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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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48 o SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Section ne se mettoient pas en peine de se saisir de JVhangchu , & il étoic bien siifiii. que le Prince héritier lui sauverait la vie. Dans cette confiance il allatV e u\ B hû'Wême se remettre prisonnier au Tribunal, & il fut condamné par lesKhan r! Commissaires envoyés par Hupìlay. Ce Prince ouvrit enfin les yeux, &Empereur connut les crimes à'Marna; il fit piller son Palais au mois d’Avril, ondé-des Mo- terra son corps, qui fut coupé en pieces, & jetté à la voirie. II n’estgais,de- forte de concuffion & de vexation dont ce Ministre ne fût coupable: l’o*f. ui s s “79 piniâtreté de Hupilay à le soutenir malgré les représentations du Princejujquaja ààitier, & les accusations réitérées & bien prouvées des plus sages de son

mort.

Pertesdam leGannan.

Conseil, lui firent beaucoup de tort (a).

L’expédition dans le Gannan , qui comprenait alors les deux Royaumesde la Cochinchine & de Tongquing (*), n’eut pas le succès qu’on s’enpromettoit. Le fils du Roi n’avoit jamais voulu se soumettre, & avecdes troupes considérables il occupait une grande partie du Pays. Le Gé-néral Sutû entra dans le Gannan au mois de Juin, & ne trouvant d’abordaucune résistance, il s’avança imprudemment,& prit la ville de Chencheu ,qui n était pas loin de la pointe du Sud-Ouest de l’Isle de Haynan, au Sudde la Chine. Le Prince amusa les Mongols par des promesses feintes dese rendre, peu à peu il s’empara des postes entre la Chine & le Gannan ,& coupa la retraite à Sûtû. La chaleur excessive incommodait les Mon-gols accoutumés aux climats du Nord, & leur Général, qui n’étoit passoutenu par une Flotte (f), s’appercevant trop tard de fa faute, se retiraavec valeur, mais la meilleure partie de son armée périt.

Et dans 1e L’entreprise fur le Japon fut encore plus malheureuse. Le Général Ar-r-,mon_ g an étant mort, commandait la Flotte. A peine étoit-elle arrivée

à la vue de fille de Pinghû (f), qa’une violente tempête la dissipa. Atahayfut obligé de relâcher, & le reste des vaisseaux tomba entre les mains desJaponais, qui firent soixante-dix-mille Chinois esclaves, & tuerent trente-mille Mongols. Hupilay eut un chagrin mortel de voir échouer ses grandsdesseins fur le Gannan & fur le Japon. 11 avait fait aussi une grande pertedans le mois de Février par la mort de l’Impératrice fa premìere femme,Princesse de Honghila & mere du Prince Héritier. Les Auteurs Chinoisla représentent comme une Princesse accomplie. Elle aimait les peuples,& portait toujours l’Empereur à la clémence ; elle eut grand soin desPrincesses ci-devant Impératrices des Song, & prisonnières à Tstû.

On írûie , Hupilay étoit fort attache a la Secte de Fo } & il protégeait ouverte-ks Livres ment ] es Lamas, grands ennemis de la Secte de Tao. De concert avec

tíísTaot- ,

fe. ]es

(a) Gaubil, p. 190 & l'uiv.

Japon.

1281

(*) Plusieurs Voyageurs Européens disent que la Langue qu’on parle dans ces deuxRoyaumes s’appelle Anamitique, c’est-à-dire la langue d ’Anam, corruption du mot Gan-nan. Gaubil.

(f) Peut-être la Flotte du Prince étoit dans le Golphe. Gaubil.

(j) Notre Auteur dit que cette Isle doit être près du Japon, mais il ne fait où. C’est*là que les débris de la Flotte s’étant rassemblés, les Japonois les prirent & les ruinèrent.M. Polo & d’autres parient au long de cette expédition, mais la date de Polo est fausse.Gaubil.