466 SUCCESSEURS DE JENGHÏZ KHAN
Section la mer, & Fanwenhu étoit dans ce détachement. Peyen & Atahay , pré-II. cédés de Luvenwangh , allerent faire le siégé de Changcheufu , où Ventycn-Le mr#* tsyang tenta vainement de jetter du secours, ayant toujours été battu. Jl-Kharf^ S an parut à la vue de Lingan après la prise de Qiiangte ; la Cour allarméeEmpereur prendre les armes à tous ceux qui étoient aa-dellus de 1’âge de quinze ans.
des Mo- Cependant Songtuhay fils du Général Tachar , Liheng de la famille des
gols, de- Rois de Hya , & Lusbiquey qui avoit rendu Kyeukyang , détachés par Peyen ,y>uís 1274. faifoient de grandes conquêtes dans le Kiangsi. Quand ils furent près deValeur de Vuchangfu un Officier nommé Miyeu , natif de Micbeu , vint au devantMiyeu. d’eux, & cria qssil venoit pour combattre ; en même tems il fondit fur lecorps commandé par Songtuhay , qui le fit envelopper de tous côtés. Mì-yeu reçut quatre coups de fléchés & trois coups de lance, ce qui n’empê-cha point que prenant un sabre de chaque main il ne renversât tout cequi se rencontroit eu son chemin ; mais arrivé à un petit pont une plan-che rompit fous ses pieds, & il fut pris. Songtuhay admira son courage, luioffrit de grands présens, & lui fit proposer par son fils de prendre partiparmi les Mongols ; mais ce fut en vain, il se fit déshabiller & clemandaqu’on le tuât. Son fils se mit à genoux, & les larmes aux yeux lui dit : Monpere , que ferai-je après votre morts Miyeu l’embrassa & d’un ton ferme luirépondit : Mon fils , paroisse z seulement dans les rues ; il n’ejl personne qui nevous secoure , quand on saura que vous êtes le fils de Miyeu. Songtuhay le fitalors tuer (a).
Prise rie Peyen, qui trouvoit beaucoup de résistance à Changcheufu , fit voir dansChang- cette occasion jusqu’où alloient sa bravoure & son activité. 11 fit abattre lescheufu. maisons qui étoient autour de la ville, & éleva une enceinte de terre pourmonter fur les murailles ; nuit & jour il paroissoit armé pour soutenir lestravailleurs & repousser les assiégés. II fit mettre fur son rempart de terrede grands monceaux de corps morts, ensuite il ordonna à toute l’arraée dese tenir prête. Les soldats & les Officiers se mettant les uns fur les autres,monterent du rempart fur le haut des murailles, & Peyen lui-même fut undes premiers qui entra dans la ville. Tao'm , un de ceux qui y comman-doient, fut tué d’abord: Chengchao & Wanggantsye (*) fe défendoient en-core dans la grande place. On proposa à Chengchao de sc sauver par la por-te du Nord-Est qui étoit encore libre ; mais il répondit, tout autre lieu è-loigné d’ici d’un pouce ne me^ convient pas pour mourir. II fut tué vers midi »& Peyen fit passer les habitans au fil de l’épée (f) ; il fit lier Wanggantsye ,
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(a) Qaubil, p. 167 & suiv.
(*) II étoit fils de l’illustre Wangkicn qui commaudoit à Hocbeu dans le Secbuen, quandMcngko y fut tué. Gaubìl.
(t) 11 faut que les habitans de Chaugcbeu eussent fait quelque chose d’odieux,pour por-ter Peyen á cette action, car il n’étoit pas cruel. Gaubil. M. Polo rapporte , que legAlanoi s’étant rendus maîtres du mur extérieur de Tiaguigui , s’enyvrerent du vin qu’ilstrouvèrent, & que les habitans les surprirent accablés de sommeil & les massacrèrent; quece fut cet attentat qui porta Baytn à les faire passer tous au fil de l’épée, quand il pritcette ville. A en juger par la situation Tinguigui doit être Changcheufu. Les Mongolsavoient déja auparavant pris Changcheufu , & peut-être que les habitans avoient contribuéá ía faire retomber entre les w ains des Lov§.