po HISTOIRE ASIATIQUE, Livr.J.
A nil ée du ment un k^ys réel qu 'Ararat , où l’Arche s’est arrêtée, & que Scinhar oùMonde i, les fils de Noe allèrent après Je Déluge. Nous trouvons qu'il en est faitAvant J.C.mention fous cette idée, aussi souvent que des deux autres; & la chose43 0 S- e ft d’autant plus vraisemblable, que les scènes de ces trois remarquablesSfct. I. evénemens sont placées dans le voisinage les unes des autres,dansI’Histoi-Séjû’jr re de Moyfe : mais les Juif ayant, suivant toutes les apparences, pendant leâ Eden ‘ tems de leur Captivité, perdu la mémoire de toutes les particularités qui con-cernoient le Jardin d'Là (comme ils l’ont perdue à l’égard de la plupartdes choses qui regardent leurs Antiquités ), les Chrétiens , qui se sontbeaucoup appliqués à ces sortes de recherches, se sont égarés , fautede Guides; ce qui a donné occasion à cette prodigieuse différence de sen-timens, dont nous avons parlé. Cette diversité néanmoins n’a rien quidoive nous surprendre, la chose étant immanquable, dès qu’un sujet estplacé dans une certaine obscurité, & n’est pas susceptible de démonstra-tion.
Tme cette Quelques Modernes (a ), trompés par la ressemblance dés noms , oneRecherche cru avoir trouvé le nom de Pìson dans celui de Pafi Tigris , ou plutôt (com-n'e(l fondée m e ils le souhaicoient en faveur de leur hypothèse) de Piso Tigris, pen-yW«d ant que d autres (b) n’ont pas douté que ce ne fût le Phase; parla mêmei-o;ije{li> r es . r a jp on q U j [ eur a faìc conclure que Y Aras écoit le Gìhon ; c’est-à dire, par]a conformité de signification, ces deux termes étant employés par les Per-ses pour signifier une grande Rivière en général. Mais à ce compte le Jar-din à' Eden pourroit être par-tout, puisqu’une conformité de noms dans leson ou dans la signification peut fe rencontrer en tous Pays. Et si l’onadmet ce genre de preuve fans aucune restriction, il ne fera pas difficile deprouver que Y Amérique a été peuplée par la postérité immédiate de Noé,comme quelques-uns l’ont prétendu Le Edolaìi & le Shoham , qui font les,productions de àtii/a, étant des noms inconnus, auffi-bien que celui deleur Pays, font interprétés par chacun suivant le besoin de son système.C’est ainsi que ìe Bdolah est rendu par le mot Bdeïlion , par celui à’Escarbou-cle, & à’Aimant. Ceux qui placent le Paradis en Arménie, veulent que leBdolah soit du Cri/ìal (c), parce que cette Pierre se trouve dans ce Pays;au-lieuque ceux qui le mettent en Chaldée , vers le Golfe de Perse, préten-dent que ce mot doit signifier une Perle (dont on trouve une grande quan-tité près á’al Katîfîat la Côte á’Arabie,où Havila doit fe trouver suivant cet-te hy pothèse); & il faut avouer que cette conjecture ne paroit rien moins quedestituée de vraisemblance, si l’on considère que la Manne est comparée(d) au Bdolah pour la couleur; & que les Talmudistes disent que la Manne,est ronde comme de la semence de Coriandre, & blanche commedes Per-les. De même quelques Auteurs entendent par le Shoham ] eBèril, d’autresY Emeraude (e); peut-être avec atiffi peu de raison que les Traducteurs de nos
(a) Franciícus Junius, Hugo Grotiuç. (Y) Reland, ibíd. p. zx.
00 Ovill. Sanson. in Geogrsptr. âfíx. Re- (d) Nomb. XI 7 .
faud, DiíTert. de Situ faradiíi, p, 7 , Cal 00- Relacd,. ibid. p. 31 .
met, Comment, fur Gen. IL 8 .