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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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4P o SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANSection & enveloppé par Haytû auprès de la riviere de Selinga. Tûtûha , qui enm. fut informé, s’avança avec ses troupes deKincha, vint fondre fur Hay-*KuWay íá ’ ^ dégagea Kanmala , qui étoit fur le point d’être fait prisonnier. Tô-Khan y. túha eut ordre ensuite devenir joindre Hâ-pì-lay , qui malgré son grandEmpereur âge partit de Changtu au mois de Juin, & marcha en personne contre Hay-des Mo- tû; niais ce Prince se retira sans risquer de bataille. II n’en fut pas deSols, de- m g me âu Prince Hatan , qui étoit campé proche de la riviere de Toro > quifusrJà' 1 fa s e décharge dans le Non ; le Prince Naymantay l'attaqua & le défit.mort. Dans le mois de Janvier 1290 Hu - pi - ìay publia plusieurs sages Régle-mens pour faire fleurir les Sciences & les Arts dans les Colleges ImpériauxSages Ré- Xatû ; il s’informa auffi de l’état de l’Imprimerie & des Livres. Aug emeris. mo - s Mars il se fit rendre compte de l’exécution des ordres qu’il avoicdonnés pour la Culture des terres , pour les Vers à foie, & pour d’autresarticles qui regardoient le Commerce. Au mois d’Avril il fit partir des gensexpérimentés pour le Royaume de Mapar dans les indes, avec ordre dene rien épargner pour attirer à la Chine des gens habiles dans les Sciences,des Ouvriers, des Officiers de terre & de mer, & des Interprètes pourdiverses Langues. On ne sauroit disputer à Hu-pi-lay , dit le P. GmbH, lagloire d’avoir rendu Ion nom immortel, par ce qu’il fit pour l’avantage deson Empire. II fit creuser dans toute la Chine beaucoup de canaux pourla communication des rivières; il envoya des Mathématiciens jusqu’aucinquante- cinquième degré de Latitude vers le Nord, & jusqu’au quin-zième ou seizietne vers la Cochinchine au Sud ; il fit prendre la hauteur dupôle des principales vil es de la Chine, des Capitales du Gannan, de laCorée, & d= plusieurs lieux de Tartarie. II fit des dépenses immensespour faire des Inílrumens de Mathématique, rechercher les anciens Livres,envoyer dans les Pays étrangers des gens habiles, en attirer de toutes lesparties du Monde, faire traduire en Mongol les bons Livres, former desBibliothèques, bâtir des Edifices publics, faire venir des Pays éloignés desRaretés,attirer le Commerce,construire des Vaisseaux, & pour une infi.nité d’autres choses utiles. II est d amant plus louable qu’il eut pendanttout son régné de grandes guerres contre des Princes puissans de fa famil-le , jaloux de fa grandeur & de fa gloire.

Au mois de Juin on acheva d’écrire en grandes lettres d’or les Livresdogmatiques des Lamas au Tibet; & les Historiens, qui avoient eu ordre deramasser des mémoires fur le régné de Quey-yeu ou Áayàk, acheverent leurOuvrage, & peu de tems après on finit auffi l’Histoire du régné d'Ogày.Minière Sangko , auffi avide & méchant qa'Hhama , étoit chargé du soin des Pi-avide. nances; & son frere, qui avoit succédé aux titres & à la dignité de P a-scpa , avoit si bien prévenu l'Empereur en fa faveur,que personne n’osoitparler de ses malversations. Cependant un Seigneur de la Famille Impé-riale des Song, nommé Cbaomengfú , résolut à tout risque d’accuser Sang.ho. II commença par sonder Cheli. Seigneur plein de probité, & agréableà Hu-pi-lay , auquel il dit qu’il étoit tems de révéler à l’Empereur les cri-mes de Sangko. „ Si nous ne le faisons pas, dit-il, la postérité nous ren-„ dra justice, & nous passerons pour des gens fans honneur; le bien de

l’Em-