486 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Section son de Hongkìla , qui étoit du caractère du Prince son époux: il en eut Croism. Princes & quelques Princesses. L’ainé des Princes s’appelloit Kantnala;r k 'bíav ^oond Talamapala , qui mourut pendant la vie de Hu pi-lay , & laissa des
Khan F. enfans, dont l’ainé étoit Haysban: le troisième fils de Chcnkin se nomme icEmpereur Timur , ce fut celui qui succéda à son grand-pere (a),clcs Mo- En 1286; les Grands, qui craignoient tout de la résolution où ils voyoient'go!s, de- l’Empereur d’attaquer le Japon, lui représenteront le danger & l’inutilité? llt * de cette entreprise, & lui exposèrent sétat pitoyable où l’armement cpiA-mort. y tahay faisoit faire avoit réduit les Provinces méridionales. Hu-pi-lay se dé-
— .- sista de son entreprise, & fit publier qu’il devoit en cela comme en toute
.Mouvs- autre chose suivre le conseil de ses Ministres: la véritable raison qui le fitTzv-zû- renoncer à son dessein, fut l’avis qu’il eut que toute la Tartarie étoit fur lepoint de se révolter. Après la défaite & la mort de Sïliki, & les pertesque les Princes alliés de Haytû avoient faites, il sembloit qu’il n’y avoitrien à craindre, & Hu-pí-lay avoit été entièrement rassuré par la victoirecomplette que le Général Tûtûha avoit remportée en 1283 au Nord de lartviere de Tnìa fur les Princes confédérés. Cette année Peyen, Tûtûha,Liting & les autres Généraux avertirent l’Empereur que le parti de JJaytâétoit plus fort que jamais,que ce Prince.envoyoit des Espions de tous cô-tés, & qu’il étoit à craindre qu’il n’engageât dans son parti les PrincesMongols, qui étoient au Nord-Est de Chantong & voisins de Leao.jtfaîres Hû-pi-lay profita de cet avis ; il fit de nouveaux réglemens pour gagnerrhu Chi- ses Chinois,sur-tout ceux des Provinces deKiangnan,deFokien & deChe-nc ’ kvang, & de quelques autres.* Au mois de Mars il envoya des Commissai-res par tout l’Empire pour faire la recherche des gens habiles dans lesSciences Chinoises, ou dans les Arts; on leur donnoit de l’emploi, & on en•fit venir plusieurs à la Cour. L’Empereur se faisoit un plaisir de s’entrete-nir lui-même avec eux, & c’en étoit un très-grand pour ces Chinois d’en*‘ tendre parler un Empereur Mongol des Sciences Chinoises, & del’y voir
très-versé. Au mois de Septembre les Mandarins de Fokien donnerentavis à l’Empereur que des vaisseaux- de plus de quatre-vingt-dix Royaumesétrangers (*,; étoient arrivés à TJûencheufa_ dans cette Province. Tous cesRoyaumes font traités de tributaires ; l’Histoire en nomme huit,mais onleur donne des noms inconnus aux Européens (f). Cette nouvelle donna
(a) Gaubil, p. 201 & fuiv.
beaú-
(*) Les Royaumes de Corée, du Tibet, de Gannan, de Lao, de Si.im, de Pegu, du Japon &autres qui ont été ou toujours ou quelquefois tributaires de la Chine, donnoient une Car-te de leur Pays, & un état de leurs revenus & du nombre des habitans, de-là vient queles Histoires Chinoises font très-bien connoìtre ces Pays. .Les Chinois ont aussi acquis la•connoiifance des autres Pays, tant par les Officiers de leurs armées, qui ont été dans tousceux qui s’étendent jufqu’à la Mer Caspienne, & par les Bonzes de sb, qui avoient viseté les Pays voisins du Gange & de f Indus, que par les Arabes, lés Persans, & ies autres'Etrangc-rs, qui fe font établis à la Chine. Gaubil.
, (f) Savoir Mapaeul ou Mapar y Sumuntula ou Sumatra, Sttmena, Sengkili., Malur.ían,"Laylay, Navatig & Tir.ghoeul ou Tingbor. Les Pays dont il s'agit font ceux de Malacca ,de Sumatra , du Golphe de Penkola 04 Bengale, & ceux qui s’étendent depuis le Cap Ci*uiorin jufqu’au Golphe Persique.