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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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4 g 4 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Sectiom Au mois de Février l’Empereur fie venir Cbi-jong , «Sc voulut savoir deE lil. lui comment il s’y prendroit supposé qu’il fût mL en place. Chi jong fitLe régné alors un long discours , où il dit entre autres choies , qu’il falloit d abordde Kublay ìin grand nombre deRashes ou Deniers de cuivre, à établir des ’lri*Srír bunaux à Hang-cheu-fû Capitale du Chekyang, à à Tjuen chcu-fú Port dedcs Mo. mer du Fokicn , pour répandre ces deniers parmi le Peuple, «Sc les tro-goh. de- qutr pour les marchandises des étrangers, qui y abordoient de toutes parts :puis 1279 q Ue i e p ro fit qui en reviendroit seroit divisé en dix parts , dont sept se-jufyu’àj'a j? 0 j enC p 0ur | e Trésor , & trois pour le Peuple. Que comme plusieursmorl ‘ grands Seigneurs s’étoient emparés des Forges,faisoient fabriquer des Ar-' ^ es & ] es vendoient fort cher, on devoir leur ôter le fer, & que sergentqu’on en retireroit ferviroit à acheter des grains pour remplir les maga-zins «Sc les greniers publics, qu’il aífuroit être par-tout vuides ; il prcposoicde vendre les grains à un prix raisonnable , prétendant qu’il en revien-droit un profit très-considérable à l’Empereur ; qu’il ne fût permis à per-sonne de vendre du vin sans en payer la permission, & qu’on augmentâtles droits fur cette liqueur. 11 ne vouloir pas qu’on en mît fur les Vivres& les Voitures pour les armées , mais il propofoit une taxe considérablefur les Chevaux «Sc fur les Brebis. Il fouhaitoit encore qu’on achetât desChinois des foies, des.toiles, & des étoffes pour les Tartares, qu’on tro-queroit avec eux pour des chevaux & des moutons ; qu’on choisît des fa-milles de Mongols pour avoir foin des haras «Sc des troupeaux , & qu’onseroit un grand profit fur les peaux, le poil, la corne, le lait «Sc la laine,dont deux dixiemes fuffiroient à l’entretien de ces familles.

L’Empereur approuva tout ce projet de Lu-chi-jong , qui eut plein-pou-voir de choisir ceux qu’il croyoit propres à l’exécution de ses desseins; maisil eut l’imprudence de rétablir plusieurs Commis qui avoient été cassés,parce qu’ils étoient des créatures à’Jhama. Cbi -jong étoit soutenu en toutpar Sangko , frere du Lama qui avoit succédé à Pasepa dans la Charge deDocteur & de Maître de l’Empereur «Sc de Chef des Lamas. Plusieurs Man-darins parièrent contre Cbi-jong , «Sc l’un d’eux fut condamné à la baston-nade, qui fut si rude qu’il en mourut. Le Prince Héritier étoit _ naturel-lement ennemi de tous ces faiseurs de projets, qui n aboutiíloient qu’àempêcher la circulation de l’argent, à décrier 1 Empereur,& a remplir lesProvinces de voleurs; il se déclara aussi contre Cbi-jong, «Sc soutint qu’iln’étoit que l’imitateur à’Jbama. Un Grand Mandarin, nommé Ching, seplaignit à l’Empereur de la mort injuste d’un Mandarin, tué pour avoirAccusé, fait son devoir: il accusa de-nouveau Cbi-jong ,«Sc fit voir qu’il n’avoit faitconvaincu q ue voler impunément pendant qu’il avoit eu soin de la Douane du Cha ou& exécu - ( j ans j £ j£y an gQ. A que pour faire monter à quinze millions le reve-

U% nu de l’Empereur, il avoit commis mille brigandages, employé les vexa-tions , les concussions, les fausses accusations, des confiscations injustes,les meurtres, «Sc vendu des Charges. a

L’accusation de Ching mit toute la ville de Tatu en mouvement ; l’Em-pereur fut fort surpris de la voir appuyée par le Prince Héritier «Sc par laplupart des Grands, deforte que Sangko & son frere, malgré tout leur.

cré-