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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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4?8 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Skction res les Bonzes. Plusieurs méme, entêtés de leur doctrine, traitent Hupïìayín. de barbare, de superstitieux, & de Prince qui se laissoit gouverner parHrïuxL * es femmes & les Lamas, fans courage & fans génie pour le Gouverne-ment. On volt encore à Peking un Miao, ou grand Palais, bâti à l’honneurde Pasepa dit teins des Empereurs Mongols. .

Le Général Ali Haya ayant fait dans les Provinces méridionales un grandnombre d’esclaves, l’Empereur Hupilay leur donna à tous la liberté en Tan-née 1280. Au mois de Mars il nomma des Mathématiciens pour allerchercher la source du Whangho ou Riviere jaune; au bouc de quatre moisils arrivèrent au Pays où elle a fa source, ils en dressèrent la Carte (*), 6rToffrirent à l’Empereur. Quoiqu’il soit souvent parlé du Wangho dans lesLivres Chinois, & qu’on trouve son cours très-bien décrit dans le Chapi-tre Tukong de l’ancien Livre Shuking, écrit pour le moins depuis 3920 ans,en remontant depuis Tan 1726 ; il paroît cependant que*jusqu’aù tems deHupilay les Chinois ont mal connu le Pays d’où vient ce fleuve, & Tonttrès-mal représenté dans leurs Livres (a).

Hupilay penlòit depuis long-tems à fe rendre maître du Royaume deJepen (f) ou Japon , ou du-moins à fe le rendre tributaire. II envoya doncsommer le Roi de ce Pays de le reconnoître pour son Souverain. Ce Prin-ce ne fit aucun cas de la Lettre de Hupilay , écrite en forme d’ordre d’unSouverain à son sujet. Plusieurs années après TEmpereur y envoya un Dé-puté, qui fut tué. Hupilay irrité fit équipper une puissante flotte, & char-gea cette année le Général Argan de fe disposer à attaquer le Japon avecune armée de cent-mille hommes. Le Roi de Corée eut ordre de favorisercette entreprise, que les Grands fart ares & Chinois désapprouvèrent gé-néralement. Au mois de Novembre on publia T Astronomie , à laquellequatre Lettrés Chinois travailloient depuis long-tems: Kocbeuking eut lameilleure part à ce grand Ouvrage. Les Mathématiciens d’Occiaent, quiétoient en grand nombre & fort en crédit à la Cour, avoient déja beau-coup travaillé fur cette Science , & ils avoient fait de très-beaux instru-mens. Kocbeuking homme d’un génie & d’une application extraordinaire,aidé de trois autres Savans, & parfaitement au fait des méthodes que ceuxd’Occident avoient suivies, mit la derniere main à T Astronomie Chinoise (J).Jenghiz Khan chargea Tclu Chutsay áe ce qui regardoit cette Science.dner Mo- Oct Astronome rectifia beaucoup ses idées en Occident, où il suivit ceS Con-

(«) Gaubil, p. 188 « íiiiv.

4 e KublayKhan V.Empereurdes Mo-gols, de-puiï 1279jusqu à samort.

Le Wang-ho.

1280.

Le Japonsommé dese soumet-tre.

Calcn -

(*) Gaubil dit que cette Carte est perdue, mais qu’on a encore la meilleure partie del’Ecrit qui l’expliquoit, & il a donné d’après cette déscription une relation des sourcesdu Wangbo.

(f) C’est le Japon. Vo est un des noms qu’y donnent les Chinois, dont les Livres nele font pas auili bien connoître que les Relations des Européens. Mais les Chinois ap-prennent beaucoup de choses fur l’Histoire de cette Isle, dont les Européens n’ont paseu de connoissance. Gaubil.

( 4 ) Notre Auteur a parlé au long de l’Astronomie publiée en 1280 par ordre de Hupi-lay, dans un Traité fur l'Astronomie Chinoise, qu’il a envoyé en Europe, & qui a étépublié par le I\ Souciet.