporte , que legAlanoi s’étant rendus maîtres du mur extérieur de Tiaguigui , s’enyvrerent du vin qu’ilstrouvèrent, & que les habitans les surprirent accablés de sommeil & les massacrèrent; quece fut cet attentat qui porta Baytn à les faire passer tous au fil de l’épée, quand il pritcette ville. A en juger par la situation Tinguigui doit être Changcheufu. Les Mongolsavoient déja auparavant pris Changcheufu , & peut-être que les habitans avoient contribuéá ía faire retomber entre les w ains des Lov§.