Buch 
17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
Seite
467
JPEG-Download
 

DANS LE MOGOLISTAN. Lir. V. Ciiap. IV. 467 .

& lui ordonna de se mettre à genoux, mais ii aima mieux mourir. Lyeu - Sectionshìyong à la tête de quelques Cavaliers, iorça un retranchement, & se sauva G-

du côté de Sucheufu. Le fils de Lyenhikyen avoit de forts soupçons queChanju Officier des Song étoit fauteur de j’aíìafiinac de Ion oncle Lìcuhï- Khan V.kyen. Chanju étoit un des Commandans de Tufongquan, quand Hikyen y Empereurvint traiter d’affaires , desorte qu’après la prise de ce Fort le fils de Lyon* des Mo-bikyen le guetta, le suivit pendant qu’il cherchoit à se sauver, & le tua. §°! S , *-

Lhinichong ou Thinìthong, principal Ministre des Song, envoya dans le /w “ l274 ‘mois de Décembre Lyeuyo à Fusihyen, ville du Kyangmn près de Chang- Ln gongchenfu , pour assurer P cy en que i’assaíïinat de Lieuhikien s’Êtoit commis á deman-finsu de la Cour, & pour lui demander la paix. Lyeuyo déclara que tout tien ! lale mal venoit de Kya-tse-tao, qui avoit violé la foi & trahi 1 Empire (*y^ atx 'il ajouta en pleurant que l’Empereur son Maître étoit encore dans ledueil, & dans un âge à ne pouvoir pas gouverner. Peyen reprocha áLyeuyo toutes les trahisons des Ministres de ce Prince, l’assassinat des En-voyés de Hîi-pi-lay , & la mauvaise foi en ce qui avoit été arrêté par lesTraités: „ Pour ce qui est de la jeunesse du Prince, vous devez penser,

„ dit Peyen à Lyeuyo , qu autrefois votre Dynastie ôta l’Empire à unPrin-„ ce qui étoit à peu près de 1 âge du vôtre: aujourd’hui ie Ciel ôte l’Em-„ pire à un Enfant pour le donner à mon Maître ; il n’y a rien en cela„ qui soit contraire à la raison”. Il renvoya alors Lyeuyo , & le fit suivrepar Nankiatay.

Peu de tems après Peyen , précédé de I.uvenuhang, fit son entrée publi-que dans Sucheu, qui s’appelloic alors Pingkiang-, c’est-là qu’il reçut unExprès deChinichong, par lequel l’Empereur des Song ossroit de prendre laqualité de neveu ou petit-neveu de/ía-pi-lay, & de lui payer tribut. Peyenrefusa tout, & ayant été joint par Argon & par quelques autres Officiers-Généraux, il disposa tout pour se rendre incessamment maître de Lingan.

De son côté Ali Haya pouffoic vivement le siégé de Cbangshcr, il fit sai- Grandeurgner les fossés, & ayant fait plusieurs breches aux murailles, il donna l’aísaut d'ame desau mois de Janvier 1276. Comme la garnison avoit extrêmement souffert, Chinois.& qu’elle ne put soutenir cette derniere attaque, les Officiers parloient de I2?l5 *se rendre; mais Lis u déclara qu’il tueroit ceux qui en parleroient. UnMandarin de ílengcheu, qui sc trouvoit alors dans la ville, fit mettre lebonnet de cérémonie fur la tête de ses deux fils encore jeunes, & leur fiefaire la cérémonie de se mettre à genoux & de frapper trois fois la terredu front devant ceux qui étoient préfens; après quoi lui, ses deux fils &ses domestiques se jetterent dans le feu & y périrent. Lifu les honora enversant du vin à terre, & fit écrire à tons les Mandarins le Caractère Chi-nois qui exprime la fidélité dûe au Prince, & tous jurèrent de ne pas serendre. Un des principaux commença par aller dans un endos , & se noyadans un Lac. Lifu fitappeller Shenchong un de ses Officiers, & lui dit:

5» J e

(*) Quand ce Ministre fut déposé, on confisqua tous Ces biens. II fe retira à Chang-chou ville de la Province de Fokìen, oìi à son arrivée il fut tué par un Mandarin, indignéde voir en vie un homme qui avoit perdu l’Empire par sa méchanceté, Qaubil.

Nnn 2