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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. CiiàÍ'. IV. 485

crédit, n’oserent parler en faveur de Chi-jong: il fut cité à Cbangtu avec SectionChing , & les principaux chefs d’accufation contre lui ayant été prouvés, III.l’Empereur approuva la semence de mort portée par les Juges, & elle fut j Le „ re  neexécutée fur le champ. Tous les amis & toutes les créatures de Sangko Khan'V"/& de Chi-jong furent consternés, & Hu-pi-lay eut honte de s'être opiniâ- Empereurtré à soutenir un homme qui l’avoit séduit par de belles apparences. des Mo-Le Général Sûtíi avoit fait de grandes plaintes de la conduite du fils de S o!s <*-Cben-ye-tfien Roi de Gannan , dont les artifices avoient fait périr tant deMongols. Hu-pi-lay pour se venger de cet affront chargea le Prince Teuhan Ja

son fils d’entrer dans ceRoyaume, & nomma le Général Liheng pour com- --_

mander fous les ordres de ce Prince. Toukan partit de Yunnan, & étant Perte dansarrivé près du fleuve Fûlang (*), il demanda passage au Roi de Gannan ’pour aller à Chmchen, qui avec le Pays des environs étoit occupé par sonfils. Le Roi le refusa. Touban passa la riviere sur des radeaux, & défit en-tièrement l’armée de ce Prince. Cbenitji son frere vint avec ses vassauxse soumettre à Touhan. Les troupes de Gannan se rallièrent, & furentplus animées que jamais. C’étoit au cœur de Tété, la chaleur & les pìuyescontinuelles causer en t des maladies dans f armée des Mongols, & il leurfut impossible d’aller à Cbenchen; & de peur de voir périr toute l’armée,il fut résolu de se retirer dans le Yunnan. Les troupes de Gannan pour-suivirent les Tvens , & dans cette retraite Liheng fut blessé d’une fléchéempoisonnée & en mourut. Sûtu ne savoir rien de la retraite du Prince,quoiqu’il n’en fût éloigné que de quinze ou vingt lieues ; l’armée du Roise posta entre ce Général & la Chine, Sûtu se fit jour à travers ses enne-mis ; il y eut beaucoup de monde de tué de part & d’autre , Sûtu lui-mê-me fut tué combattant vaillamment. Lihing & lui étoient deux des meil-leurs Généraux de l’Empire, & l’Empereur Hu-pi-lay ressentit vivementleur mort.

Ce chagrin de l’Empereur fut suivi d’un bien plus sensible, que lui causa Mort dula mort du Prince Héritier (f), qui mourut dans le mois de Décembre à l’âge ™ 7We „de quarante-trois ans. Ce Prince avoit fait paroître dès 1 âge le plus ten- ^j, 1 , ™ 3 'dre une inclination pour la vertu & les bonnes mœurs, qui fut l’admira-tion des Grands. Son pere lui donna sillustre Taosbu pour Maître, & ce-lui-ci choisit parmi les 'Partares & les Chinois de jeunes Seigneurs d’esprit& bien élevés pour être avec lui. Le Prince devine trës-habile dans l’Artmilitaire, la Science du Gouvernement, l’Histoire, le Mathématiques, &les Livres classiques de la Chine. 11 connoissoit parfaitement la nature desPays de la Tartarie & de la Chine, le nombre des habitans, les rivières& le commerce. II ne pensoit qu’à rendre les Peuples heureux, & étoitredouté de ces mauvais Ministres,qui pour plaire à kur Maître empioyentles voyes les plus injustes. 11 étoit généralement estimé & aimé, & on nelui reproche aucun défaut. II avoit épousé la Princesse Kokocbin de la Mai-son

(*) C’est la riviere Hotiho , qui est un bras de celle de Kìnsha. La Géographie Chinoisefranchi appelle certe riviere M-tcbale. Le P. Martini s’est trompé fui sa source. Gaubiì.

(t) M. Polo parle de ce Prince, qu’il appelle Cbincbis, Gaubil-

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