DANS LE MOGÛLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 4 8r
îes Bonzes Chinois Prêtres de Fo, ils demanderent la permission de re- SectíOî*chercher & de brûler tous les Livres des Taotse ou Bonzes de Ja Secte de líl.jTao. L’Empereur ordonna de brûler tous ces Livres, & 0 n ne sauva que Le re S necelui qui a pour titre Taoteking , à cause de son antiquité, ayant été écritpar Laoîse, qui vivoit plusieurs siécles avant Jésus-Christ. Empereur
La douleur que le Prince Chengkin ressentoit de la perte de l’Impératrice d J Mo«fa mere, fut augmentée par la mort de Wangshun . Ce Seigneur, qui gols,**étoit un de ceux qui avoient travaillé à l’Astronomie, avoit été très-bien P uislz g 9élevé par Wang-lyang son pere. Le fameux Lyeu-pìng-clmg fuyant fait à ^connoître à Hu-pi-lay, celui-ci le nomma pour être auprès du Prince Héri- ° r ' ,
tier. Cheng-Fin conçut bientôt beaucoup d’amitié pour lui, & le faifoit Mondemanger à fa table. Ils étudièrent ensemble le Livre que Hyu-hcug avoit ^ an 3 *écrit sur l’Histoire, les Mathématiques & les autres Sciences ; ils ne ces* Shun 'soient de s’animer mutuellement à la vertu, & c’étoient des modelés demodération, & d’aversion pour les plaisirs. Wangshun n’avoit en vue qued’inspirer à Cheng-kin un grand désir d'être un Prince parfait, & il savoità propos lui faire remarquer dans l’Ouvrage de Hyu-heng les vices & lesvertus des Princes, & la véritable cause de leur heureux ou malheureuxGouvernement. Wangshun mourut âgé de quarante-scpt ans, regretté detoute la Cour. Hyu-heng, si renommé par fa vertu, ses ouvrages & sonexpérience, mourut aussi cette année. L’Empereur envoya en ce tems-làun Officier dans le Tan-nan, pour recueillir les droits fur f Or, qu’on tiroitalors en grande quantité de cette Province, dans laquelle il y a encore desrivières, d’où l’on en tire.
L’an 1282 l’Empereur fit venir à la Cour des gens savans de toutes les ■ 4 fi'ìresparties del’Empire, pour examiner l’état des Sciences, & pour prendre áe Lmimdes mesures efficaces pour l’avancement des Lettres. II fit bâtir aussi 'âA.soixante gros vaisseaux pour transporter des Provinces méridionales dansle Pe-clie-li des provisions de ris & autres choses nécessaires, qu’on por-toit auparavant fur des rivières avec beaucoup de peine, d’embarras &de dépense. Souvent aussi on prenoit la route partie par les rivières, par-tie par mer, comme on le volt dans le P. Gaubìl. En ce tems-là plusieursPrinces des Indes envoyerent des Députés à l’Empereur pour lui payertribut. Le plus remarquable de ces Députés étoit celui de Êulong, Royau-me éloigné de la Chine de cent-mille Lys (*), qui apporta en tribut (f)des Singes noirs & des Pierreries. A la fin de cette année un Bonze de laProvince de Fokien publia que Saturne avoit été fort près d’une étoile ap-pellée Ti - tfo (j) ou le Siégé de l’Empereur (§). Les Mandarins préfenterent
là-
(*) C’est-à-dire mille lieues, é’est une exagération, puisque Kulong est dans ies IndesOrientales. Gaubìl. Kulong est peut-être le Malabar.
(t) Les Chinois regardent les présens des Princes étrangers comme un tribut, & lespré sens que leurs Empereurs envoyent font traités de récompenses. Leurs réponses pas-sent pour des ordres. Gaubìl.
(1) Gaubìl ne fait quelle est cette Etoile.
(j) La Chine est un des Pays où l’Astronomie Judiciaire a eu le plus de vogue. LesAstronomies ont tontes un Traité, où l’on en trouve la Théorie & la Pratique, toutes les
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