DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 489
Kéraux de N ay en & leurs meilleures troupes y périrent. Cette victoire' fit Sectionbeaucoup de réputation au Prince Timûr, & combla de joie l'Empereur, ni.qui le deflinoit à être son successeur ; les Généraux qui commandoient fous fVTTlui, reçurent aussi de grands éloges. Après fa victoire le Prince parcourut yjtoutes les Hordes, ci-devant soumises à Naycn , à Hat an & aux autres ; Empereurson affabilité & sa clémence lui concilièrent 1 amour des Tartares, qui<í«Mo-campoient en grand nombre près des rivières de Leao, de Tiro,de Quey- S°! s > *■
ley, & en d’autres lieux. ìuslJàì'a
Au mois d’Octobre IContsong, ci-devant Empereur des Song, fut envo- VI0 \- U 1
yé à Pûíala le lieu de la résidence du Grand Lama du Tibet, pour y être --
instruit dans la doctrine de Fo. Les Historiens Chinois blâment Hu-pi-layd’avoir ainsi envoyé un de leurs Empereurs vivre parmi les Bonzes, & devient *représentent Kontsong comme un Prince sans honneur, qui devoit plutôt Bonze,mourir que de déshonorer son nom, en allant s’instruire dans la doctrine &les mœurs des Barbares.
Au mois de Janvier de l’an 1289 on résolut de faire le Canal nommé Canal Rt*JVbeytongho, qui devoit aller depuis Tsmingchcu dans le Chanjì jusqu’à L nî- ^ I2 ® 9 'Jingcheu dans la même Province ; il fut résolu aussi de faire une communi-cation entre les rivières d e Heu & de Wey; ce canal fut entrepris pourapporter des provisions à la Cour, mais il ne fut pas achevé du tems desTvem, ce fut Tonglo, troisième Empereur de la Dynastie suivante desMing, qui le joignit au Wangho. En 1287 Hu-pi-lay avoit fait bâtir unCollege magnifique (*) à Tatû, pour y enseigner les Sciences Chinoises,il y mit les plus habiles Docteurs de TEmpire, & il y faisoit élever beau-coup d’enfans de Princes, de Seigneurs & de grands Mandarins. Cetteannée 1289 on bâtit un autre College Impérial à Tatû, l’Empereur endonna la direction aux Wheyhû (f), & il s'intéressa beaucoup à faire valoirce College, & exhortent lui-même les Princes de fa famille & les GrandsTartares & Chinois à y envoyer leurs enfans (a).
Le Prince Haytû fit soulever cette année contre Hu-pi-lay plusieurs Hor- dfaimdes Tartares au Nord & au Nord-Ouest de Karakorom. Le Prince Hatan Taira-se remit en campagne, & fit des courses dans le Leaotong & en d’autres nc ’Provinces, Kinkyanû, dont on a parlé, grand ami & confident du Prin-ce Naycn , se joignit enfin à Haytû avec ses troupes. Peyen, qui comman-doit lë Camp Impérial formé à Karakorom, détacha un grand corps deKielukise ou Kirghis pour joindre l’armée commandée par Kammala fils ai-ne du feu Prince Chengkin ; & ce jeune Prince ne laissa pas d’être surpris
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(a) Gaubil, p. 207 & íuiv.
(*) C’est ce qu’on appelle aujourd’hui à Peking Que-tfe-kyen. Dès le teins á’Ogotay 011bâtit un Oue-tfe-Kyen à Yenking; mais c’étoit peu de chose, & il étoit peu fréquenté.
Gaubil.
faut i
razm, de Perse, de SyrL , - --- - - .
peut-être même des Européens. On ne marque pas quelles étoieat les Sciences, & les Artsqu’on enfcignoit dans le College des ìVbeybù. Gaubil.
Tome XHII.