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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LE MOGÛLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 4 8r

îes Bonzes Chinois Prêtres de Fo, ils demanderent la permission de re- SectíOî*chercher & de brûler tous les Livres des Taotse ou Bonzes de Ja Secte de líl.jTao. L’Empereur ordonna de brûler tous ces Livres, & 0 n ne sauva que Le re S necelui qui a pour titre Taoteking , à cause de son antiquité, ayant été écritpar Laoîse, qui vivoit plusieurs siécles avant Jésus-Christ. Empereur

La douleur que le Prince Chengkin ressentoit de la perte de l’Impératrice d J Mo«fa mere, fut augmentée par la mort de Wangshun . Ce Seigneur, qui gols,**étoit un de ceux qui avoient travaillé à l’Astronomie, avoit été très-bien P uislz g 9élevé par Wang-lyang son pere. Le fameux Lyeu-pìng-clmg fuyant fait à ^connoître à Hu-pi-lay, celui-ci le nomma pour être auprès du Prince Héri- ° r ' ,

tier. Cheng-Fin conçut bientôt beaucoup d’amitié pour lui, & le faifoit Mondemanger à fa table. Ils étudièrent ensemble le Livre que Hyu-hcug avoit ^ an 3 *écrit sur l’Histoire, les Mathématiques & les autres Sciences ; ils ne ces* Shun 'soient de s’animer mutuellement à la vertu, & c’étoient des modelés demodération, & d’aversion pour les plaisirs. Wangshun n’avoit en vue qued’inspirer à Cheng-kin un grand désir d'être un Prince parfait, & il savoità propos lui faire remarquer dans l’Ouvrage de Hyu-heng les vices & lesvertus des Princes, & la véritable cause de leur heureux ou malheureuxGouvernement. Wangshun mourut âgé de quarante-scpt ans, regretté detoute la Cour. Hyu-heng, si renommé par fa vertu, ses ouvrages & sonexpérience, mourut aussi cette année. L’Empereur envoya en ce tems-làun Officier dans le Tan-nan, pour recueillir les droits fur f Or, qu’on tiroitalors en grande quantité de cette Province, dans laquelle il y a encore desrivières, d’où l’on en tire.

L’an 1282 l’Empereur fit venir à la Cour des gens savans de toutes les ■ 4 fi'ìresparties del’Empire, pour examiner l’état des Sciences, & pour prendre áe Lmimdes mesures efficaces pour l’avancement des Lettres. II fit bâtir aussi 'âA.soixante gros vaisseaux pour transporter des Provinces méridionales dansle Pe-clie-li des provisions de ris & autres choses nécessaires, qu’on por-toit auparavant fur des rivières avec beaucoup de peine, d’embarras &de dépense. Souvent aussi on prenoit la route partie par les rivières, par-tie par mer, comme on le volt dans le P. Gaubìl. En ce tems-là plusieursPrinces des Indes envoyerent des Députés à l’Empereur pour lui payertribut. Le plus remarquable de ces Députés étoit celui de Êulong, Royau-me éloigné de la Chine de cent-mille Lys (*), qui apporta en tribut (f)des Singes noirs & des Pierreries. A la fin de cette année un Bonze de laProvince de Fokien publia que Saturne avoit été fort près d’une étoile ap-pellée Ti - tfo (j) ou le Siégé de l’Empereur (§). Les Mandarins préfenterent

là-

(*) C’est-à-dire mille lieues, é’est une exagération, puisque Kulong est dans ies IndesOrientales. Gaubìl. Kulong est peut-être le Malabar.

(t) Les Chinois regardent les présens des Princes étrangers comme un tribut, & lespré sens que leurs Empereurs envoyent font traités de récompenses. Leurs réponses pas-sent pour des ordres. Gaubìl.

(1) Gaubìl ne fait quelle est cette Etoile.

(j) La Chine est un des Pays où l’Astronomie Judiciaire a eu le plus de vogue. LesAstronomies ont tontes un Traité, où l’on en trouve la Théorie & la Pratique, toutes les

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