DANS LA GRANDE BUKHARÎ'E. Liv. VII. Ciíal II. Cnparens, à moins qu’ils n'ayent la générosité ,de lui en rendre la moitié. Descrip.Pendant quarante jours après l’accouchement la femme passe pour impure, tkn dela& la Loi lui défend jusqu aux prières religieuses. L’enfant est nommé Bukífarlctrois jours après fa naissance, par son pere ou par quelque parent, qui lui Jfiait présent d’un bonnet, d’une piece de toile ou d’une robe, suivant sesfacultés. La circoncision s’administre à sept, huit ou neuf ans.,
Quoique la Polygamie soit regardée comme une espece de péché paryii Polygamieles Bukhariens, elle est si peu punie, qu’on voit quelquefois des hommes tolérée.chargés de dix femmes ou d’un plus grand nombre. Un mari a toujoursla liberté de renvoyer fa femme, mais en cecas-là elle a le droit de conservertout ce qu’elle a reçu de son mari pendant leur société. La femme a auffile privilège de pouvoir se séparer, mais alors elle n’emporte rien.
Lorsqu’un Bukhare tombe malade , on fait venir le Mullah , qui lui lit Médecineon passage de quelque Livre, souffle sur lui plusieurs fois, & lui fait voki- ^res^"ger un couteau fort tranchant autour des joues. Ils s’imaginent que cetteopération coupe la racine du mal, dont ils disent que le Diable est sau-teur. Si le malade meurt, le Prêtre lui met l’Alcoran sur la poitrine &récite quelques prières. Ensuite on enterre le corps, ordinairement dansquelque Bois agréable, & on entoure le tombeau d’une haye ou d’une espe-ce de palissade (a).
Les Bukhariens n’ont pas d’autre mon noyé que leurs Kopeiks de cuivre, j. enrqui pesent environ le tiers d’une once: s’ils ont à recevoir ou à donner en Monnaye.payement de for ou de l’argent, ils le pèsent à la maniéré des Chinois &de leurs autres voisins (b). Leur Langue, qui selon le P. Gerhillon est ap-paremment la même que celle des Uzbeks, est différente de la LangueMogole: mais celle-ci, ajoute-t-il, est presque entendue par-tout, à causedu grand commerce que ces Peuples ont ensemble (c).
Quoique la Religion dominante dans toutes les villes & dans tous les Liberté devillages de la Petite Bukharie soit la Mahométane, toutes les autres Reli- Religion.gions y jouissent d’une entiere liberté; parceque les Kalmuques ou Eluths,qui sont maîtres du Pays & plongés dans une idolâtrie grossière , necroyent pas qu’il soit permis de faire violence à personne pour cause de Re-ligion. Suivant f Auteur de Y Etat présent de la Petite Bukharie , les Buk-hariens croyent que Dieu communiqua l’Alcoran aux hommes, d’abord parle Ministère de Moyse & des Prophètes ; qu’enfuite Mahomet en donna l’ex-plication, & qu’il en tira des principes de Morale qu’ils sont obligés decroire & de pratiquer. Ils tiennent Jésus-Christ pour Prophète , mais ilsont des notions fort bizarres touchant fa naissance.
La Vierge Marié, difent-ils, étoit une pauvre Orpheline: ses Parens em- iJéessaht-barrassés de la dépense de son éducation, résolurent de la faire dépendre du Lafissurfort. Ilsjetterent une plume dans un vase plein d’eau, après être convenus Lfncarnn-entre eux que cette charge tomberoit fur celui au doigt duquel la plume àLKiîparoîtroit s’arrêter. Elle s’arrêta au doigt de Zacharie d’une maniéré d’autantplus sensible, que s’étant d’abord enfoncée dans l’eau , elle revint surnager
lors-
00 Bentink ap. Abu'hhazi Khan p. 482 G) Idem ïbid p. 478.
& suìv. (0 Du Halde T. IV. p. 64.
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