4 g 4 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Sectiom Au mois de Février l’Empereur fie venir Cbi-jong , «Sc voulut savoir deE lil. lui comment il s’y prendroit supposé qu’il fût mL en place. Chi jong fitLe régné alors un long discours , où il dit entre autres choies , qu’il falloit d abordde Kublay ìin grand nombre deRashes ou Deniers de cuivre, à établir des ’lri*Srír bunaux à Hang-cheu-fû Capitale du Chekyang, à à Tjuen chcu-fú Port dedcs Mo. mer du Fokicn , pour répandre ces deniers parmi le Peuple, «Sc les tro-goh. de- qutr pour les marchandises des étrangers, qui y abordoient de toutes parts :puis 1279 q Ue i e p ro fit qui en reviendroit seroit divisé en dix parts , dont sept se-jufyu’àj'a j? 0 j enC p 0ur | e Trésor , & trois pour le Peuple. Que comme plusieursmorl ‘ grands Seigneurs s’étoient emparés des Forges,faisoient fabriquer des Ar-' ^ es & ] es vendoient fort cher, on devoir leur ôter le fer, & que sergentqu’on en retireroit ferviroit à acheter des grains pour remplir les maga-zins «Sc les greniers publics, qu’il aífuroit être par-tout vuides ; il prcposoicde vendre les grains à un prix raisonnable , prétendant qu’il en revien-droit un profit très-considérable à l’Empereur ; qu’il ne fût permis à per-sonne de vendre du vin sans en payer la permission, & qu’on augmentâtles droits fur cette liqueur. 11 ne vouloir pas qu’on en mît fur les Vivres& les Voitures pour les armées , mais il propofoit une taxe considérablefur les Chevaux «Sc fur les Brebis. Il fouhaitoit encore qu’on achetât desChinois des foies, des.toiles, & des étoffes pour les Tartares, qu’on tro-queroit avec eux pour des chevaux & des moutons ; qu’on choisît des fa-milles de Mongols pour avoir foin des haras «Sc des troupeaux , & qu’onseroit un grand profit fur les peaux, le poil, la corne, le lait «Sc la laine,dont deux dixiemes fuffiroient à l’entretien de ces familles.
L’Empereur approuva tout ce projet de Lu-chi-jong , qui eut plein-pou-voir de choisir ceux qu’il croyoit propres à l’exécution de ses desseins; maisil eut l’imprudence de rétablir plusieurs Commis qui avoient été cassés,parce qu’ils étoient des créatures à’Jhama. Cbi -jong étoit soutenu en toutpar Sangko , frere du Lama qui avoit succédé à Pasepa dans la Charge deDocteur & de Maître de l’Empereur «Sc de Chef des Lamas. Plusieurs Man-darins parièrent contre Cbi-jong , «Sc l’un d’eux fut condamné à la baston-nade, qui fut si rude qu’il en mourut. Le Prince Héritier étoit _ naturel-lement ennemi de tous ces faiseurs de projets, qui n aboutiíloient qu’àempêcher la circulation de l’argent, à décrier 1 Empereur,& a remplir lesProvinces de voleurs; il se déclara aussi contre Cbi-jong, «Sc soutint qu’iln’étoit que l’imitateur à’Jbama. Un Grand Mandarin, nommé Ching, seplaignit à l’Empereur de la mort injuste d’un Mandarin, tué pour avoirAccusé, fait son devoir: il accusa de-nouveau Cbi-jong ,«Sc fit voir qu’il n’avoit faitconvaincu q ue voler impunément pendant qu’il avoit eu soin de la Douane du Cha ou& exécu - ( j ans j £ j£y an gQ. A que pour faire monter à quinze millions le reve-
U% nu de l’Empereur, il avoit commis mille brigandages, employé les vexa-tions , les concussions, les fausses accusations, des confiscations injustes,les meurtres, «Sc vendu des Charges. a
L’accusation de Ching mit toute la ville de Tatu en mouvement ; l’Em-pereur fut fort surpris de la voir appuyée par le Prince Héritier «Sc par laplupart des Grands, deforte que Sangko & son frere, malgré tout leur.
cré-