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III,
J.c regredc k'uhîryKhan H.ìiinpereurdes Mo-gols, de-puis 12/ 9jufqu'à famort.
Vertesdans kGaonan.1288.
Succès enTartarie.
488 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
les troupes de A ayen , mal disciplinées d ailleurs ; le Général crut avoir à lestrousses toute l’armée Impériale, & prit la fuite. Les troupes Chinoises & Tar-tares étant toutes arrivées, Nayen tut attaqué de toutes parts par les Géné-raux de l’Empereur à la tête des différens Corps qu'ils commandoient, &par l’Empereur à la tête de ses Gardes. La présence du Prince rendit sestroupes invincibles j & farinée de Nayen fut entièrement mise en déroute.Ce Prince fut pris lui-même, & ensuite tué. La bataille se donna aux en-virons de la riviere de Leao, & l’Empereur revint triomphant à Changtu.
Dans le premier mois de la même année 1287, le Prince Touhan fils del’Empereur entra dans le Gannan, & fut victorieux en dix-scpt rencontres;il pilla la ville de Chenchen , & revint dans le Yunnan chargé d'un riche bu-tin. A peine étoit-il fur les frontières, qu’il apprit que le Roi Chingyefuenreparoissoit avec de grandes forces. II rentra donc dans le Gannan au moisde Mars de l’an 1288 avec une nombreuse armée. Le Roi le laissa avancer,& l’amusa par de feintes négociations jufqu’à ce que les maladies se fus-sent itìises dans l’armée des Mongols ; alors Chingyefuen les vint attaqueravec trois-cens-milie hommes. Les Mongols à son approche se retirerentvers le Yunnan en bon ordre, & l'ennemi ne put avoir aucun avantagefur l’avant-garde, quoique le Général Sitûr (*), qui la commandoit, fût mala-de &’blessé, il n’en fut pas de même des autres corps, & le Prince ne putfaire fa retraite qu’avec grande perte. L’Empereur lui fit faire des repro-ches de son imprudence, lui ôta le Gouvernement de Yunnan, lui en don-na un moins considérable, & lui défendit de venir à la Cour. Le Roi deGannan ne laissa pas d’envoyer à Hu-pi-lay une statue d’or en forme de tri-but, & même il écrivit une Lettre fort modeste, dans laquelle il avouoitla faute qu’il avoit faite d’avoir tant résisté aux armées Impériales.
ssimà (f), petit - fils àe Hu-pi-lay, fat plus heureux dans la guerre fur leLeao. Le Prince Hat an (j), soutenu des Princes Tyeko , Arlû & Tûlûk-han, étoit entré dans la Ligue de Haytû & de Nayen, & se rendit avecune puissante armée sur la riviere de Leao, & menaçoit le Leaotong & lesPays voisins de la grande muraille. Peyen tenoit toujours tête à tìaytû,& l’empêchoit de joindre Hatan. L’Empereur envoya Timítr son petit-fils, jeune Prince de grande espérance, & lui ordonna de suivre lesconseils de Tiifitemûr, de Tûtûha, de Liting & de Polouhan. Ils en vin-rent aux mains avec Kinkyanâ, un des Généraux du feu Prince Nayen ; onse battit un jour entier ,& les deux armées se séparèrent après bien dusang répandu de part & d autre. Timûr , ayant appris que Hatan & ses al-liés étoient campés auprès de la riviere de Qiieyley, marcha à eux, & Li-ting eut grand foin de préparer ses canons à feu. La bataille dura deuxjours,& fut très-sanglante;plusieurs des Princes alliés de Hatan, les Gé-
né-
(*) I! étoit du Pays de Kincha ou Kipjak , & avoit beaucoup de réputation. Gaulil.
(|) Ou Temûr , troisième fils du feu Prince Cbenkin & de la Princesse Kokocben. Hu -pi-lay aimoit beaucoup ce jeune Prince, & au nom & au titre près, il avoit tous les pri-vilèges & les honneurs d’héritier présomptif. C’est le même Temûr dont parle M. Vola.ÇSaubil. r
(D h étoit peUt-fils dc [Inbeubcn> troisième fils de Tefukœy ,frère defetigbiz Khan. Gaubif