DANS LE MOGOLÏSTAN. Liv. V. Ciîa:>. IV. 4 g 3
volca,&prit le titre d’Empereur;mais cette rébellion fut bientôt étouffée. Sjíctioh
• Cette même année le Prince Siantar, suivi des Généraux Kulye, Naja - "iu.latìttg (*) & autres Capitaines d’Occidenc, outre ceux qui étoient Chinois Le régné& Tartares, entra de la Province d eTun-nan dans le Royaume de Myen (f),
& au mois de Novembre il se rendit maître des Villes Royales de Kyang- Empereurt eu & de Tay-kong. < , . *Mo.
On fit auflì quelques bons Réglemens dans , 1 ’Etat. Premierement on L^ls,abolit la coutume de choifir des filles pour le Palais. Telu-cbutsay Favoit V 79déja abolie dans les parties de la Chine soumises à l’Empereur Ogotay: Iiu.
pi-lay voulut que le même ordre regardât les Provinces conquises fur les —!_,
bong. En second lieu, comme les appointemens des Mandarins ne suffi- Invasionsoient pas pour soutenir leur rang, cela les obligeoit presque tous à tirer * M J' en *de l'argent des Peuples. L’Empereur pour soulager les Provinces, qu’une Sages Ré-si longue guerre avoit fort chargées, doubla le revenu annuel des Manda- S lmmurins , & défendit fous de grosses peines de prendre la moindre chose. Siquelqu’un avoit volé , c’eít ainsi que la Loi qualifie la chose, la valeur devingt-cinq Livres sterling , il étoit condamné à mort : ceux qui avoientvolé la moitié de cette somme, étoient cassés après avoir reçu une rudebastonnade.
L’an 1284 l’Empereur ordonna aux Mandarins des Provinces d’envoyer Bonzesà Tatá tous ceux qu’ils trouveroient de la race des Long; il s'en trouva un noyés.grand nombre ,& ils eurent des Mandarinats considérables. Hu-pi-lay fa- I2íá4 ‘chant que la Secte de Fo étoit en grande estime au Japon, envoya secret-tement des Bonzes de cette Secte fur la flotte destinée pour ce Pays, pourlui rendre compte de ce qu’ils en apprendroient ; mais les Matelots ayantsu leur dessein, les jetteront à la mer (|).
Lu-cbì-jong, natif de Tamìngsû dans le Peeheli, avoit obtenu à force d’ar- Préfet degent une Charge considérable sous le Ministère d 'Marna, dont il étoit une Chi -J'ongcréature. L’Empereur ne l’ignoroit point, mais J’amour de J’argent enga- a ^ 1 ouvá 'gea insensiblement ce Prince à suivre les vues intéressées de Chi-jong , quiprétendoit augmenter les revenus de l’Empereur en soulageant les Peuples.Tong-yven-yong se déclara publiquement contre Chi-jong, & vouloic le fai-re casser comme un mauvais sujet, qui ruinoit le Peuple; mais Hu-pì-!ay fitpunir Tven-yotig, & soutint Chi-jong. L’appui que trouvoit cet homme en-gagea Holibotsnn, un des principaux Ministres, à résigner son Emploi; il pré-dit que ce seroit bientôt un second jJhama, & qu’il ruineroit l’Empereur.
La retraite de Holthotjun fit suspendre Tordre qu’il avoit obtenu de Hu-pì-lay, d’introduire par-tout Texamen des Lettrés (a).
{d) Gaubil, p. 198 & Cuiv.
(*) [{ulye étoit très-estimé. Nasulating étoit Arabe & Mahométan, comme on l’adéja dit. M. Polo Rappelle Nasurdin. Gaubil.
(f) C’est le Royaume de Pegu : ce que M. Polo appelle Karayam , est une bonne partiede la Province de Tun-mn. Gaubil . -
(j.) Cette circonstance prouve que la Secte Idolâtre de Fo n’étoit pas encore si univer-sellement établie, qu’elle’l’a été depuis; sans-doute par la maniéré donc les EmpereursMon Mis l’ont appuyée. -
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