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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LE MOGOLIS TAN. Liv. V. Ciiap. IV. 47P

Conquérant, & à son retour il publia une Astronomie. Au commencement Sectiondu régné de Hupilay les Astronomes d'Occident publièrent deux Astrono- *11.mies-, l’une selon la méthode d’Occident, l’autre lëlon la méthode Chinoi- i L y r &s ese , mais corrigée. Kocheuging prit un milieu, & suivant dans le fonds la Khan Kméthode d’Occident, il conserva autant qu’il fut possible ks termes de Empereurs Astronomie Chinoise; mais il la réforma entieremenc fur les Epoques As- Mo-tronomiques , & fur la méthode de réduire les tables à un Méridien, & g0 ! s > d<! 'd’appìiquer ensuite les calculs & les observations aux autres Méridiens,

Outre cela il 6t de grands insttumens de Léton, Sphères, Astrolabes, mort.*

Boussoles, Niveaux & Gnomons, dont il y en avoit un de quarante pieds —.—

de haut.

Les Empereurs Mongols avoient à leur Cour des Médecins & des Ma-thématiciens d’Occident, aussi bien que des Chinois,donc ils faifoient descorps séparés qui vivoient très-bien ensemble. Les Histoires de ce teins-là louent fort en général l’habileté de ces Etrangers, & avouent en parti-culier que c’est d’eux que Kocheuking prit ce qu’il avoit de meilleur.

TJu-i-yâ (*) étoit un des Grands Mandarins qui gouvernoient la Province Méchan-de Kiangnan , & les Chinois & les Tartares l’estimoient beaucoup pour cctéd’ A-sa droiture & fa vigilance. /Jli Haya l’avoit choisi pour un de ses Lieute- h ama *nans, & le regardoit comme un des meilleurs Officiers de son armée. Tfu-i-yu entreprit de faire connoître à. Hupilay les malversations à’/lhama. Celui-ci, plein de colere & ne respirant que vengeance, accusa ce Mandarin <3cdeux Seigneurs Mongols qui le soutenoient, d’avoir volé plus de deuxmillions, & d’avoir fans ordre cassé & changé plusieurs Mandarins. Hupi-lay envoya des Commissaires fur les lieux , qui déclarèrent Tsu-i-yû inno-cent. Abama ,résolu de venir à bout de se venger, en fit envoyer d autres,qui déclarèrent ce Mandarin coupable , & lui tirent trancher la tête, quiest un genre de mort infâme à la Chine ; les deux Seigneurs Mongols su-birent le même supplice. Cela se passa dans le mois de Décembre.. LePrince Héritier envoya des Officiers de fa Cour pour casser Jes. procédures,dès qu’il fut instruit des intrigues d 'Marna, mais ils arrivèrent trop tard.

La mort de Tsu-i-yû (f) fit beaucoup de bruit dans les Provinces, à la Cour& à l’armée ; on murmuroit hautement contre Âhama , & le Prince necherchoit que l'occasion de se défaire de ce mauvais Ministre.

Au mois de Mars de fan 1281 Hupilay, étant parti pour Changtû , laissa Ilesttuê.Áhama (4) à Tatû pour gouverner. Un Mandarin nommé Wbangcbu vintun jour au Palais, & le tua à la grande porte. Les Gardes & les Officiers

ne

(*) II étoit de Tse-cheu dans le Chan-ji; son frere fut Censeur- de i’Empire. Gaubil. CeJésuite l’appdle Tfouyyu, mais nous préférons l’ortographe, qui approche plus de la pro-nonciation Chinoise, qui est Tui-i-yû , en partageant les monosyllabes, ce que le P. Gau-bil ne fait point.

(f) Le Prince Mangkola , que M. Polo nomme Mangaìa, troisième fils de Hupilay,mourut cette année. Gaubil, p 239.

(U II étoit Mahomécan & natif du Khorafan, d’une famille qui avoit fourni des Gé-néraux & des Ministres aux Rois du Pays. U étoit de la ville de Panai, c’est-à-dire deíiaurd dont parle D'Herbtloí , p. 195. Gaubil,